Ports canadiens fermés aux chalutiers français

Ottawa ferme la côte sud de Terre-Neuve et les ports canadiens aux chalutiers français

(Presse Canadienne, publié le 18 mars 1987).

Chalutiers français : La côte sud de Terre-Neuve et les ports canadiens sont interdits depuis hier aux bateaux de pèche français.

Le ministre des Pèches et Océans, M. Tom Siddon, et son collègue des Transports, M. John Crosbie de Terre-Neuve, ont annoncé hier qu’ils avaient été forcés de prendre de nouvelles mesures pour limiter la surpèche des chalutiers français.

« J’ai ordonne la fermeture au large de la côte sud (la sous-division 3Ps de l’OPANO), a déclaré M. Siddon. Cela se passe parce que les Français ont dépassé le contingent de 6 400 tonnes de morue qu’on leur avait alloué par entente négociée. »

Par contre, le ministre a indique qu’il n’était pas en mesure d’appliquer cette interdiction partout au large des côtes de Terre-Neuve et dans les Maritimes, parce qu’une grande partie se trouve dans la zone revendiquée par la France. M. Siddon a demandé l’application stricte du règlement dans le secteur du banc Burgeo. Il a souligné qu’on arrêter tout bateau français qui s’y trouvera.

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Le gouvernement considère nécessaire la fermeture des ports canadiens. En effet, le gouvernement tente d’empêcher leur utilisation comme point d’appui à la sur pèche. « De cette façon, a précisé M. Crosbie, les bateaux de la France métropolitaine ne pourront plus faire escale dans les ports canadiens pour effectuer des réparations ou se ravitailler en vivres et en combustible ».

Le gouvernement est arrivé à la conclusion que les prises françaises de morue avaient dé passé le contingent de 6 400 tonnes en effectuant des estimations à partir du nombre de bateaux français qui ont péché dans le secteur et de la durée de leurs activités.

Puisque la France a refusé de fournir les renseignements utiles, le gouvernement canadien n’a pas eu d’autres choix que d’agir sur la base des renseignements recueillis. On a accordé à la France le contingent de 6 400 tonnes dans un accord. Celui-ci a soulevé alors la colère des pécheurs des Maritimes et particulièrement de Terre-Neuve.

Le Canada et la France ont aussi convenu de soumettre le litige entourant la limite des eaux territoriales à une cour internationale et de négocier l’attribution de contingents aux bateaux français jusqu’à une décision du tribunal.

Récemment, les pêcheurs français de l’archipel Saint-Pierre-et-Miquelon ont empêché des chalutiers de la France métropolitaine d’utiliser leurs installations pour transborder de la morue parce qu’ils jugeaient, eux aussi, qu’il y avait surpéche de leur part.

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