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Phoque

Phoque

Phoque au Québec

De toutes les variétés de phoques, les phoques communs et les phoques gris sont les plus répandus au Québec. La population du phoque gris s’est tellement répandue qu’au Canada, il fait l’objet d’un programme d’abattage contrôlé. Toutefois, le phoque commun (connu également sous l’appellation de phoque marin), est une espèce protégée.

En février, sur la Côte-Nord et sur la banquise des Îles-de-la-Madeleine, le phoque du Groënland, communément appelé le loup marin, migre pour l’été. Il est dépourvu d’oreille externe. Ce phoque n’est pas une espèce menacée.

Au Québec, le nombre de loups marins atteint plus de 7 millions qui établissent leurs quartiers d’été dans l’Arctique québécois et au Groënland. Mais ils migrent à l’arrivée de l’automne vers la Russie, la Norvège et la côte est du Canada, où ils passent l’hiver.

À la fin février, les blanchons (le petit du phoque du Groënland) naissent et, les conditions climatiques le permettant, seront laissés par leur mère dès leur sevrage, au douzième jour. À la fin avril, tous, petits et grands reprennent la route du retour vers le nord.

phoque

Un phoque. Image lbire de droits.

Tout au long de sa migration, le phoque sera chassé soit à des fins de subsistance, soit à des fins commerciales. Bien que la chasse au phoque du Groënland est contingentée comme celle du phoque à capuchon, personne ne se soucie du nombre de phoques abattus. Le phoque à capuchon, une autre espèce présente sur la côte Atlantique du Québec, n’est toutefois plus chassé pour des raisons commerciales, sinon à des fins de subsistance pour les Inuits du Nunavik.

Lacs des Loups Marins

Partagé entre plusieurs sections ou baies que formeraient des lacs indépendants si elles n’étaient reliées entre elles par des passages, ce plan d’eau représente, avec le petit lac aux Loups Marins, la source principale de la rivière Nastapoka dont la baie d’Hudson est, 150 km à l’ouest, le point d’arrivée. Long de 84 km, large de 12 km et d’une superficie de 484 km carrés, il se situe à une vingtaine de kilomètres au nord-est du lac à l’Eau Claire. Connu sous le nom Lower Seal Lake, puis Seal Lake, ce toponyme est traduit Lac des Loups Marins en 1967. Des loups marins vivent sur les rives et dans le lac qui porte leur nom. Ces habitat de loups marins est signalé depuis longtemps. En 1896, le géologue Albert Peter Low a fait l’hypothèse que ces phoques se sont installés là lors d’une phase de subsidence marine, il y a entre 8000 et 3000 ans, et que, la mer s’étant retirée, ils y sont restés en raison de la qualité de l’eau et de l’abondance des poissons. À l’époque, selon Low, les Esquimaux en chassaient une trentaine par année. Vers 1942, J. K. Doutt, du Caregie Institute de Pittsburgh, se rend sur les lieux et les observe. Il constate alors que ces loups marins appartiennent à l’espèce des phoques communs de l’Atlantique (Phoca vitulina), tout en constituant une variété distincte qu’il nomme d’ailleurs Phoca vitulina mellonae ou phoque d’eau douce d’Ungava. Sombre et de taille modeste, ce type de phoques ne va jamais à la mer (eau salée), agissant ainsi comme la ouananiche, saumon d’eau douce du lac Saint-Jean. Les Cris ont baptisé la présente entité Musiwaw Achikunipi ou « lac du phoque de la toundra ».

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