Ecologie et environnement

La recherche des roches, minéraux et fossiles

La recherche des roches, minéraux et fossiles

La recherche passionnante des roches, minéraux et fossiles.

Regardons la nature vivre! Travaux de vacances

Depuis le début des vacances, nous avons consacré plusieurs chroniques à donner des indications précises sur les différentes techniques de collection des plantes. d’observation des animaux, de conservation des insectes. Aujourd’hui, pour être complets, nous donnerons quelques précisions sur la façon de collectionner des spécimens de géologie ou de minéralogie

Équipement du minéralogiste

L’équipement du minéralogiste amateur peut se réduire à quelques instruments des plus faciles à se procurer.

Un havre-sac. en toile, ou à défaut un bon panier à raisin, rendra service pour remiser les récoltes. Une loupe, comme tout naturaliste doit en être pourvu, facilitera grandement l’identification de roches que nous pourrions trouver, l’n bon marteau, ou encore mie petite masse sera d’un grand secours, secondé d’un ciseau de fer. Nécessairement, calepin et crayon, accompagnent toujours le naturaliste au travail.

Méthode de travail

La méthode de travail du jeune naturaliste doit progresser au même rythme que l’acquisition de ses connaissances Nécessairement, un débutant ramasse tout ce qui lui tombe sous la main et qui lui parait intéressant. Pour augmenter ses connaissances, tout en donnant plus de valeur à la collection de ses débuts, le géologue-minéralogiste amateur doit assez tôt diviser ses récoltes en trois group. : les minéraux, les roches et les fossiles.

Les minéraux

Toute substance simple et naturelle, trouvée dans 1 écorce terrestre. est un minéral. On reconnaît que cette substance est simple. en ce que chacune de ses parcelles est identique à sa voisine. On dit alors que telle substance est homogène.

Tous les minéraux, à quelques rares exceptions près, se trouvent dans la nature sous forme de cristaux Certains, tels que le grenat ou le quartz sont assez gros. Ce sont eux qui. naturellement, attirent l’attention du collectionneur novice. Mais le plus souvent, les distaux sont plus petits et si intimement collés les uns aux autres qu’il faut un examen très attentif pour révéler leur structure cristalline. C’est sous celte forme – dite compacte – que les cristaux se trouvent dans les roches et dans beaucoup de minéraux simples.

Tout débutant averti doit s’efforcer de collectionner non seulement les plus gros minéraux, niais aussi les petits à structure plus compacte.

Les roches !

Toute substance naturelle, composée de plusieurs minéraux, est une roche. Ainsi un échantillon de granit, qui est une roche présentera. à l’aide d’une loupe, de petits flocons nous, c’est le mica; «Je petites surfaces planes très brillantes, de couleur rose, rouge blanche ou verte, c’est le feldpath; finalement de petites masses à surface irrégulière, plus ternes, souvent vitreuses, avec un reflet gras, c’est le quartz.

Une roche forme toujours une partie importante de l’écorce terrestre En se plaçant à ce point de vue, certains amas considérables d un seul minéral peuvent être classés comme roche, parce que, à l’endroit où vous avez prélevé l’échantillon, ce minéral forme une partie appréciable de l’écorce terrestre. On donne à de tels amas le nom de roches monominérales. C’est le cas du marbre, qui est composé presque exclusivement de minéral okrite, ou encore des ocres, qui sont constitués d’hématite ou de limonite.

Les fossiles

On appelle fossile tout vestige d’être vivant, retrouvé dans les roches. Habituellement, ces êtres sont tombés sur les fonds boueux où se faisait l’accumulation des sédiments et se sont trouvés ainsi emprisonnés dans les couches terrestres. Graduellement, ils se sont transformés en pierre et ne gardant de leur substance primitive que la forme extérieure.

Les fossiles les plus fréquents sont de petits mollusques à deux valves ou des restes de coraux. Dans la Gaspésie, on trouvera aussi des poissons et des plantes. Dans d’autres endroits, apparaissent en outre des vestiges d’anciennes forêts, de grandes fougères géantes.

Dans l’Ouest canadien s’ajoutent de nouvelles acquisitions. C’est ainsi que des géologues ont réussi à découvrir des restes de grands dinosaures ou encore les ammonites, ces coquillages enroulés qui mesurent souvent plus d’un pied de diamètre.

Comment collectionner les minéraux

Le minéralogiste veut avant tout connaître le minerai tel qu’il existe dans la nature. La règle fondamentale pour le collectionner, c’est donc de conserver autant que possible, l’état naturel du minéral.

Ceci s’applique surtout au cas où le minéral se trouve sous forme de cristaux. Il ne faut jamais détériorer un cristal. Pas même dans le but de le détacher de sa gangue, si ce n’est pas absolument nécessaire. Prélevez le cristal avec un morceau de la roche sur laquelle il repose ou dans laquelle il est enchâssé.

En général, sur le terrain, il est très imprudent d’essayer de déloger un cristal encastré dans une masse rocheuse. Il vaut mieux dans ce cas. prélever un gros morceau de la roche qui renferme les cristaux convoités; ne les séparez qu’au laboratoire ou à la maison, où vous aurez le temps et les outils appropriés pour un travail soigné. Si la séparation n’est pas praticable sans sacrifier les cristaux, vous mettrez tout le morceau, à l’état naturel, dans la collection, en y joignant une étiquette appropriée.

Si le minéral est compact, vous devrez façonner votre échantillon pour l’adapter à vos boîtes, si voua pouvez le faire sans détruire l’apparence naturelle du minéral.

Comment collectionner les roches

D’autre part, ce qui intéresse le géologue, c’est la composition de la roche. A cette fin, il faut façonner l’échantillon de telle manière que l’on puisse le plus facilement possible déceler les minéraux, qui la constituent.

Tous les échantillons devraient avoir le même format; de préférence l’un des deux formats internationaux, à savoir: 81 x 414 pouces ou 214 x 314 pouces; mais il faut s’efforcer autant que possible d’avoir dans les collections des minéraux de même dimension et de même épaisseur.

Ne collectionnez jamais autre chose que des rocher ou des échantillons frais. Jamais de roches rouillées ou décomposées. Pour avoir une roche fraîche, le chercheur doit souvent enlever à l’aide d’un marteau les portions superficielles décomposées par les intempéries. On ne doit s’écarter de cette règle très stricte que lorsque le collectionneur a précisément l’intention de montrer, au moyen de sa collection, les différentes modifications que subissent les minéraux ou les roches sous l’influence des agents atmosphériques. Et dans ce dernier cas, il doit mentionner son intention par une étiquette appropriée.

Comment collectionner les fossiles

Là où des surfaces de roches sédimentaires on* été longtemps exposées à l’action des eaux ou de l’air, les fossiles se retrouvent souvent, parfaitement dégagés, dans les produits de décomposition. On fouillera donc alors avec grand soin tous ces débris meubles et le chercheur persévérant y fera des trouvailles très passionnantes.

Dans les cas ordinaires, il faut, à l’aide d’un marteau, briser la roche, ouvrir les feuillets de pierre, en scrutant avec grand soin les parois éclatées. Lorsqu’on fait la découverte d’un fossile, il importe de ne pas continuer à enlever inutilement la pierre à l’entour; d’abord parce que l’on risquerait de briser le fossile, et ensuite parce que celui-ci a toujours une meilleure apparence s’il se détache sur un fond de roche. On taillera les spécimens de la même manière que les roches, si possible. Mais ici ce qui importe surtout, c’est de bien conserver le fossile, afin qu’un paléontologiste puisse vous l’identifier.

Comment conserver ses collections.

S’il est intéressant de rechercher de beaux spécimens de pierre, de roches ou de fossiles, il est aussi important de bien conserver ses trouvailles.

Généralement les spécimens de géologie ou de minéralogie se gardent dans des petites boites de carton aux dimensions de 3 x 4 x 2 pouces. On dispose dans le fond de ces petites boites de couche de coton hydrophile — d’ouate — sur lequel le spécimen se détache bien.

Tout échantillon de pierre, de minerai ou de fossile, doit porter un numéro. C’est ici que le calepin de notes remplit un rôle considérable. car le numéro que l’on enregistre sur son calepin doit se retrouver sur le spécimen, et d’une manière définitive. Pour ce faire, on marque un numéro avec de la peinture sur la face inférieure de l’échantillon; ainsi on peut toujours référer à ses notes pour connaître l’endroit, la date et les remarques que l’on a prises au moment de la récolte.

Où faire identifier vos échantillons

Comme pour les autres disciplines scientifiques, le débutant en minéralogie et en géologie, à moins d’avoir un expert prés de lui, éprouvera le besoin de faire identifier les trouvailles. Pour de multiples raisons, il est à recommander de récolter plusieurs spécimens du même échantillon de pierres ou de roches.

Vous pourrez toujours expédier vos minéraux pour les faire identifier soit au Service provincial de minéralogie. Ministère des Mines. Hôtel du Gouvernement, à Québec, ou encore à la Faculté des Sciences de l’Université Laval, boulevard de l’Entente, à Québec.

Les spécimens doivent être expédiés par la poste dans des bottes de carton fort, bourrées de papier, bien ficelées et bien affranchies.

Nous ne saurions trop intéresser les jeunes naturalistes à la connaissance des sciences de la terre, la géologie, la minéralogie et la paléontologie sont captivantes en elles-mêmes et une personne un peu cultivée ne peut s’empêcher d’en posséder des connaissances plus que superficielles.

Donc, chers jeunes lecteurs, a l’oeuvre, examinez la robe de la nature, elle recèle des trésors inestimables et vous racontera à la mère Histoire magnifique de la naissance de notre globe terrestre et de sa constitution.

 

On ne juge pas un homme sur le nombre de fois qu’il tombe mais sur le nombre de fois qu’il se relève. (Proverbe). Illustration : Megan Jorgensen.
On ne juge pas un homme sur le nombre de fois qu’il tombe mais sur le nombre de fois qu’il se relève. (Proverbe). Illustration : Megan Jorgensen.

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