Bestiaire du Québec

Le chat – un prédateur redoutable

Le chat – un prédateur redoutable

Le chat – un prédateur redoutable

Voici quelques mots à propos de ce prédateur si redoutable pour les oiseaux. Chasseur d’une très grande efficacité, le chat est attiré par toute l’activité qui règne au poste d’alimentation. Même s’il est bien nourri, le chat résiste rarement à l’envie de capturer un oiseau, ou toute autre proie qui passe à proximité.

Évidemment, pour les gens qui ont eux-mêmes un chat, la solution semble la plus simple consiste à garder l’animal à l’intérieur et à lui interdire l’accès à la cour arrière où se trouvent les mangeoires.

À la limite, on peut restreindre son univers au patio en bloquant les accès à l’aide de barrières. Par ailleurs, on a longtemps cru qu’il suffisait d’attacher un petit grelot au collier du chat pour limiter le nombre de ses captures. Le grelot en question fait effectivement du bruit lorsque le chat se déplace, ce qui avertit les oiseaux. Mais, a-t-on déjà vu un chat en chasse, ventre à terre, s’approcher d’une proie ? Ce félin bouge avec une agilité si remarquable que les chances sont faibles que le grelot fasse beaucoup de bruit et nuise à l’effet de surprise que tente de provoquer le chat. Lorsque l’oiseau entend le grelot, il est souvent trop tard ! Mais puisque le grelot peut tout de même faire un peu de bruit, cela reste néanmoins une méthode à retenir.

Par contre, il est assez irréaliste de faire le tour du quartier et de demander aux propriétaires de chats de garder leur animal dans la maison ou d’attacher un grelot à leur collier. À moins d’avoir un chat qui ne chasse pas les oiseaux et qui protège son territoire tout en éloignant ses congénères, un chien peut aider à éloigner les félins.

Toutefois, une méthode relativement efficace consiste à ériger une clôture sur le pourtour du terrain. Une clôture en bois, sous laquelle il n’y a pas assez d’espace pour qu’un chat s’y faufile, permet de limiter l’accès au terrain. On peut aussi installer des treillis près des mangeoires afin de protéger le secteur. En choisissant un modèle dont les lattes sont suffisamment espacées, on permet aux oiseaux d’avoir tout de même une bonne vision des environs de la mangeoire et on érige un obstacle qui nuit à la progression d’un chat en chasse.

Une autre mesure préventive consiste à éloigner les mangeoires d’environ trois mètres d’une haie dense ou d’un conifère sous lesquels un chat peut se dissimuler et guetter en attendant de bondir vers un oiseau qui passerait tout près. Il s’agit là d’un exemple illustrant que les conifères plantés pour offrir un abri aux oiseaux peuvent constituer un danger à certains moments.

Bref, il suffit d’observer la configuration de son terrain et de bien évaluer l’emplacement idéal pour les mangeoires, tout en sachant très bien que tout est une question de compromis. Pour éviter de rendre la vie trop facile aux chats, on réduit les cachettes d’où ils peuvent bondir directement sur les oiseaux qui s’alimentent au pied des mangeoires et on installe des obstacles sur leur chemin pour les empêcher d’avancer en silence vers les mangeoires.

Tiré du livre : COMMENT ATTIRER LES OISEAUX CHEZ SOI par JEAN PAQUIN. GUIDE COMPLÈTE, ÉDITIONS MICHEL QUINTIN, 2007.

Si vous êtes digne de son affection, un chat deviendra votre ami mais jamais votre esclave (Théophile Gautier). Photographie de Megan Jorgensen.
Si vous êtes digne de son affection, un chat deviendra votre ami mais jamais votre esclave (Théophile Gautier). Photographie de Megan Jorgensen.

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