Parcs et forêts

Canyons au Québec

Canyons au Québec

Canyons du Québec

Canyon, coulée, défilé, gorge ou ravin sont des termes employés parfois l’un pour l’autre, parfois même dans un sens fautif. Le mot canyon dérive de l’espagnol cañon. Une gorge, un défilé, une coulée et un ravin désignent, à des échelles différentes selon le cadre géographique, un passage encaissé dans le relief, creusé par le long travail d’un cours d’eau, le plus souvent dans des roches sédimentaires. Et une ravine est un petit ravin généralement non stabilisé.

Coulée des Canayens

À 18 km au nord de Carleton, en Gaspésie, dans la région montagneuse du canton d’Angers, près des sources de la rivière Stewart, les eaux de ruissellement ont creusé un ravin sur un versant qu’on a appelé Coulée des Canayens. En usage sur les cartes topographiques depuis 1980, le spécifique Canayens correspond à la prononciation populaire et déformée de Canadiens.

Coulée des Colleurs

La coulée des Colleurs identifie un petit ruisseau, tributaire du ruisseau Xavier, situé dans le secteur nord-est de la ZEC Chauvin, dans le territoire non organisé de Lac-au-Brochet, sur la Haute-Côte-Nord. Utilisé au début du XXe siècle par les compagnies forestières, le terme colleur désigne un mesureur de bois, un toiseur expert qui mesure, compte et trie les billes et la planche. Il provient du mot anglais culler, dérivé du verve « to cull » dont le sens général est sélectionner, trier. À proximité de la source de ce ruisseau, un petit lac porte le nom de Lac des Mesureurs.

Canyon Eaton

Canyon du plateau de la Caniapiscau compris entre les rivières Goodwood et du Sable, à quelque 300 km au sud de la municipalité du village nordique de Kuujjuaq. On possède de la documentation sur ce canyon depuis que le géologue Albert Peter Low y est passé en 1893-1894. Cet élément de relief spectaculaire consiste en un segment très resserré de la Caniapiscau, sur 2,5 km, barré de rapides, cassé par deux coudes qui s’enchaînent et encaissé par des muralles de granit rouge dont certaines atteignent 100 m. Selon la description qu’en a faite Low, la rivière, après le second coude, devient une chute haute de 30 m qui se déverse dans un bassin circulaire d’un diamètre de 50 m, évoquant l’image d’une gigantesque bouilloire. Phénomène rare par son ampleur, le canyon Eaton est au nombre des 27 lieux du Nord québécois qu’une équipe, supervisée par le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, a désignés, en 1985, comme « les plus susceptibles de présenter un intérêt major au chapitre de la conservation du patrimoine naturel et culturel de cette partie du Québec ». Ce même rapport mentionne, eu outre, que ce site n’a pas subi d’altération quant à la géologie ou la géomorphologie, même si l’on a observé une baisse du niveau d’eau, à la suite de l’aménagement du réservoir de Caniapiscau. Publié e 1896 par la Commission géologique du Canada, le rapport de Low présente le nom du canyon ainsi orthographié : Eaton Canon. La Commission de géographie du Québec a accepté le nom Eaton Canyon en 1944 et l’a francisé sous la forme de Canyon Eaton en 1970. Le nom du canyon est celui de l’assistant de Low, D.I.V. Eaton, qui a effectué les relevés techniques lors de l’expédition de 1893-1894. Géologue et topographe, Eaton a travaillé pour l’Administration fédérale de 1887 à 1896. De leur côté, les Naskapis désignent ce segment de la rivière Caniapiscau sous le nom de Kwatasiu, qui signifie « il y a là un trou où une caverne », appellation qui fait sans aucun doute allusion à l’encaissement très prononcé de la rivière.

Coulée des Nymphes

Dans le cas de la coulée des Nymphes à Saint-Zénon (sur la route 131) en Haute-Matawinie, il s’agit de l’évasement de la vallée de la rivière Sauvage, un peu à l’ouest du village. Les nymphes en question évoquent le stade intermédiaire de la mouche – qui sert d’appât pour la pêche – entre l’état de larve et celui d’insecte complet. Mais le nom est joli. La coulée des Canayens est vraiment, quant à elle, un ravin inscrit à une vingtaine de kilomètres au nord de Carleton (sur la route 132) en Gaspésie.

Canyon Sainte-Anne

Entre Saint-Joachim et Saint-Ferréol-les-Neiges, la grande attraction du canyon Sainte-Anne est une chute de 74 mètres. La rivière fait entendre ses grondements entre les murs de roc de 1,2 milliard d’années. Un sentier longe les rives de la rivière Sainte-Anne-du-Nord. Des belvédères permettent aux visiteurs d’admirer le spectacle. Le peintre Cornelius Krieghoff l’a peinte à plusieurs reprises alors que le penseur et écrivain Henry David Thoreau l’a décrite dans son ouvrage Un Yankee au Canada (1866).

Un petit bonus : Canyon Cougar en Colombie-Britannique

Cougar Canyon se trouve à 13 kilomètres au sud de la ville de Vernon, en Colombie-Britannique, dans la partie est du lac Kalamalka. Ce site constitue une réserve écologique ainsi qu’un site très populaire d’escalade.

La Réserve écologique du Cougar Canyon a été créée en 1981 dans le but de préserver l’écosystème naturel, l’habitat des animaux ainsi que les conditions climatiques de la zone. Dans le cas du Cougar Canyon, le but principal est de sauvegarder l’écosystème représentatif des pins Douglas et les milieux humides entourant les petits lacs de la région.

La superficie de la réserve est de 553 hectares.

Pour l’escalade, plus de 200 trajets y ont été aménagés par des alpinistes, mais il reste beaucoup d’espace pour ouvrir de nouvelles voies. Un réseau de sentiers pédestres y a été créé. On peut également parcourir le trajet en vélo de montagne.

Des ours noirs fréquentent la zone, tout comme des serpents à sonnettes, aussi est-il conseillé d’être prudent en s’y promenant.

Le parc provincial de Kalamalka Lake est situé près de la réserve écologique de Cougar Canyon.

 

Canyon de la Sainte-Anne
Rivière Sainte-Anne, canyon. Photo de GrandQuebec.com.

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