Parcs et forêts

Mont Yamaska

Mont Yamaska

Mont Yamaska

Le Mont Yamaska, haute de 416 mètres, est située dans le massif des collines montérégiennes, sur le territoire des municipalités de Saint-Paul-d’Abbotsford et de Saint-Pie, près de la ville de Granby. La montagne fait géologiquement partie des neuf collines montérégiennes au sud du Québec.

Selon une version, le nom de la montagne vient de la langue abénaquise, où le mot «mamaska» signifie crapaud. Selon une autre version, en langue abénaqui le mot Ouabmaska, signifie «étendue de joncs» ou «là, où poussent beaucoup de joncs», faisant ainsi référence à l’embouchure de la rivière Yamaska, le marais de la baie de Lavallière. Comme nous ne parlons pas l’abénaqui, nous préférons laisser aux lecteurs le plaisir de découvrir le secret du nom de Yamaska.

Le mont Yamaska s’est formé il y a environ 125 millions d’années lors d’une intrusion souterraine de magma qui n’a pas atteint la surface terrestre et a figé en profondeur. La colline est apparue lors de l’érosion par les glaciers des roches sédimentaires avoisinantes, plus fragiles que la roche métamorphique formée par le contact du magma et de la roche sédimentaire.

De nos jours, cette montagne est la mieux conservée dans les Cantons-de-l’Est (régions de l’Estrie et de la Montérégie) dû à son faible achalandage touristique. D’une forme quasi circulaire, elle possède donc une étonnante variété faunique et florale et est couvert d’une forêt riche et diversifiée, mais composée essentiellement d’érables.  Plus d’une vingtaine d’espèces en danger de disparition y trouvent refuge. Au total, on trouve sur ce véritable îlot de nature plus de 500 espèces végétales et 164 espèces fauniques.

Les divers inventaires au mont Yamaska on permis d’inventorier une quinzaine d’espèces d’amphibiens et un seul reptile, la couleuvre rayée.

Un regroupement de citoyens, la fondation pour la conservation du Mont Yamaska a d’ailleurs été fondé pour assurer la préservation de son environnement naturel.

Dernièrement, plusieurs aménagements ont été faits sur la montagne et dans ses environs pour servir de pistes de décollage et de zones d’atterrissages pour les deltaplanes et les parapentes.

Bien que la montagne soit principalement privée, on y pratique le vol libre, le cyclisme, l’acériculture et la randonnée pédestre. Au fait, les terrains sont partagés entre quelques 200 propriétaires. Tout autour, ce ne sont que d’immenses parcelles cultivées, dont beaucoup en vergers de pommiers.

Notons que de nos jours, une partie de la population locale appelle le mont Yamaska Mont Saint-Paul, d’après Saint–Paul-d’Abbotford, la municipalité de paroisse voisine de cette montagne. Le parc de récréation de la Yamaska se situe à quelque 17 kilomètres à l’est du mont Yamaska et à 8 kilomètres à l’est de Granby. Il circonscrit complètement le réservoir Choinière aménagé le long de la rivière Yamaska Nord pour construire une réserve d’eau potable. Le parc lui-même s’étend sur 14 kilomètres carrés, dont plus de tiers est couvert par le réservoir. Établi sur d’anciennes terres agricoles, le parc abrite huit érablières. Comme sa vocation récréative le suggère, on peut y tenir une variété d’activités de plein air : pique-nique, randonnée pédestre, canotage, planche à voile, raquette et ski de randonnée.

Collines montérégiennes

Sous le vocable de Montérégiennes, des collines s’alignent d’ouest en est dans les régions de Montréal, de la Montérégie et des Cantons-de-l’Est. La première définition des Montérégiennes est due au géologue montréalais Frank Dawson Adams en 1903 pour désigner les « montagnes royales », à savoir de mont Royal (mos rgius) et les collines de même nature qui sont notamment à l’origine du terme montérégien et du toponyme Montérégie.

Il s’agit de roches intrusives du crétacé (datant de 130 à 140 millions d’années) qui n’ont jamais percé la croûte terrestre, formant en profondeur un batholite fait de magma refroidi. Il n’y a eu ni écoulement de lave ni projection de scories. Ce ne sont donc pas d’anciens volcans éteints ni des restes de lacs de cratère. Les roches de Montérégiennes sont d’une composition très différente des roches sédimentaires des Basses-Terres du Saint-Laurent et des Appalaches. Plus résistantes à l’érosion, elles ont été dégagées par les glaciers qui en ont ça et là surcreusé les sommets. Les Montérégiennes comprennent les monts Royal, Saint-Bruno, Saint-Hilaire, Rougemont, Saint-Grégoire, Yamaska, Shefford et Brome. Au fil des ans, les géologues ont déterminé que les collines d’Oka, le mont Mégantic et les formations de Saint-André et d’Iberville partagent leurs particularités géologiques.

Yamaska

Rivière Yamaska. Photographie libre de droits.

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1 commentaire

  1. Claude Pelletier

    2012/07/06 at 1:01

    Bonjour,

    Je cherche sur tous les sites du Mont Yamaska (via Google) des informations sur la randonnée pédestre (pistes) et j’éprouve des difficultés à trouver quoi que ce soit.
    Je voie bien les mots « randonnée pédestre » et un petit bonhomme qui marche sauf qu’on ne peut cliquer dessus pour ouvrir.
    S.V.P., me renseigner comment faire pour savoir les distances des pistes, etc. Montons-nous jusqu’au sommet en randonnée? Où est situé le départ?
    Merci de l’attention que vous porterez à ma demande.

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