Parcs et forêts

Réserves écologiques Kettles-de-Berry et William-Baldwin

Réserves écologiques Kettles-de-Berry et William-Baldwin

Réserve écologique des Kettles-de-Berry

La Réserve écologique des Kettles-De-Berry a été créée en 1996 dans la municipalité de Berry en Abitibi. Son objectif est celui de préserver dans des conditions naturelles l’esker de Berry, c’est-à-dire, le lit de l’ancienne rivière sous-glaciaire caractérisé par la présence d’un grand nombre de lacs et de cuvettes à différents stades d’évolution. Ces cuvettes sont connues sous l’appellation de kettles. De plus, des peuplements de pins gris, de la lobélie de Dortman, de l’ériocaulon septangulaire et des épinettes, c’est-à-dire, une végétation typique des dépôts fluvio-glaciaires perméables, sont protégés dans la réserve.

En général, la mission de toute la réserve écologique est celle d’assurer une conservation intégrale d’échantillons de milieux naturels du Québec.

Ces milieux se sont conservés dans l’excellent état et sont maintenant soustraits de toute exploitation.

La réserve écologique des Kettles-de-Berry occupe une superficie de près de 270 hectares, permettant de mieux connaître le fonctionnement de l’écosystème et d’évaluer les conséquences des activités humaines. Cette réserve écologique se trouve à 45 kilomètres au nord-ouest d’Amos, dans la municipalité régionale de comté d’Abitibi.

Kettle est un mot de la langue anglaise signifiant « chaudron ». En géomorphologie, il désigne une formation glaciaire qui est le plus souvent une cavité en forme de chaudron dont l’origine tient à la fusion tardive d’un culot de glace dans une plaine d’accumulation.

En raison de la dernière glaciation, de nombreux kettles sont dispersés dans les régions du Québec.

Dans un texte intitulé Les lacs de kettle, des systèmes géochimiques à l’écoute du climat, des chercheurs rattachés au Centre GEOTOP de l’Université du Québec à Montréal et du GEOPS du CRNS-Université Paris Sud XI, ont observé, en relation avec les comportements climatiques, qu’au Québec, la fonte fractionnée de l’inlandsis laurentien a donné naissance à de nombreux lacs de type « kettle ». Ces lacs peuvent être complètement déconnectés des eaux souterraines, se comportant alors comme de gigantesques pluviomètres, ou, en interaction directe avec les aquifères sous-jacents, étant alors des fenêtres d’observation directe de la dynamique des nappes d’eau souterraine.

Réserve écologique

Réserve écologique, photo de GrandQuebec.com.

Réserve écologique William-Baldwin

Créée par décret le 27 mai 1992, cette réserve couvre une superficie de quelque 2,9 km2, à 30 km au nord-est d’Amos. Sa création a pour but de préserver un écosystème, particulièrement rare, formé de tourbières minérotrophes réticulées associées aux calcaire dans la plaine argilo-limoneuse de l’Abitibi. William Kirwan Willcocs Baldwin (1910-1979), qui a principalement travaillé en Ontario, fut le premier botaniste à étudier et à décrire en détail la flore abitibienne. On le considère comme l’un des artisans de la création d’une réserve à cet endroit où, en 1959, il dirigeait une excursion dans le cadre du IXe Congrès international de botanistes, à Montréal. Plusieurs plantes qui caractérisent la flore de la tourbière protégée avaient alors été présentées. Baldwin a laissé une œuvre scientifique importante sur cette région ainsi que sur la baie James et la baie d’Hudson.

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