Trop d’intervention de l’État

Trop d’intervention de l’État sur le marché

Trop d’intervention de l’État sur le marché : Pour les néo-libéraux, toute intervention de l’État dans l’économie n’est pas à proscrire. Pourtant elle doit être limitée aux domaines pour lesquels le marché est défaillant. Soit, pour les biens collectifs indivisibles, externalités, rendements croissants.

(Biens collectifs indivisibles : biens qui une fois produits, tous les consomment. Sans qu’il ait de possibilité d’exclusion par le marché. Par exemple, la défense nationale. Externalités : Effets de l’action économique d’un agent sur d’autres qui ne passent pas par l’intermédiaire du marché. Exemple : la pollution. Rendements croissants (d’échelle) : Ces rendements se manifestent lorsque l’augmentation de la taille des unités de production conduit à une baisse du coût de revient unitaire. L’optimum est le monopole (monopole naturel) et il faut donc une intervention publique.)

Si on sort de ces domaines, elles sont inefficaces et pèsent donc sur l’économie.

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Les analyses de l’école des publics choices (théorie des choix publics) vont montrer que l’État a tendance à se développer de façon excessive et irrationnelle. L’État agit alors en fonction des intérêts de la bureaucratie et des politiciens qui le dirigent et non en fonction de l’intérêt collectif.

Ces analyses reposent sur l’idée qu’il existe une asymétrie entre les grands et les petits groupes. Les petits groupes étant mieux à même de faire valoir leurs intérêts en s’impliquant dans une action collective dont ils ont de grandes chances de voir les effets. Les administrateurs et plus encore les hommes politiques cherchent à accentuer leurs influences en accordant des avantages aux groupes de pression les mieux organisés, au détriment du grand nombre des contribuables.

Ce développement de l’État se marque tout particulièrement dans le secteur de la redistribution (État providence). Celle-ci se développe de façon excessive pour répondre à la demande de différents groupes de pression. Ce développement de l’assistance entraîne une incitation à la paresse et au travail au noir. En outre, cette hypertrophie de l’État se traduit par une hausse des prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales). Cette hausse répercute négativement sur l’ensemble de l’économie et empêche son développement.

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