Parcs et forêts

Parc de Miguasha

Parc de Miguasha

Parc National de Miguasha en Gaspésie

En 1842, le Docteur Abraham Gesner découvre la formation fossilifère des falaises de la péninsule de Miguasha dans la péninsule gaspésienne.

Une péninsule est une avancée continentale dans la mer. Certaines péninsules couvrent des superficies considérables, telles la Gaspésie, qui fait 30 341 kilomètres carrés, soit l’équivalent de la Belgique. La péninsule de Miguasha, beaucoup plus petite que celle de la Gaspésie, ressemble, pour sa part, à une virgule qui s’accroche au littoral méridional de la Gaspésie.

Le nom micmac « Miguasha » caractérise très bien ces terres parce qu’il signifie rocher rouge. Dans les falaises, l’on a trouvé des poissons fossiles qui y vécurent il y a 350 ou 370 millions d’années, à une période que l’on nomme Dévonien.

Il s’agit d’un site très rare, presque unique au monde et plusieurs scientifiques y travaillent avec plus de 14 200 fossiles de quelques trente espèces différentes cataloguées jusqu’au moment, présentant une grande variété d’adaptations. Aucune de ces espèces n’a survécu jusqu’à nos jours.

Le parc national de Miguasha a été créé dans ce site. Il est très petit, avec une superficie de  moins d’un kilomètre carré. Un musée d’histoire naturelle qui fait partie du parc explique le phénomène de la fossilisation et les mécanismes de l’évolution des espèces et les collections de poissons fossiles permettent de se familiariser avec les agnathes qui sont des poissons à bouche ronde, sans mâchoire, bothriolepis – corps emprisonné dans une carapace osseuse, acanthodes, crossoptérygiens d’un mètre de longueur et bien d’autres.

En 1999, ce petit Parc national de Miguasha a été déclaré l’objet du patrimoine mondial de l’UNESCO. Aujourd’hui, il existe au monde quelque 75 sites fossilifères semblables, mais le site de Miguasha se distingue par l’abondance et la variété des spécimens, ainsi que par la qualité de conservation des fossiles.

N’oubliez pas de visiter le Musée d’histoire naturelle, ainsi que l’animation 2D/3D Plongée aux origines.

Pour contacter le Parc national de Miguasha :

Telephone : 418 794-2475,

Parc national de Miguasha

Parc national de Miguasha. Photo libre de droits.

Braisage du poisson : Le braisage est une cuisson douce à l’abri de l’air. Le poisson est déposé dans une casserole ou une poissonnière dont le fond aura été tapissé de divers légumes et fines herbes (s’il est gros, le taillader pour que la chaleur pénètre bien). Ajouter un liquide (fumer, vin) pour le mouiller, à mi-hauteur seulement car il faut éviter le pochage. Couvrir et cuire à petit feu sur le dessus de la cuisinière ou dans le four. On sert le poisson tel quel ou on peut épaissir la sauce ; retirer tout d’abord le poisson, filtrer la sauce, la réduire légèrement sur le feu ou y ajouter un mélange de beurre et de farine (15 ml – 1 cuillerée à soupe) de chacun, 1 ou 2 jaunes d’oeufs ou encore un peu de crème. Ce mode de cuisson convient bien aux poissons à chair ferme.

Rivière Nouvelle

La rivière Nouvelle, grand tributaire de la baie des Chaleurs, prend naissance dans les monts Notre-Dame, au sud de la réserve faunique de Dunière, et coule en direction sud-sud-est. Longue de 76 kilomètres, elle débouche au coeur de la municipalité de Nouvelle, près du parc national de Miguasha. Son tributaire, la Petite rivière Nouvelle, d’une longueur approximative de 30 kilomètres, vient la rejoindre à environ 30 kilomètres en amont de son embouchure. Ce toponyme ancien est connu depuis le XVIIe siècle. Déjà en 1685, la carte d’Emmanuel Jumeau indique « R. nouvelle ». Les Micmacs donnent le nom de Tlapatantjitjg au cours d’eau, terme métaphorique qui signifie « comme des patates (en raison de son fond caillouteux).

Municipalité de Nouvelle

Nom d’une rivière, d’un canton et d’une municipalité, Nouvelle rappellerait, selon un texte de l’abbé Ferdinand Audet rédigé vers 1876, la mémoire du père jésuite Henri Nouvel (1621- ou 1624 – vers 1702), patronyme parfois orthographié Nouvelle. Celui-ci arrive à Québec en 1662, se rend jusqu’à Rimouski en 1663 et effectue plusieurs voyages au pays des Montagnais et des Papinachois sur la Côte-Nord de 1663 à 1669, en passant sporadiquement en Gaspésie. De 1671 à 1701, il s’occupera de différentes missions dans la région des Grands Lacs.

Comme Henri Nouvel ne s’est jamais rendu dans la région de Nouvelle, inhabitée à son époque, Réginald Day soutient dans la revue « Gaspésie » (juin 1991) que ce nom attesté dans le journal du commerçant jersiais Charles Robin dès 1787, puis dans divers documents sous la forme de La Nouvelle ou La Nouvelle de Carleton, signalerait le rattachement des lieux à la paroisse de Saint-Joseph-de-Carleton malgré leur éloignement géographique, situation qui confirme à la fois les racines des fidèles ainsi qu’une certaine autonomie en regard de la paroisse mère. Il est possible, par ailleurs, que le nom de la municipalité soit tiré de celui de la rivière.

La municipalité de Nouvelle, située dans la partie sud de la Gaspésie, entre Saint-Omer et Escuminac, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Maria, a été implantée dans la seigneurie de Shoolbred (1788), ainsi dénommée en l’honneur de John Shoolbred, son premier propriétaire.

En 1842, le canton de Nouvelle était proclamé, suivi de la municipalité de Shoolbred créée en 1845, abolie en 1847 et rétablie en 1855, qui devient bientôt (1861?) la municipalité du canton de Nouvelle-et-Shoolbred. La partie restante de la municipalité est érigée comme Nouvelle-et-Shoolbred-Partie-Nord-Est (1907) dont le nom est modifié, en 1912, en Saint-Jean-l’Évangéliste, en hommage au premier évêque de Rimouski de 1867 à 1891, monseigneur Jean Langevin (1821-1892). Cette appellation identifiait, à l’origine, la mission établie en 1834, devenue paroisse en 1868, puis le bureau de poste local entre 1881 et 1952. Elle prendra son nom actuel de Nouvelle en 1953.

La rivière Nouvelle, qui traverse le village avant de se jeter dans la baie des Chaleurs, était identifiée par les Micmacs sous l’appellation de Tlapatantjitjg, « comme des patates », en raison de son lit caillouteux. On a blasonné les gens de Nouvelle de Gigueux, car ils excellent dans cette variété de danse individuelle.

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