Côte-du-Sud : plaine de Montmagny – Bellechasse

La plaine littorale de Montmagny – Bellechasse dans la région de la Côte-du-Sud

Sa flore

Formées d’alluvions récentes, les terres en bordure du fleuve supportaient une végétation mixte de conifères et de frênes. Dans l’anse de Cap-Saint-Ignace, la présence de cette dernière essence est attestée le toponyme Lafrenaye qui désignait l’un des fiefs concédés à cet endroit. Au niveau de la plaine de la rivière du Sud on, retrouvait vraisemblablement une association des chênes blancs, d’érables rouges et d’ormes parsemés de conifères qui tolèrent bien l’humidité du sol (sapins, cèdres, pins blancs).

À l’origine, cette forêt littorale pouvait abriter des espèces comme le raton-laveur, la martre, le renard, le lièvre et la perdrix. Aujourd’hui, on n’y retrouve plus guère que des écureuils, qui s’accommodent assez bien de la présence humaine, et quelques lièvres et perdrix perdus dans les boisés de ferme. Les animaux domestiques ont pris la place de la faune sauvage chassée pour son pelage et sa chair. Les rivières recélaient pour leur part des anguilles, des saumons et certaines autres espèces. C’est cependant sur les battures du fleuve que les riverains pouvaient trouver du gibier en abondance, les oiseaux migrateurs attirés par les prairies de scirpe devenant les proies faciles.

La plaine littorale de Montmagny – Bellechasse c’est aujourd’hui complètement défrichée. Les sols limono-argileux qu’on y retrouve comptent parmi les plus fertiles de la province. Leur principal défaut est d’être mal drainés. Ils renferment aussi des pierres. Ces limitations imposent des pratiques modérées de conservation. La zone de la plaine de Montmagny – Bellechasse occupe les vallées des principales rivières et les terres basses des anses du littoral.

Pour en apprendre plus :

Source du texte : Histoire de la Côte-du-Sud. Sous la direction de Alain Laberge. Martine Côte, Diane Saint-Pierre, Jacques Saint-Pierre, Yves Hebert. 1993. Extrait.

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