Femmes du Quebec

Les préjugés sur les femmes qui sont en train de disparaître

Les préjugés sur les femmes qui sont en train de disparaître

La femme, est-elle l’égale de l’homme en intelligence?

Le cerveau féminin a des capacités aussi étendues que celui de l’homme – Les recherches du Dr Papez – Étude comparée du cerveau de Mme Gardner, suffragette et lettrée

Le Petit Journal Montréal, Dimanche, 9 octobre 1927.

En léguant son cerveau à l’Université Cornell, Helen H. Gardener, de Washigton, a contribué à prouver, après sa mort, ce qu’elle avait toujours affirmé de son vivant, à savoir, que la femme, étant donné l’identité de l’environnement, aura un cerveau égal à celui de l’homme.

Le Dr James W. Papez, curateur de la collection cérébrale Burt G. Wilder, à l’Université, a fini son étude du cerveau de Mme Gardner, et après l’avoir comparé avec les cerveaux de 20 autres hommes et femmes dans la collection de Cornell, il dit que :

Le cerveau féminin est égal à celui de l’homme

« Dans la structure même de son propre cerveau, Mme Gardener offre d’abondantes preuves que le cerveau féminin ne doit pas nécessairement être inférieur à celui d’un homme de rang égal. »

« L’organisation de ce cerveau révèle une richesse de matière grise qui n’est égalée, mais non pas dépassée, que par les meilleurs cerveaux de la collection Cornell, qui comprend des cerveaux d’avocats, de médecins, de professeurs et de naturalistes. »

Rapport sera fait à l’Institut Smithsonian

Un rapport complet des recherches du Dr Papez sera présenté prochainement à l’Institut Smithsonian.

Mme Gardener avait légué son cerveau à l’Université Cornell en 1897, en réponse à un appel lancé par feu le Dr Burt G. Wilder, qui demandait des cerveaux que l’on pourrait utiliser comme base d’études et de recherches dans un ordre scientifique à peint exploré, mais énormément important.

Mme Gardener, qui mourut en 1925, était un ardent champion des droits égaux pour la femme. Elle était convaincue que la femme ne souffrait aucunement d’infériorité native. Or, comme l’instrument de toute culture est le cerveau, elle fut de bonne heure attirée par le problème de savoir si le cerveau féminin possède une capacité de développement égale à celle du cerveau de l’homme.

Le développement du cerveau de Mme Gardener

« Plusieurs secteurs du cerveau de Mme Gardener ont un développement hors de la moyenne », dit le Dr Papez, « et ces régions sont précisément celles que l’on sait gouverner les fonctions de vision, de mémoire, de langage, de pensée et d’expression. »

Fille du révérend A.G. Chenoweth et de Katherine A. Peele, Mme Gardener était du sang d’Oliver Cromwell et de lord Baltimore, et elle avait apparemment hérité beaucoup des vigoureuses qualités intellectuelles de ces ancêtres anglo-celtes. Elle fit ses études à la high-school de Cincinnati, à l’École Normale de l’Ohio et à l’Université de l’Ohio. Mariée à l’âge de 22 ans, elle se remaria après la mort de son premiers époux.

Mme Gardener écrivit plusieurs livres, nouvelles et articles de revues, sous le nom de Helen Hamilton Gardener, et elle se consacra toute sa vie à la cause du suffrage féminin. Très active dans la vie publique, elle fit aussi une tournée de conférences dans les universités françaises, anglaises, italiennes et japonaises. En reconnaissance de ses services, le président Wilson la nomma à la Commission du Service Civil des États-Unis,, la première femme à occuper un poste à cette commission. Elle mourut en 1925m âgée de 72 ans.

cerveau
Cerveau humain.

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