Poissons de la rivière Sainte-Anne

Poissons de la rivière Sainte-Anne

Poissons de la rivière Sainte-Anne : Selon les différentes études menées dans le bassin de la rivière Sainte-Anne, son réseau hydrographique compterait une soixantaine d’espèces de poissons réparties en une vingtaine de familles. Toutes ces données ne s’appliquent pas à l’ensemble de la rivière et de ses affluents. En effet, les cours d’eau voisins de Sainte-Anne-de-la-Pérade renferment une plus grande diversité d’espèces que ceux des autres secteurs, probablement parce que certaines espèces du fleuve Saint-Laurent sillonnent l’embouchure de la Sainte-Anne.

La diversité nettement inférieure dans le reste du bassin versant dépendrait de la faible quantité de nourriture disponible pour les poissons. Rappelons que la légère acidité des eaux qui proviennent du Bouclier canadien en diminue la productivité biologique. La pollution pourrait être en cause : peu d’espèces intolérantes à la pollution sont recensées à l’échelle du bassin versant.

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Parmi les espèces présentes, la famille des cyprinidés est de loin la mieux représentée. L’alose savoureuse et l’esturgeon jaune, déjà susceptibles d’être rangés parmi les espèces menacées ou vulnérables, ont été observés à l’embouchure de la rivière. Le tronçon supérieur abrite des espèces dites d’eau fraiche; le segment sud du bassin renferme plus d’espèces d’eau tempérée.

L’omble de fontaine dans la portion supérieure du bassin et le poulamon atlantique à l’embouchure sont les espèces les plus recherchées pour la pêche. D’autres espèces appréciées des amateurs de pêche sportive, le doré jaune et l’achigan à petite bouche, sont récoltés dans la rivière Sainte-Anne, en aval du barrage de Saint-Alban et à d’autres endroits dans le bassin versant. Les lacs du bassin abritent le touladi, la truite arc-en-ciel, l’omble chevalier, le grand brochet et la perchaude, en plus de l’omble de fontaine.

Note historique : Rivière Sainte-Marie fut le nom primitif français de ce cours d’eau. Samuel de Champlain qui l’a baptisé ainsi en 1609, n’a cependant pas fourni le motif d’attribution de ce nom. Champlain a répété la même appellation dans son ouvrage de 1632, Les Voyages de la Nouvelle-France occidentale dite Canada. La carte de Jean Bourdon dressée vers 1641 décrit le cours du fleuve Saint-Laurent de Tadoussac à Montréal. Elle attribué le nom de R. St Anne à ce cours d’eau. Cette appellation devait dès lors s’imposer. On ignore l’origine de cette dénomination. En effet, on ne peut formuler aucune hypothèse sur le sujet. On appela cette rivière parfois Sainte-Anne-de-Pèrade parce qu’elle arrose la municipalité de ce nom.

Voir aussi :

Poissons de la rivière Sainte-Anne
Poissons du Québec. Photo de GrandQuebec.com.

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