Parcs et forêts

Mont-Albert

Mont-Albert

Mont-Albert

Mont Albert est une haute montagne qui est située en Gaspésie, notamment, en Haute-Gaspésie.

Cette montagne fait partie du massif des Chic-Chocs, une composante des Appalaches où l’altitude dépasser 1200 mètres. Cette chaîne est composée de certains des plus hauts sommets du Québec dont le Mont Jacques-Cartier (1314, deuxième montagne en hauteur au Québec), le Mont Richardson (1295 mètres) et le Mont Albert.

Son nom honore le prince Albert de Saxe-Cobourg-Gotha, époux de la reine Victoria. C’est l’arpenteur-géologue Alexander Murray (1810-1884) qui en atteignit le sommet le 26 août 1845, jour de l’anniversaire du prince Albert. M. Murray choisit donc le nom du prince pour nommer cette belle montagne.

Le Mont Albert se situe sur le territoire du parc national de la Gaspésie, attrait touristique majeur de la région. Les pentes du Mont-Albert sont caractérisées par la prédominance du couvert forestier. Son altitude est de 1 151 ou 1 154 mètres (selon sources différentes). La montagne fut formée il y a environ 480 millions d’années et elle est composée des roches serpentines.

Le sommet de la montagne constitue un immense plateau de plus de 13 kilomètres carrés appelé la Table à Moïse. Le plateau comprend en fait deux sommets, le sommet Albert Nord de 1 070 mètres et le sommet Albert Sud (1 151 ou 1 154 m selon les sources). Les deux sommets sont situés à chacune des extrémités de la Table à Moïse.

La roche principale de la montagne, la serpentine, provient de la croûte océanique et a été soulevée par la formation des Appalaches, il y a environ 480 millions d’années.

Le plateau et ses environs sont protégés par l’habitat floristique de la Serpentine-du-Mont-Albert. Cette aire protégée de 27,28 km2 a pour but de protéger l’habitat de quatre espèces très rares au Québec, dont deux espèces endémiques à la région du mont Albert, soit la verge d’or à bractées vertes (Solidago chlorolepis) et le saule à bractées vertes (Salix chlorolepis). La flore comprend aussi la minuartie de la serpentine (Minuartia marcescens), qui est endémique au nord-est de l’Amérique du Nord, et l’une des deux populations de l’est du continent du polystic des rochers.

Du plateau est possible de descendre vers la vallée du Diable, une très belle vallée parsemée des pierres de couleur orangée qui constituent un pur délice pour les yeux.

La chaine des monts Chic-Chocs, d’une longueur de 95 kilomètres et d’une largeur de 10 kilomètres, fait partie des monts Notre-Dame, qui sont la continuation des Appalaches (le nom de la chaîne vient d’un mot de la langue Mi’kmaq qui signifie « barrière impénétrable »). Ce sont des monts très érodés avec des sommets plats et des flancs escarpés, dont plus de 25 sommets dépassent les mille mètres.

Le parc national de la Gaspésie, quant à lui, est situé tout près de la municipalité de Ste-Anne-Des-Monts. Le Mont Albert est sans aucun doute un endroit de prédilection pour les amateurs de randonnée pédestre, même pour un séjour de plusieurs jours dans la région. Pour se loger, la réputée auberge du Gîte du Mont-Albert est très accueillante. Un réseau de sentiers pédestres compose la boucle du Mont Albert et les sentiers La Montée et La Vallée.

Mont Albert

Sommet Albert Sud et table à Moïse, près de l’abri Le Rabougri. Source de l’image : Fralambert

Mont Tuzo

D’une hauteur de 853 m, cette élévation rocheuse du canton de Lemieux, en Gaspésie, se situe à plus de 85 km à l’est de Matane. En 1844, l’explorateur et géologue William E. Logan, qui est dans la région, remarque cet « autre pic conique » et le nommé La Grange ou Barn-Shaped Mountain, en anglais. Cette appellation sera notamment utilisée dans les rapports du géologue James Richardson et de l’arpenteur R.W. Ells, rédigés respectivement en 1858 et en 1882, ainsi que sur des cartes de 1940 et de 1953. Sur d’autres documents cartographiques, on indique Mont Barn Shaped (1954) ou Barn Shaped Mtn (1962). L’oronyme Mont Tuzo paraît en 1964 et se veut un hommage rendu à Joseph S.Tuzo, établi à Percé vers 1816 et maître d’école de l’Institution royale à la Mal-Bay et à L’Anse-à-Beaufils – maintenant deux hameaux de la municipalité de Percé – durant le premier tiers du XIXe siècle. L’Institution royale pour l’avancement des sciences, créée en 1801, représente le premier système public d’éducation au Bas-Canada.

Mont de Vallières-de-Saint-Réal

En Gaspésie intérieure, dans les monts Notre-Dame, à 15 km au sud-est du mont Albert, se trouve le mont Vallières-de-Saint-Réal qui culmine à 914 m au pic Sterling. Son nom rappelle la mémoire du premier juge à Montréal, Joseph-Rémi Vallières (1787-1847), fils d’un forgeron. Avant sa nomination de juge en chef en 1842, Vallières avait exercé la fonction d’avocat, où il excella, et s’était lancé dans les affaires immobilières, où il réussit. La politique le combla moins. Contemporain de Papineau, le député Vallières était plus modéré que ce dernier ; leurs relations parlementaires furent difficiles. Il fut rejeté aussi par les partisans du colonialisme britannique. Philippe Albert de Gaspé a dit de Vallières de Saint-Réal qu’il était l’homme doué de plus de talents naturels qu’ait produit le Canada. En 1912, des notables de Carleton et d’autres lieux signèrent une pétition pour que l’on donne son nom au mont Sterling, dont on ignore l’origine dénominative. Le toponyme Mont Vallières-de-Saint-Réal a été accepté par la Commission de géographie en 1958, mais il figurait déjà depuis longtemps sur des cartes, notamment la carte régionale de 1940 intitulée Péninsule de Gaspé. Le lieutenant-gouverneur Onésime Gagnon est intervenu personnellement en faveur de la désignation commémorative en 1961, alors qu’elle subissait encore la concurrence du toponyme Mont Sterling. De nos jours, Sterling ne désigne plus que l’un des sommets du mont Vallières-de-Saint-Réal.

Canton La Potardière

Cet espace cantonal est au centre du parc national de la Gaspésie, à environ 20 km de Sainte-Anne-des-Monts. Désigné en 1933, le nom rappelle le sieur de La Potardière, maître de forges venu en Nouvelle-France en 1670, à la demande de l’intendant Jean Talon. Le même année, il rapporta en France un échantillon de vingt barriques de minerai et de sable provenant de la région de Trois-Rivières. Talon, en attendant, fit extraire du minerai, mais le maître de forges ne revint pas. La production ne devait commencer qu’au siècle suivant. Proclamé en 1936.

Canton La Rivière

Ce canton se situe à 80 km à l’ouest de Gaspé et 15 km au sud de Mont-Louis. L’appellation, choisie en 1933, est dédiée à la mémoire d’Hilaire Bernard de La Rivière (vers 1640-1729), entrepreneur et maçon. À son arrivée à Québec, il dirige les travaux d’agrandissement de la cathédrale et ceux de la construction de l’église Notre-Dame-des-Victoires. En 1689, il reçoit une commission d’arpenteur royal et, à ce titre, il mesure et délimite l’ensemble des seigneuries du gouvernement de Québec. Il réalise, en 1692, la maçonnerie du fort de Québec et celle de la maison du gouverneur. En 1707, La Rivière est désigné huissier pour le gouvernement de Québec et reçoit, la même année, une commission de notaire. En 1711, enfin, il devient procureur fiscal de la seigneurie de Lauzon. Proclamé en 1936.

Lieu-dit Saint-Octave-de-l’Avenir

Dans le but de contrer les effets néfastes du marasme général occasionné par la crise économique des années 1930 en Gaspésie, les autorités civiles et religieuses se sont entendues pour encourager l’établissement de colons à l’intérieur des terres. C’est qu’est née la paroisse de Saint-Octave-de-l’Avenir, située à 18 km au sud-est de Cap-Chat et à une altitude de 380 m, sur le rebord des monts Chic-Chocs. Fondée officiellement en 1935, l’année même du plan Vautrin – plan de colonisation, – elle avait été ouverte dès 1932 aux colons désireux de s’atteler immédiatement à la tâche.

Après avoir compté une population de près de 1200 habitants en 1937, cette paroisse a dû subir des hauts et des bas et être fermée en 1971, à la suite de la publication du rapport du Bureau de l’aménagement de l’est du Québec qui la désignait comme paroisse marginale. Elle n’aura duré que 36 ans. Aujourd’hui, le toponyme désigne un lieu-dit, et tout comme à l’origine, il rend hommage au curé fondateur Louis-Octave Caron (1879-1942), né à Saint-Octave-de-Métis. Le premier terme s’explique par l’ajout du qualificatif Saint à son prénom. Quant au second, il traduit l’espoir que les fondateurs mettaient dans la fondation de la paroisse. On l’a également désigné sous les noms de Saint-Octave et Saint-Octave-Nord. Bien qu’inhabité, Saint-Octave-de-l’Avenir a commencé à recevoir un camp estival des cadets de la Marine en 1972, des cadets de l’Air en 1980 et ceux de l’Armée en 1983.

Canton Lefrançois

Proclamé en 1936, situé à l’est de la réserve faunique des Chic-Chocs, au nord de Murdochville, ce canton est arrosé par la rivière Madeleine et quelques-uns de ses affluents. Attribué en 1928, son nom rend hommage à une lignée d’arpenteur qui ont illustré la profession depuis le Régime français. Charles Lefrançois, originaire de L’Ange-Gardien, inaugura la tradition en recevant, dès 1732, son certificat de capacité d’arpentage, délivré par le père Joseph Des Landes, du collège des Jésuites de Québec, où l’on enseignait la cartographie et l’hydrographie. On a conservé quelques procès-verbaux de ses travaux sur la Côte-de-Beaupré. Par la suite, on signale Nicolas (1823), Nicolas-Venant (1848) et Pierre-Octave (1856). Quant à N.-J.-Émile Lefrançois, né en 1882, il a occupé la fonction de directeur du Cadastre du Québec au début du XXe siècle.

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