Économie en vrac

Coupons-rabais

Coupons-rabais

Coupons pour un milliard de dollars

En 1984, chaque ménage canadien à jeté plus de 100$ à la poubelle. Il s’agit des coupons rabais offerts par un grand nombre de compagnies. Inondés de 3,1 milliards de coupons-rabais dans le seul secteur de l’alimentation, en 1983, les Québécois, comme tous les Canadiens d’ailleurs, n’en ont utilisé que 180 millions, soit six pour cent.

D’une valeur nominale de 30 cents chaque coupon, ces offres ont permis de économies de 54 millions de dollars aux consommateurs. Ils ont jeté le reste, d’une valeur de 876 $ millions, ou 101$ par ménage canadien, à la poubelle.

Les grossistes et les fabricants émettent des coupons pour promouvoir l’essai de produits déjà existants, selon une enquête de Nielsen réalisée ce printemps. Le deuxième motif est l’introduction de nouveaux produits.

(Publié dans La Presse le 21 juillet 1984).

Fleurs rouges

Fleurs. Photo de GrandQuebec.com.

Combines à la Ponzi

Une combine à la Ponzi, connue également comme chaîne de Ponzi, est une escroquerie financière frauduleuse qui consiste à rémunérer les investissements des clients par les fonds procurés par les nouveaux entrants dans la combine.

La combine tient son nom de Charles Ponzi qui est devenu célèbre après avoir mis en place une opération basée sur ce principe aux États-Unis dans les années 1920. Charles Ponzi est devenu un millionnaire en six mois, en offrant les profits censés provenir d’une spéculation sur les coupons-réponse internationaux, avec un rendement de 40 % en 90 jours. À l’occasion, environ 40 000 personnes investirent 15 millions de dollars, dont seulement un tiers leur fut redistribué. (Notons pourtant que le roman Little Dorrit de Charles Dickens mentionnait déjà en 1857 une escroquerie basée sur le même principe pyramidal).

Les combines à la Ponzi attirent les investisseurs en leur offrant des rendements garantis et exceptionnellement élevés, au moyen d’instruments de placement à court terme et souvent très complexes.

Si ce montage financier n’est pas découvert avant, l’escroquerie apparaît au grand jour et s’écroule au moment que les sommes procurées par les nouveaux entrants ne suffisent plus à couvrir les rémunérations des clients déjà engagés.

Grosso modo, la combine Ponzi peut être décrite en ces termes : Une entreprise vous propose un investissement « garanti » à 100 % d’intérêts. Il suffit au fraudeur de proposer un rendement double des rendements moyens connus du marché pour s’attirer de la clientèle et pour durer. Vous lui donnez 100 dollars. Le fraudeur vous rend immédiatement 10 dollars (comme bonus ou prime), en utilisant votre propre argent. Il vous rendra 200 dollars en utilisant l’argent déposé par les clients suivants. Le système est viable tant que la clientèle afflue, attirée en masse par les promesses. Les perspectives semblent plus tentantes, parce que les premiers investisseurs sont satisfaits et font une formidable publicité au placement (heureux de ce placement mirifique, ils reviennent dans la chaîne).

Le phénomène fait alors boule de neige, entretenu tant que l’argent rentre. L’organisateur de la combine prend une commission, les investisseurs qui attirent d’autres clients, ont eux-aussi une commission assez alléchante. La chaîne durera tant que la demande suit la croissance exponentielle imposée par ce système. Lorsque la chaîne se coupe, la bulle éclate : tous les derniers investisseurs sont spoliés. Les gagnants sont ceux qui ont quitté le navire à temps et, surtout, l’organisateur.

Les instruments de placement sous-jacents n’existent cependant pas. Les revenus de placement sont versés aux premiers investisseurs à partir de fonds provenant d’autres investisseurs, plutôt que de revenus réellement réalisés. La perpétuation de la combine demande un flux continue de fonds de nouveaux investisseurs.

Conseils pour éviter de tomber dans une combine à la Ponzi :

  • Méfiez-vous des promesses de placements garantis dont les rendements sont visiblement supérieurs à la moyenne.
  • Assurez-vous de recevoir des renseignements détaillés par écrit qui vous permettent de bien comprendre et évaluer les détails du placement sous-jacent.
  • Informez-vous sur la personne qui vous propose le placement; effectuez une vérification de ses antécédents et vérifiez si cette personne est autorisée à vendre des valeurs mobilières. Si cette personne vous dit qu’elle est exempte d’un agrément, vérifiez auprès de l’organisme de réglementation local.
  • Avant d’investir, prenez toujours le temps de bien vous renseigner sur le programme et le promoteur.

Si vous avez déjà investi et qu’on fait pression sur vous pour que vous réinvestissiez vos revenus de placement ou s’il y a arrêt de services par le promoteur, communiquez avec l’organisme de réglementation local.

Pour compléter la lecture :

« Escroquerie : une bonne affaire qui a rencontré une mauvaise foi. » (Alfred Capus (1857-1922), dramaturge et journaliste français). Image : Megan Jorgensen.
« Escroquerie : une bonne affaire qui a rencontré une mauvaise foi. » (Alfred Capus (1857-1922), dramaturge et journaliste français). Image : Megan Jorgensen.

1 commentaire

  1. lisette

    2014/02/02 at 12:28

    j aimerais profitee des aubaines

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