Économie en vrac

L’ABC

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L’Association des banquiers canadiens

L’Association des banquiers canadiens (l’ABC) recommande des politiques publiques efficaces et efficientes en matière bancaire et favorise une compréhension du secteur bancaire et de son importance pour les Canadiens et l’économie canadienne.

Cette Association représente 54 banques membres, ainsi que leurs 275 mille employés. Il s’agit de 24 banques canadiennes et de trente succursales et filiales de banques étrangères exerçant des activités au Canada, et leurs 274 000 employés.

Fondée à Montréal, le 17 décembre 1891, l’ABC est l’une des plus anciennes associations sectorielles au Canada. Sa création a été conçue durant la révision de la Loi sur les banques quand s’est manifesté le besoin d’avoir une association regroupant des banques du pays. George Hague, directeur général de The Merchants Bank of Canada (qui est devenue aujourd’hui la Banque Royale du Canada), a été élu son premier président. En 1900, le Parlement canadien adopte une loi spéciale pour sa constitution officielle.

Une association bénévole, l’ABC comptait dans les années 1890 pas moins de six cents membres, soit des associés des banques canadiennes, dont Bank of British North America, Banque canadienne de commerce, Merchants Bank of Canada, Molson’s Bank, Banque nationale, Banque de Montréal, Dominion Bank (aujourd’hui Toronto Dominion Banque, après sa fusion avec Bank of Toronto) et Bank of Nova Scotia.

Lors de la deuxième assemblée annuelle de l’Association, tenue en juin 1893, George Hague a suggéré le lancement d’une revue de l’association et le premier numéro du journal trimestriel Journal of the Canadian Bankers’ Association a vu le jour, en septembre de la même année.

Le premier article de la nouvelle publication dressait un portrait du secteur bancaire au Canada et portait la signature de B.E. Walker, directeur général de la Banque canadienne de commerce, élu président de l’ABC la même année. En 1936, le nom du journal change à The Canadian Banker. En 1893, l’abonnement au périodique coûtait un dollar par an. En 1968, son rédacteur a ironiquement fait remarquer que le magazine représentait l’un des plus solides remparts contre l’inflation dans l’histoire de l’économie canadienne, étant donné que l’abonnement annuel de 1 $ en 1893 était passé à seulement 2 $ en 1968. Le périodique a cessé de paraître en 2000.

Notons qu’aujourd’hui, le secteur bancaire canadien comprend 24 banques canadiennes, 25 filiales de banques étrangères et 24 succursales de banques étrangères offrant des services complets. On compte d’ailleurs cinq succursales de prêts de banques étrangères exerçant des activités au Canada. Au total, d’après le Bureau du surintendant des institutions financières du Canada, au 31 mars 2012, les institutions bancaires géraient un actif de près de 3,6 billions de dollars.

Pour en apprendre plus sur l’Association des banquiers canadiens, rendez-vous au site Internet de l’ABC : cba.ca.

La monnaie dans l’économie

Aujourd’hui, la monnaie est fiduciaire et non pas fondée sur l’or ou l’argent. D’ailleurs, le papier-monnaie émis par la banque centrale peut être multiplié dans le système bancaire, c’est-à-dire, au numéraire émis par la banque centrale s’ajoute une monnaie scripturale créée par le système bancaire.

Dans ces conditions, il devient important de contrôler la quantité de monnaie et de l’ajuster aux besoins réels de l’économie. Le rôle de la Banque du Canada est donc de contrôler l’offre de monnaie en fonction du niveau de l’activité économique, parce que laissées à elles-mêmes, les banques auront tendance à ajouter ou à soustraire des prêts selon les perspectives de profit et une mauvaise gestion monétaire a des conséquences sur le niveau des prix et de l’activité économique.

En créant une monnaie, on ajoute un bien qui sert à évaluer les autres biens et à faciliter leur échange. Une addition soudaine de monnaie sans que la quantité des autres biens se soit accrue a pour effet de diminuer la valeur relative de la monnaie (toute valeur dépend de la rareté relative d’un bien par rapport à un autre bien). Dorénavant, il faudra plus de monnaie pour acquérir les biens, c’est le phénomène de l’inflation qui débute. Par contre, si la quantité de monnaie est insuffisante, le pouvoir d’achat des agents économiques ne permet pas l’acquisition d’ensemble des biens produits. Il y a alors surproduction et ralentissement de l’activité économique.

Ainsi, pour que la monnaie joue un rôle neutre sur l’économie, il faut que l’offre de monnaie corresponde à la demande de monnaie. Autrement dit, il y a une masse monétaire idéale, une quantité optimale de monnaie qui permet que l’offre globale de biens et de services corresponde à la demande globale de ces biens et services.

La masse monétaire constitue l’offre de monnaie dans l’économie. La demande de monnaie dépend essentiellement du niveau de l’activité économique, c’est-à-dire, de la valeur monétaire des diverses transactions.

Il y a équilibre sur le marché monétaire lorsque l’offre de monnaie correspond à la demande de monnaie. D’ailleurs, le taux d’intérêt qui constitue le loyer de l’argent s’ajustera à la hausse ou à la baisse selon les conditions du marché monétaire. Ainsi, un surplus de monnaie entraînera une chute du taux d’intérêt alors qu’une réduction de l’offre de monnaie a pour conséquence de faire monter le taux d’intérêt.

tours bancaires de toronto

Tours bancaires de Toronto. Photo : © Agence d’immigration Lawpoint.ca.

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