Côte-Nord

Monts et collines de la Côte-Nord

Monts et collines de la Côte-Nord

Monts, montagnes, collines de la région de la Côte-Nord

Côte-Nord : L’extension actuelle de ce toponyme administratif est assez récente. Saguenay,Mingan et Côte du Labrador ont à diverses époques servi à désigner des parties de la Côte-Nord, toponyme qui, au début du XXe siècle, couvrait, selon Eugène Rouillard, le littoral compris entre la rivière Portneuf et Natashquan après quoi, plus à l’est, s’étendait le Labrador canadien.

Aujourd’hui, s’étirant sur près de 1250 km et avec une superficie de 196 058 km2, la région administrative de la Côte-Nord, définie une première fois en 1966, comprend grossièrement les bassins de tous les cours d’eau qui se jettent dans le Saint-Laurent entre Tadoussac et Blanc-Sablon. La région comprend plus de 100 mille habitants recensés. Ce vaste territoire renferme les MRC de Caniapiscau, de la Haute-Côte-Mrpd, de Manicouagan, de Sept-Rivières et de Minganie ainsi que la municipalité de Côte-Nord-du-Golfe-Saint-Laurent, accessible uniquement par voie maritime et aérienne.

La pêche et la chasse, longtemps les seules activités, ont depuis toujours attiré les Européens, les Basques particulièrement. Amorcé dans les années 1930, avec l’exploitation forestière, le développement économique s’est accentué dans les années 1950 grâce à de vastes aménagements hydroélectriques et à l’exploitation minière, sur la côte même mais surtout dans l’arrière-pays. Le port céréalier de Baie-Comeau est un important centre de production de papier journal et d’aluminium tandis que Sept-Îles, port minéralier, est le siège administratif de la région.

La pêche et la chasse se pratiquent dans un grand nombre de parcs, réserves et zones d’exploitation contrôlée. Depuis Tadoussac, en direction orientale, on subdivise souvent la région en Haute-Côte-Nord, Moyenne-Côte-Nord (ou Minganie) et Basse-Côte-Nord ; ces subdivisions s’inspirent du sens d”écoulement du fleuve plutôt que sur des éléments de la topographie continentale.

Voici quelques collines, monts et montagnes de la région administrative de la Côte-Nord du Québec :

Monts Uapahkueh

Culminant à quelque 750 mètres et couvrant une étendue de forme irrégulière de 4 km sur 6 km, dans le bassin supérieur de la rivière Romaine, les monts Uapahkueh sont distants d’environ 260 km à vol d’oiseau de l’embouchure de la Romaine, dans l’arrière-pays de la Côte-Nord. La rivière des Cinq Lacs, tributaire de la précédente, y a sa source. Selon des informations recueillies auprès des Montagnais en 1980, les monts seraient toujours couverts de neige à cause de l’altitude. Leur nom de Uapahkueh signifie donc le petit ours blanc.

Mont Veyrier

S’élevant à 1 104 m d’altitude et situé à plus de 100 km au nord-est du hameau de Manic-Cinq, le mont Veyrier porte le nom de la localité suisse qui se trouve à 6 km au sud de la ville de Genève et du lac Léman et qui a vu naître, le 23 juin 1826, le missionnaire oblat Louis Babel. Arrivé et ordonné au Canada en 1851, le père Babel est le premier membre du clergé à se rendre, en 1866, du golfe du Saint-Laurent à la baie d’Ungava par voie de terre. Apôtre des Naskapis et des Montagnais, le père Babel meurt à Pointe-Bleue, au Lac-Saint-Jean, le 1er mars 1912. L’oronyme Mont Veyrier paraît dans les documents cartographiques depuis le début des années 1970. Variante : Mont Loaf.

Monts Groulx

Formant l’un des plus importants massifs du Québec, les monts Groulx sont situés à environ 150 km dans l’arrière-pays de la côte nord du Saint-Laurent, à l’est du réservoir Manicouagan. Ce massif du Bouclier canadien s’étend sur une centaine de kilomètres dans le sens est-ouest et sur 50 km en direction nord-sud. Plusieurs sommets dépassent 900 m d’altitude, le plus élevé étant le mont Veyrier, à 1 104 mètres. Au nord du massif, le petit lac Manicouagan occupe la partie nord d’une vallée glaciaire, par où passe le chemin de fer qui relie la ville minière de Fermont à Port-Cartier. Les mont Groulx alImentent plusieurs cours d’eau de la région, notamment la rivière Sainte-Marguerite ainsi que la rivière Toulmustuc, important affluent du bassin inférieur de la Manicouagan. Ce massif présente un intérêt phytogéographique dans la mesure où la collection des plantes arctiques-alpines que l’on y retrouve est similaire à celle que l’on observe au sommet du mont Albert en Gaspésie. Avant d’être ainsi désignés en 1967 en l’honneur du chanoine Lionel-Groulx (1878-1967), ces monts étaient connus sous le nom de Montagnes Blanches ou de Little Manicouagan Range. Ils sont souvent représentés sur des cartes anciennes mais rarement nommés, on trouve néanmoins les mentions Monts de la Trinité (Popple, 1775) et Trinity Mountains (Carver, 1776).

Mont de la Louve Nuit

Ainsi dénommé en 1989, ce relief de la réserve faunique de Sept-Îles-Port-cartier, sur la Côte-Nord, bordant le lac Bouffard, se situe à 95 km au nord-ouest de Port-Cartier. Voisin du mont des Roses de Pierre,il dresse ses 620 m au-dessus de la rivière de la Louve Nuit, non loin de la pointe des Grands Midis et du lac de la Terre Roide. Ces quatre derniers noms proviennent de l’oeuvre littéraire du géographe et poète québécois Camille Laverdière. Le mont en question doit sa dénomination au poème intitulé La Louve Nuit (recueil Autres fleurs de gel, 1978).

Monts Severson

Les monts Severson s’élèvent dans le canton de Normanville à une dizaine de kilomètres à l’ouest-sud-ouest de Fermont. Baignés à leurs pieds, entre autres par les lacs Webb, Hesse, Mogridge et Moiré, ils culminent à 914 m d’altitude. Cette saillie montagneuse aux formes molles et imprécises, dont le mont Wright forme la cime principale, atteint 7 km de longueur. Le toponyme évoque Lloyd John Severson (1914-1965), directeur de recherches à United States Steel en ancien président de la société Québec Cartier cartier Mining qui, depuis la fin des années 1950, exploite des gisements de fer sur la Côte-Nord. Après avoir approuvé Chaîne Severson, en 1954, la Commission de géographie a, en 1971, rendu officielle la forme Monts Severson.

Les Escoumins
Première région du Québec à être visitée par les pêcheurs et explorateurs européens, avant même la découverte officielle du Nouveau-Monde, la Côte-Nord a conservé en maints endroits sa beauté sauvage, malgré l’exploitation ponctuelle et récente de ses ressources naturelles. Les Escoumins, Côte-Nord. Photographie de Megan Jorgensen.

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