Les chats incroyables comme grands scientifiques et astronautes !
Un chat a déjà co-signé un article de physique et un autre fut l’un des premiers astronautes.
Chats incroyables : l’un d’eux a co-signé un article de physique
Les chats incroyables et extraordinaires ne sont certainement pas inconnus dans le monde de la physique. Isaac Newton possédait un chat nommé Spithead (et aurait même créé une chatière pour lui), tandis qu’Albert Einstein affirmait qu’il n’existait que deux refuges contre la misère de la vie : « la musique et les chats ». Bien sûr, l’exemple le plus célèbre est celui du chat de Schrödinger, une expérience de pensée imaginée par le physicien autrichien Erwin Schrödinger pour illustrer la complexité de la superposition quantique. Mais aucun de ces chats, qu’ils soient réels ou symboliques, n’a jamais rédigé un article de physique influent. Cet honneur revient uniquement à F.D.C. Willard, un chat siamois autrement connu sous le nom de Chester.
Même s’il est amusant d’imaginer Jack H. Hetherington — l’auteur bien humain de l’article — travaillant aux côtés de son chat pour explorer le comportement des atomes à différentes températures, la véritable raison de l’inclusion du félin tenait en fait à une question de pronoms.
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Avant de soumettre son article à la revue Physical Review Letters en 1975, Hetherington remarqua qu’il avait utilisé le « nous » de majesté tout au long de son texte. Ainsi un collègue lui indiqua que la revue n’acceptait cette formulation que pour les articles comportant plusieurs auteurs.
Refusant de reprendre entièrement le manuscrit (à l’époque des machines à écrire), Hetherington décida plutôt d’inviter Chester, sous le pseudonyme plus officiel de F.D.C. Willard, à devenir son collaborateur. La supercherie était intégrée dans le nom lui-même : Felis Domesticus Chester Willard (Felis domesticus étant le nom scientifique du chat domestique, et Willard celui du père de Chester). Selon Hetherington, les éditeurs de la revue ne trouvèrent pas cette contribution féline particulièrement amusante, mais le temps apaise tout. En 1980, Willard devint même l’unique « auteur » d’un article scientifique rédigé en français. Et en 2014, Physical Review Letters accorda un accès gratuit à tous les articles de physique « écrits » par des chats, à l’occasion du poisson d’avril.
Chats incroyables : en 1963, la France envoya le premier (et toujours le seul) chat dans l’espace.
Le 18 octobre 1963, une chatte errante parisienne nommée Félicette entama son voyage spatial à bord d’une fusée française lancée depuis le désert du Sahara. On a choisi cette chatte noire et blanche parmi un groupe de 14 chats entraînés pour la mission. Elle s’éleva rapidement depuis la surface terrestre jusqu’à près de 160 kilomètres d’altitude. En fait, c’est bien au-delà de la ligne de Kármán qui marque la frontière entre l’atmosphère terrestre et l’espace. Après être devenue le premier chat à échapper à l’attraction gravitationnelle de la Terre, Félicette redescendit en parachute vers la surface. Elle fut ensuite récupérée par hélicoptère (bien vivante) ; le voyage entier n’avait duré que 15 minutes.
Aujourd’hui, peu de gens connaissent l’épopée de Félicette. L’a souvent éclipse en fait le vol de la chienne soviétique Laïka en 1957. Pour commémorer les exploits de cette unique « astrochatte », une campagne Kickstarter en 2017 a permis de recueillir 43 323 livres sterling afin de financer un mémorial en son honneur. Aujourd’hui, la statue en bronze — représentant Félicette perchée au sommet d’un globe — se trouve à l’Université internationale de l’espace à Strasbourg, en France.