Faits étonnants sur le lait

Faits étonnants sur le lait que vous ne connaissiez pas

Faits étonnants sur le lait. Le lait joue un rôle majeur dans la vie humaine — même pour les personnes les plus engagées dans le véganisme. Homo sapiens sont biologiquement programmés pour être nourris au lait maternel ; cette substance protège contre les maladies à court et à long terme, tout en transmettant les anticorps de la mère au nouveau-né. Le lait a également été le pilier de grandes civilisations, et il désigne même la galaxie dans laquelle notre planète se trouve. Voici six faits étonnants sur le lait (et ses alternatives végétales savoureuses) qui vous feront voir votre brique de lait sous un nouveau jour.

Le lait est principalement composé d’eau

Même si le goût du lait diffère de celui de l’eau du robinet, la boisson est en réalité composée principalement d’eau. Par exemple, le lait entier contient 87 % d’eau ; les 13 % restants comprennent des protéines, des lipides, des glucides, des vitamines et des minéraux. Du fait de sa forte teneur en eau, le lait est aussi une bonne source d’hydratation pendant les chaudes journées d’été. Malgré les débats sur les divers types de lait (entier, demi-écrémé, écrémé), la différence de teneur en eau est d’au plus 3 %.

Les protéines et les matières grasses expliquent la couleur blanche du lait

Le lait paraît blanc car il réfléchit l’ensemble des longueurs d’onde de la lumière visible, ce mélange crée la couleur blanche. Les particules présentes dans le lait — dont la caséine, les complexes de calcium et les globules de graisse — diffusent la lumière, comme la neige, ce qui lui donne son aspect blanc. Parfois, il peut tirer sur le jaune à cause de l’alimentation de la vache — le pigment carotène, présent dans les carottes et autres légumes, peut faire varier la couleur —, et la riboflavine (vitamine) peut également donner une nuance jaune-vert. Le lait écrémé, pauvre en matières grasses, peut parfois adopter une teinte bleutée, car la caséine diffuse la lumière bleue plus que la rouge.

Le lait a contribué à l’essor de l’Empire mongol

Les peuples cavaliers des steppes eurasiatiques sont parmi les premières cultures à avoir adopté l’élevage laitier, il y a quelque 5 000 ans. Comme leurs grandes plaines n’étaient pas propices à l’agriculture, ces tribus nomades dépendaient des animaux et de leur lait pour se nourrir. Grâce aux calories apportées par le lait de jument, elles pouvaient parcourir de longues distances rapidement et maintenir des empires plus vastes que leurs voisins.

Un des mystères restant sur le rôle du lait à cette époque est que 95 % des peuples des steppes actuels ne possèdent pas la variante génétique nécessaire pour digérer le lactose, mais la population tire pourtant une part considérable de ses calories des produits laitiers. Selon une théorie, le microbiome intestinal des Mongols se serait adapté au fil des siècles à une alimentation fortement basée sur le lait.

La production laitière transformée par la bactériologie

En 1857, le chimiste et microbiologiste français Louis Pasteur découvrit que des micro-organismes présents dans l’air provoquaient la fermentation lactique, c’est-à-dire l’aigrissement du lait. Pasteur constata également (à la demande de l’empereur français Napoléon III) que certains microbes faisaient tourner le vin, mais qu’en chauffant brièvement le liquide à environ 60 °C, ces microbes étaient éliminés, laissant derrière eux une boisson stérilisée (ce que l’on appellera plus tard « pasteurisée »), qui se conserve plus longtemps.

La pasteurisation du lait n’est devenue courante qu’en 1886, mais elle a profondément changé les normes : autrefois, la consommation de lait contaminé provoquait la mort de nombreux nourrissons au XIXᵉ siècle. L’introduction de la pasteurisation fit chuter ce taux de manière marquée.

Les laits végétaux existent depuis 5 000 ans

Pendant des années, les producteurs laitiers ont poursuivi les marques de laits végétaux pour l’utilisation du mot « lait » sur l’emballage. Pourtant, l’histoire ne leur donne pas raison. Les Romains possédaient déjà une notion complexe du mot « lait » . Ainsi, l’étymologie du mot « laitue » remonte à « lact » (« lactate »). De nombreux livres de cuisine médiévaux citent le lait d’amande. De plus, la première mention de lait de soja apparaît sur une stèle chinoise. Elle date du premier au troisième siècle apr. J.-C. Toutefois, le lait de coco possède la plus longue histoire . En effet, on a retrouvé des râpes à noix de coco parmi des vestiges de Madagascar et d’Asie du Sud-Est datant de 3000 à 1500 av. J.-C.

Le nom de notre galaxie, « Voie lactée », vient d’un mythe grec

La galaxie abrite plusieurs centaines de milliards d’étoiles et s’étend sur des distances vertigineuses. À la vitesse de la lumière, il faudrait 200 000 ans pour la traverser. Son nom occidental — Voie lactée — vient d’un mythe grec : la déesse Héra, alors qu’elle nourrissait Héraclès, lui arracha le sein et projeta son lait divin à travers le cosmos. En fait, le mot « galaxie » vient du grec « gála », qui signifie « lait ». Les Romains désignaient aussi l’univers en latin comme « Via Lactea », soit « route du lait ». D’autres cultures emploient toutefois d’autres termes : en Chine, on l’appelle « 銀河 ». Soit « rivière d’argent ». En sanskrit c’est « Mandākinī ». Cela signifie à peu près « celle qui coule doucement ».

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