Orignaux de France

Orignaux de France au Canada

Premier débarquement des chevaux au Canada : Les « orignaux de France » résistent mal à la mer

L’arrivée des orignaux de France : Le souci du nouvel intendant de faire de la Nouvelle-France une colonie capable de se suffire nous a valu l’envoi de plusieurs chevaux. Le 16 juillet de 1659, arrivaient à Québec, sur le navire du capitaine Poulet, 12 chevaux. Voilà ce qui restait des 18 cavales et des 2 étalons partis du Havre trois mois et dix jours auparavant. Il y avait, en plus, sur le même navire, quatre-vingt filles d’honneur, environ soixante-dix travaillants, des bœufs et des moutons. Le capitaine-armateur de Honfleur, Jean Doublet, dans son récit de la traversée, a comparé, avec raison, le navire à « une arche de Noé ».

Les plus surpris à la vue des nobles bêtes (nous parlons des chevaux, cela va sans dire) furent les Sauvages. Ils s’étonnaient que les orignaux de France, car c’est ainsi qu’ils les appellent, « soient si traitables et si souples à la volonté de l’homme ». La nouvelle orientation que Talon veut donner à l’agriculture sera certes plus profitable pour la colonie.

Orignaux de France

L’expression « Orignaux de France » (ou Orignacs de France) est effectivement le nom donné aux premiers chevaux arrivés en Nouvelle-France par les peuples autochtones, notamment les Innus (Montagnais).

Lorsque les Français ont apporté les premiers chevaux au Québec (notamment le navire du Havre en 1665), les Autochtones, qui n’en avaient jamais vu, ont cherché un point de comparaison.

Les Autochtones ont comparé alors ces bêtes, traitables et souples, à l’orignal (un grand cervidé local), mais en notant qu’ils provenaient de France, d’où le terme « Orignaux de France ».

Notons que dans la Relation de 1665, les Jésuites mentionnent leur étonnement de voir les Autochtones admirer ces animaux, s’étonnant qu’ils soient si dociles aux volontés de l’homme.

Autres contrées de l’Amérique

Dans l’Ouest américain, n’ayant pas de cervidés de cette taille pour comparaison directe et n’ayant pas de liens avec la langue française, de nombreux peuples autochtones ont plutôt appelé le cheval le « gros chien » ou « chien du ciel ».

Pour en apprendre plus :

Illustration : le cheval canadien , l’un des orignaux de France.

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