Une extrême richesse

Une extrême richesse et la confiscation de la richesse

Grâce au développement de la technologie et aux progrès réalisés dans l’organisation du travail, l’humanité produit de plus en plus de biens. Pourtant, à voir les millions d’enfants qui meurent annuellement des suites de la malnutrition ou carrément de faim (Un aux six secondes. Source : FAQ et le Programme alimentaire mondial des Nations Unies, 925 millions de personnes victimes de faim chronique dans le monde. FAQ Espace Presse, 14 septembre 2010. Page consulté le 17 juin 2012), à voir les millions de personnes qui vivent dans un état de pauvreté absolue, à voir les bidonvilles qui ne cessent de s’accroître, on pourrait penser le contraire.

Produire de la richesse n’implique pas nécessairement qu’elle soit répartie de façon équitable. En fait, l’histoire récente semble plutôt montrer le contraire. L’iniquité dans la réparation semble croître au même rythme que la production.

Écarts de revenus et pauvreté : une extrême richesse

Dans les pays les plus riches, l’écart de revenu s’accroît entre les patrons des grandes entreprises et leurs employés. En 1960 et 1969, les 150 dirigeants les mieux payés des 90 grandes entreprises gagnaient 39 fois le salaire moyen des travailleurs. Pendant les années 1990, sous L’effet des mesures adoptées pendant l’ère Reagan, ils gagnaient 187 fois le salaire moyen. Au début des années 2000, on en était à 367 fois.

Si on élargit l’enquête à la rémunération de l’ensemble des PDG par rapport à celle du travailleur moyen, on en arrive à une ratio de 25 au début des années 1970. Ça explose ensuite jusqu’à 525 en 2000. Puis ça retombe à seulement 411 en 2005.

Par ailleurs, il semble bien que ces écarts de réunion aient de bonnes chances de persister, qu’ils ne soient pas en phénomène épisodique, purement conjontuel. Ainsi, en 2009, même après la crise, les 25 dirigeants de hedge funds les mieux payés ont encaissé plus de 25 milliards en rémunération, les montants variant de 4 milliards pour le mieux payé, à un maigre 340 millions pour le petit dernier du groupe.

Toujours pour 2009, le total des bonis accordés par Goldman Sachs, JPMorgan Chase et Morgan Stanley est estimé à 23 milliards. Pour l’ensemble de Wall Street, ce serait de 200 milliards.

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Pour contourner les lois limitant les bonus les banques se sont montrées créatives garanties du prix des actions distribuées pour éviter que les détenteurs soient pénalisés par la chute des courses prime de bienvenue pour compenser les bonis non perçus à cause des contraintes légales lors de leur départ d’une autre firme. Transformation des bonis de performance (qui sont réglementés) en bonus de management (qui échappent à la réglementation). Augmentation des salaires pour compenser la limitation des bonnis. Formation de sociétés de gestion indépendantes au profit des gestionnaires de la firme, ce qui permet de payer à ses firmes des frais de gestion basés sur un portage partage de la valeur ajoutée…

Heureusement, les entreprises ont pu en financer une très large partie avec des exemptions d’impôts. À elles seules, Goldman Sachs, JP Morgan Chase et Morgan Stanley en auraient d’obtenu pour 20 milliards. Et tout cela après que ces virtuoses de la haute finance eurent failli provoquer l’écroulement du système financier mondial. Et après qu’ils eurent dû être secourus par le gouvernement. Autrement dit, par les impôts de tout le monde.

L’opération leur a clairement été profitable. Pour le monde financier, la crise semble être chose du passé. Juste pour le premier semestre de 2011, Bank of America, City Group et Wells Fargo, trois banques lourdement subventionnées pour leur éviter la faillite, on empoché 34 milliards de bénéfices.

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Les fonds de couverture continuent également de bien tirer leur épingle du jeu. En 2009 et 2010, leur rendement a été de 19,98% et de 10.4%. À eux seuls, les dix plus gros fonds ont dégagé des profits des 28 milliards. La même année, en France, les revenus dans le secteur financier ont augmenté de 44.5%.

En Grande-Bretagne, entre 2010 et 2011, le revenu moyen des dirigeants des cent plus grandes entreprises a augmenté de 50% pour s’établir à une moyenne de 4.3 millions de dollars. Au cours de la même année, les salariés s’appauvrissaient et perdaient leur emploi.
Toujours en Grande-Bretagne, la High Pay Commission estime que la rémunération des autres dirigeants des 350 plus grandes entreprises a augmenté de 108% pendant la dernière décennie et que les bonis ont crû des 187%. Pendant ce temps, les entreprises de ces dirigeants ont perdu 71% de leur valeur en bourse.

Au Canada, le salaire de George Cope, PDG de Bell Canada, est passé de 4, 27 milliards en 2010 à 9,62 millions en 2011. Le patron de Bombardier, Laurent Beaudoin, c’est contenté d’une augmentation plus modeste, passant de 6,86 millions à 8 ,17 millions.

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Il faut dire qu’appartenir ou gratin de la finance et au cercle des plus grandes fortunes elles exigeantes pas facile de tenir son rang quand la mode de plus de 200 pierres il faut gagner beaucoup les fans de mois arrivent vite heureusement les plus riches font des efforts pour conserver un train de vie dignes de leur position sociale ainsi à Wall Street le business de la prostitution au des gammes n’est naissent jamais aussi bien par reportés par haut de gamme on parle de call Girls à 10000$ la nuit Pendant ce temps en américain sur 7 vie sous le seuil de la pauvreté pour les enfants c’est pire un sur 5 pour les noirs et les hispanophones un sur 4 pour les femmes seules avec enfants la proposition monte à 3 sur 10 à et pendant Pendant ce temps 59 millions d’américains n’ont aucune couverture d’assurance maladie.

Aux États-Unis, en 2010, plus d’un million et demi d’enfants étaient sans abri. Ils vivaient dans des voitures, des parcs, des bâtiments abandonnés ou des refuges, exposés au stress, à la faim et au manque d’éducation.

Sources :

  • Diane Segalen. Les banques font preuve d’inventivité pour contourner les limitations des bougnoux leur monde dit novembre 2010.
  • Claire Gatineau et Marc Roche. « Les courtiers s’inquiètent pour leur bonus ». Le Devoir, 17 janvier 2011.
  • Par Garafalo. « Wall Street ready to claim billions in tax breaks on bonus payements. » Think Progress, 1 janiver 2010.
    Zachary A. GoldFarb. Washington Post. Avec Obama. Wall Street se porte comme un charme ». Courrier international 17-23 novembre 2011 page 34.
  • Stéphan Baillargeon. À l’origine d’un cri. Le Devoir, 31 décembre 2011.
  • Sudhir Vencatch, cité par Natacha Taru. A Wall Street, les call Girls ne connaissent pas la crise. Le Nouvel Observateur, 17 novembre 2011.
  • Hope Yen et Liz Sidoti. Poverty rate in US saw record increase in 2009. 1 in 7 Americans are poor. Huffington Post 11 septembre 2010. 59 millions d’américains sans assistance maladie. Le Monde, 13 septembre 2010.

Extrême richesse

  • Allain Graux. « La crise n’est plus qu’un mouvement mauvais souvenir pour les fonds spéculatifs ». Le Devoir, 13 mars 2011.
    Martin Hirsch, Entrevue par Stéphane Arteta. Dominique Nors et Thierry Philippon. « La crise profite au plus favorisés. Le Nouvel Observateur, 15 décembre 2011.
  • AFP. « Grande-Bretagne – revenu annuel moyen : 4,3 millions. Le Devoir, 29-30 octobre 2011.
  • Trends.be avec Belga. « Les bonus des patrons anglais ont explosé en 10 ans ». Le Vif.be, 5 septembre 2011.
  • Sylvain Larocque. « Quand le patron passe go ». Le Devoir, 31 mars 2012. «…ironiquement, c’est celui des deix qui est en simple employé, qui n’est pas un propriétaire entrepreneur, qui gagne le plus et qui à plus profité de la plus forte augmentation »
  • Alllain Garaux. « Le crime de l’Europe que nous voulons ». OrBack. 29 avril 2009.
  • Yvan Allaire est Madeleine Finimers. « Black markets au business bloc. » Cité par Gérald Filion 12 juin 2009.
  • Nelson D. Schwartz et Louise Scory. « Pay of hedge fund moyen ». New York Times, 31 mars 2010.
  • Jean-Jacques Pelletier, avec la collaboration des Victor Prose. La fabrique de l’extrême. Les pratiques ordinaires de l’excès. Éditions Hurtubise, 2012.

Voir aussi :

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