Bestiaire du Québec

Orignal au Québec

Orignal au Québec

Orignal au Québec

L’orignal (Alces Americana ou élan d’Amérique) est le plus imposant membre de la famille des cervidés.

Au Québec, l’orignal s’est répandu sur la côte nord du golfe du Saint-Laurent. On compte environ 100 mille orignaux dans la province, mais ce nombre varie d’année en année. Certaines forêts et parcs comptent jusqu’à 3 mille orignaux. Notons aussi que la région des massifs laurentiens irriguée par la rivière Jacques-Cartier abrite l’une des plus fortes densités d’orignaux recensées au monde, soit près de 4 individus par 10 kilomètres carrés.

Fort imposant avec ses 300 à 600 kilogrames et ses deux mètres de hauteur à l’épaule, l’orignal représente en fait le plus gros cervidé de la Terre.

Le poids de la femelle peut atteindre 500 kilogrammes et le mâle peut peser jusqu’à 700 kilogrammes. Il mesure souvent plus de deux mètres au garrot. L’orignal a des pattes en forme d’échasses qui s’avèrent très utiles pour avancer dans d’épaisses couches de neige. Les orignaux ont un dos bossu et un long museau avec une lèvre supérieure pendante. Ils ont de grandes oreilles et un fanon sous la gorge.

L’orignal mâle a un imposant panache aux bois palmés de près de 2 mètres d’envergure qu’il utilise pour se battre pendant la saison du rut. La panache du mâle tombe au cours de le l’hiver, et elle est en croissance de mars à août. Elle se déploie sur plus de 1 mètre de largeur.

En été, l’orignal passe des heures dans l’eau. Il peut plonger à 5 mètres ou plus pour aller chercher des plantes au fond d’un lac.

Malgré sa taille, ce géant galope aiséement à près de 55 kilomètres heure, presque sans bruit. Il fréquente de préférence les forêts de conifères, les marais ainsi que les bosquets de trembles et de saules.

Là où les prédateurs sont rares, les orignaux deviennent trop nombreux, sont affaiblis par le manque de nourriture et deviennent vulnérables. Alors, les cerfs, les wapitis et même les lièvres et les castors disputent à l’orignal sa nourriture.Parfois polygame, l’orignal est enclin à vivre avec la même femelle pour la plus grande partie de la saison de reproduction qui commence à la mi-septembre. Jusqu’à 30 % des femelles portent des jumeaux. Certaines donnent naissance à des triplés, mais c’est plutôt rare.

La croissance du petit de l’orignal est rapide. En effet, au cours du premier mois de sa vie, le nouveau-né prend plus de 500 g par jour. En été, il prend plus de 2 kilogrammes par jour pendant plusieurs mois. Deux ou trois jours à peine après la naissance, les orignaux courent déjà plus vite que l’humain. Les jeunes restent avec leur mère jusqu’à ce qu’elle mette bas à nouveau le printemps suivant.

Plutôt solitaires durant l’été, les orignaux se rassemblent parfois près des cours d’eau. Leur régime alimentaire estival se compose de saules et de plantes aquatiques. Excellents nageurs il échappent aux hordes d’insectes piqueurs en s’immergeant ou se couvrant de boue. En hiver, les orignaux convergent vers les habitats les plus propices à leur survie, formant ainsi des troupeaux plus massifs. Leur menu comprend alors les bourgeons, les petites branches et l’écorce de plantes et d’arbres divers.

Entre septembre et octobre, les mâles s’affrontent pour la conquête d’une femelle. Bien qu’ils multiplient les menaces et affichent leur puissance, les opposants évitent généralement de croiser les bois. Le vainqueur s’accouplera avec la femelle de son choix pendant quelques jours, puis disputera une deuxième conquête. Après une période de gestation d’environ huit mois, la femelle donnera naissance à 1 ou 2 nouveau-nés pesant entre 11 et 16 kilogrames. Les jeunes apprennent à marcher en quelques heures, nagent deux semaines plus tard et quittent leur mère avant qu’elle soit occupée par une nouvelle portée. L’orignal a une espérance de vie d’une vingtaine d’années.

L’âge moyen d’un orignal varie entre 5 et 6 ans, mais certains vivent jusqu’à 15 ans. En captivité, les orignaux peuvent vivre jusqu’à 25 ans.

Les loups et les ours s’attaquent à l’orignal, mais ce dernier sait se défendre et seulement une confrontation sur douze environ se termine par la victoire des loups. D’ailleurs, ils ne se risquent à un tel combat que lorsqu’ils sont en meute.

Plus prudents, le carcajou et le couguar s’attaquent principalement aux petits.

Mais l’ennemi le plus impitoyable de l’orignal est l’homme. La chasse à l’orignal, très répandue au Québec, apporte des retombées économiques de dizaines de millions de dollars par année. Et pourtant, le majestueux orignal constitue également un attrait majeur pour les visiteurs qui se rendent dans les parcs et les forêts de la province.

Notons qu’au Québec, on estime qu’il y a chaque année environ 1 000 collisions de voitures avec un orignal. Ce dernier étant un animal de grande taille, son corps heurte le pare-brise et la partie avant du toit au moment de l’impact. Ces accidents entraînent des blessures graves, voire mortelles, pour les orignaux… et pour les occupants des automobiles.

orignal

Orignal. Crédit photo : Sophie Jean.

3 Comments

  1. real pruneau

    2013/01/20 at 3:04

    pas croiable un homme qui ne sais pas calé un beuglement de vache ,et vous montré ca comme un bon cale ? wow quel lamentation !!il doit avoir les une voie de vache cet homme la .(pas croiable rire de nous comme ca)

  2. DEZANDRE

    2013/05/14 at 5:51

    Bonjour à vous,

    J’aime les Elans (Orignal, Alce). Existe-t-il une association de défense de cet animal au Québec, car je souhaiterais y adhérer.

    Merci beaucoup.

    Patrick.

  3. Pierre Latendresse

    2018/01/06 at 11:45

    Je vais souvent en forêt, en raquettes…Si jamais je rencontrais un orignal, ou un chevreuil mâle, comment devrais-je me comporter, pour eviter d’être attaqué ?

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *