Bestiaire du Québec

Meute de loups

Meute de loups

La meute de loups

Les loups vivent et chassent en meutes. Ces meutes sont organisées selon une hiérarchie sociale très stricte. Les spécialistes en éthologie animale ont utilisé les lettres de l’alphabet grec pour expliquer cette hiérarchie.

Chaque meute est dirigée par un mâle Alpha et une femelle Alpha qui forment le couple Alpha et qui est le seul à procréer dans la meute. On peut dire que la meute est une famille composée des deux parents et de plusieurs générations de louveteaux.

Parfois, un ou plusieurs loups Oméga (le loup Oméga est un loup de statut inférieur, il arrive qu’il soit banni) apparaissent dans la meute. Ils essaient de faire valoir leurs voix. Alors, la meute pourrait se décomposer et les loups Alpha dirigent toute l’agressivité des autres loups contre les rebelles.

Mais généralement, la structure d’une meute est stable et toute la vie des loups se déroule conformément aux règles de la société.

C’est la meute qui chasse, mais c’est également la meute qui élève la progéniture.

Le chef de la meute dirige la chasse et c’est lui qui se nourrit en premier. C’est encore le chef qui ordonne la poursuite d’un loup intrus sur le territoire de la meute.

Lorsque le chef devient vieux, l’un des loups plus jeunes, ou subalternes lui dispute la place de chef de meute. S’il réussit à dominer le chef, le nouveau Alpha prend les commandes.

La taille des meutes est variable. On peut trouver des meutes de 20 individus, mais en moyenne, elles se composent d’une dizaine de loups. En Alaska, la meute la plus grande connue à ce jour, comptait 36 membres.

Certains loups quittent la meute. Ce sont les loups Oméga, les rebelles. D’autres sont bannis de la meute après des conflits internes qui peuvent être causés par le manque de nourriture, pour le droit de s’accoupler ou pour des questions de pouvoir.

À l’âge d’un an ou plus, la plupart des jeunes loups quittent la meute pour en former une nouvelle. Une meute se forme lorsque deux loups solitaires se rencontrent et disposent d’un territoire présentant de la nourriture en quantité suffisante. Une nouvelle famille est née.

La vie en meute présente des avantages, comme la possibilité de s’en prendre aux grands animaux, le succès presque assuré de la chasse, la protection et l’éducation des louveteaux et la défense du territoire. Le mâle dominant aide à maintenir l’ordre et assurer la survie de ses subordonnés.

Cependant, certains loups vivent seuls ou en couple sans former de meute. Peut-être, n’apprécient-ils pas l’obligation de montrer sa soumission à l’approche du chef, en pliant les oreilles, en mettant la queue entre les pattes et en s’écrasant craintivement au sol, comme c’est l’usage dans la meute.

La meute peut accepter un loup étranger. Mais le loup immigrant doit accepter la domination du chef, et ensuite se contenter d’occuper le dernier rang dans la meute, quel que soit son âge.

Un loup adulte. Photo de GrandQuebec.com

Qui a peur du loup ?

La situation précaire du loup dans le parc national du Canada de la Mauricie fut soulignée de façon éloquente par la disparition passagère, entre 1988 et 1993, de l’une des deux meutes qui le fréquentent depuis plusieurs années. L’incertitude demeure telle que l’on s’inquiète du rôle écologique de ce prédateur. Pourra-t-il le remplir adéquatement dans les milites exiguës du parc ? Pour répondre à la question, une étude visant à documenter l’écologiqu du loup en région a été lancée en avril 2000.

On a muni 16 loups et 6 coyotes de colliers émetteurs ; on a suivi leurs déplacements grâce à la télémétrie. Les données récoltées, combinées avec des observations, les suivis de pistes, des séances de hurlements, des récoltes de fèces et des prélèvements sanguins, confirment que la fragilité du loup n’est que trop réelle à l’intérieur de l’écosystème mauricien. Une diminution du nombre de loups dans chaque meute a été constaté au cours du premier hiver. Les déplacements des loups hors des frontières du parc les rendent apparemment vulnérables au piégeage et à la chasse. En fait, les aires fréquentées par les meutes excèdent largement les limites du parc de la Mauricie. Une seule population l’occupe en priorité, y ayant établi 74 pourcent de son territoire. Seuelement 19 pour cent du territoire d’une autre meute s’y trouve confiné. Peut-on conclure que le parc maximise la protection des loups, au moment dans lequel l’augmentation du nombre de visiteurs durant la saison estivale risque d’affecter leur comportement ?

Les analyses génétiques des loups du parc national du Canada de la Mauricie et des environs ont déterminé qu’ils appartiennent à la sous-espèce du loup de l’Est (Canis lupus lycaon). Le statut préoccupant de l’espèce signalé par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), en mai 2001 appuie les efforts de la recherche. On souhaite poursuivre les études et en déduire des stratégies de conservation et déterminer les mesures à prendre pour garantir la survie du loup dans le parc national de la Mauricie et aux alentours.

À voir aussi:

2 Comments

  1. tangui

    2010/12/19 at 1:56

    Et si un jour dans les pires des cas ,le loup omega lui venait a l’idée de s’ataquer au male alpha .
    d’abord es ce que s’est possible ? et si oui , que deviendrai la place du premier loup alpha dans la meute ?

  2. hélène blais

    2011/10/31 at 6:26

    S.V.P. j’aimerais avoir des informations sur les forfaits disponibles concernant l’appel des loups est-ce-que c’est en toutes saisons ou seulement l’été et les coûts ? merçi

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *