Ecologie et environnement

Union québécoise pour la conservation de la nature

Union québécoise pour la conservation de la nature

Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)

Organisme sans but lucratif fondé en 1981, l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) est la plus importante coalition d’individus et d’associations locales oeuvrant à la protection de l’environnement au Québec.

Tout en étant autonome quant à ses activités, l’UQCN est affiliée à l’Union mondiale pour la nature, à la Fédération canadienne de la nature, au Fonds mondial pour la nature (Canada) ainsi qu’à Great Lakes United.

L’UQCN regroupe quelque 9000 membres et sympathisants et 60 organismes issus de toutes les régions du Québec.

Une mission concrète et essentielle au Québec

L’UQCN fonde son action sur les trois principaux objectifs de la Stratégie mondiale de la conservation :

  • maintien des processus écologiques essentiels à la vie ;
  • préservation de la diversité génétique ;
  • utilisation durable des espèces et des écosystèmes.

Par ses interventions publiques et des gestes concrets, l’UQCN participe à la sauvegarde de notre environnement.

Ainsi, chaque fois que la mise en oeuvre d’un projet public ou privé risque d’avoir un impact sérieux sur notre environnement, l’UQCN exige l’examen public du projet.

L’UQCN dépose régulièrement des mémoires lors de consultations publiques où elle défend ses prises de position. Ses interventions sont reconnues comme étant pertinentes et exigeantes en regard des objectifs de protection de l’environnement.

Celles-ci tiennent toutefois toujours compte des capacités sociales et économiques de la société québécoise à atteindre ces objectifs.

Au cours des dernières années, l’UQCN a fondé Stratégies Saint-Laurent et a participé à la création d’ÉcoSommet. Elle a aussi mis sur pied le service EnviroPhone et elle réalise l’ÉcoRoute de l’information.

De plus, elle a fait la promotion de méthodes écologiques d’épuration des eaux. Elle a aussi publié la carte Les milieux naturels du Québec méridional et le guide Santé et environnement pour la protection des cours d’eau.

L’Union québécoise pour la conservation de la nature invite tous ceux et celles qui souhaitent voir le Québec s’orienter vers des objectifs de développement durable des ressources à se joindre à elle. Ensemble, nous pourrons faire avancer les débats et promouvoir les solutions appropriées à la sauvegarde de notre environnement.

Ce que vous pouvez faire pour contribuer à l’assainissement agricole :

  • Favoriser l’achat de produits biologiques ;
  • Joindre un projet d’Agriculture soutenue par la communauté (ASC) dans lequel un partenariat est établi entre une entreprise agricole biologique et des consommateurs, ce qui permet d’obtenir des aliments biologiques à meilleur prix ;
  • Rechercher des produits du terroir, qui permettent aux entreprises agricoles d’accroître leurs revenus sans pour autant suivre la voie de l’intensification de la production ;
  • Vous informer sur les conditions de production des aliments que vous achetez et, lorsque c’est possible, vous approvisionner auprès d’une ferme qui est reconnue pour ses pratiques responsables sur le plan environnemental ;
  • Sensibiliser vos proches à l’importance de protéger les cours d’eau en milieu agricole.
  • Indiquer au gouvernement qu’à titre de contribuable, vous souhaitez que le soutien aux entreprises agricoles soit versé en fonction de critères environnementaux ;
  • Développer une curiosité face au développement agricole qui prévaut dans votre région ;
  • Appuyer les interventions de l’UQCN dans le dossier agricole en devenant membre de l’organisation et en lui versant une contribution financière ;
  • Faire votre propre potager et employer des pratiques écologiques.

Sauve Garde. La crise environnementale de l’agriculture québécoise

Il y a 10 000 ans, l’histoire de l’humanité s’apprêtait à prendre un virage qui devait changer son cours. L’agriculture naissait et dès lors rien n’arrêtera son essor. Les conséquences sont multiples. Bénéficiant des innovations technologiques et des progrès scientifiques au cours des siècles, l’agriculture a progressivement changé de visages et de formes. Aujourd’hui, dans la majorité des pays du monde où elle est pratiquée de façon intensive, elle est responsable de nombreux problèmes environnementaux et sociaux.

L’agriculture aurait-elle oublié les lois de la nature, pourtant garantes de son propre avenir… et du nôtre ?

Les coûts cachés de l’intensification agricole

Depuis près d’un demi-siècle, l’agriculture pratiquée dans la plupart des pays industrialisés s’est organisée autour d’un seul et même objectif : l’accroissement de la productivité. Avec l’aide des gouvernements, tous les moyens ont été pris pour y arriver. L’agriculture québécoise ne fait pas exception.

Si l’on peut se réjouir d’avoir aujourd’hui une agriculture moderne, capable de répondre aux défis de nourrir la population, il faut aussi admettre que cela a imposé un important tribut à l’environnement et aux ressources naturelles en général. L’augmentation de la productivité agricole a entraîné des pollutions dont les impacts sont aujourd’hui observables tant sur la qualité des eaux de surfaces et souterraines, que sur la dégradation des sols, la réduction de la biodiversité et des habitats, ainsi que sur la qualité de l’air que nous respirons. Tous ces effets ont des conséquences sur notre santé et notre bien-être individuel et collectif. La volonté du «toujours plus », dont les agriculteurs ont été et sont encore, tout à la fois, les otages et les responsables, nous a conduits progressivement au bord d’un gouffre qui se rapproche très vite.

Pesticides, pathogènes, nitrates, phosphates et autres contaminants, sont devenus en l’espace de quelques décennies les indésirables voisins de la majorité des résidents en milieu rural.

Pour tenter de limiter les effets négatifs de la surenchère dont ils s’estiment victimes, des groupes de citoyens s’organisent et revendiquent le droit de vivre dans des campagnes « propres ».

Chaque projet d’implantation ou de développement d’élevage, notamment en production porcine, montre la difficile conciliation des intérêts économiques et écologiques, de même que le risque de fracture sociale entre les différentes communautés d’usagers de l’espace rural.

Ces dernières années, les médias se sont régulièrement fait l’écho de ces bruits de colère qui agitent le milieu rural.

Aujourd’hui, la campagne est malade de ces tonnes de produits chimiques qu’elle a reçues. Elle souffre de ces pratiques intensives qui dégradent les terres.

Elle ne réussit plus à absorber ces milliers de tonnes de fumiers que les élevages génèrent sans savoir comment on pourra en disposer, occasionnant dans le même temps une surfertilisation des sols qui contaminent les cours d’eau. Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que le ministère de la Santé du Québec ait émis récemment un avis selon lequel les risques de santé sont bien présents et iront même en s’accentuant pour les résidents des milieux ruraux qui sont exposés à cette pollution agricole. Il recommande de décréter un arrêt de l’expansion des élevages dans les zones où il y a surplus de fumier.

L’UQCN a élaboré plusieurs mémoires et communiqués concernant divers aspects de la pollution agricole. Quelques documents produits par l’UQCN sont également disponibles et peuvent être commandés. L’adresse du site de l’UQCN est uqcn.qc.ca

Coordonnées de l’UQCN :

1085, avenue. de Salaberry, bureau 300
Québec G1R 2V7
Téléphone : 418 648-2104.

Pin solitaire. Photo de Natalya Vorobyova.

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