Bande riveraine de la rivière du Nord

Revitalisation d’un tronçon urbain de la rivière du Nord – la bande riveraine

La bande riveraine de la rivière du Nord : En août 2008, l’organisme de bassin versant de la rivière du Nord (Abrinord), la ville de Saint-Jérôme et plusieurs partenaires ont élaboré en projet de revitalisation de la rivière du Nord auprès de la Fondation de la faune du Québec dans le cadre du Fonds Naya pour les cours d’eau.

Le projet, réalisé en 2010, vise à offrir un meilleur accès à la rivière, à mettre en valeur la faune, à végétaliser les berges est à améliorer la qualité de l’environnement aquatique dans le centre-ville de Saint-Jérôme.

Entre autres, dans le cadre de ce projet, l’on a végétalisé a bande riveraine de ce parc. D’ailleurs, on a mis en place dans la rivière des abris à poissons.

La bande de protection riveraine qui borde les lacs et cours d’eau s’étend sur une distance de 10 à 15 mètres à partir de la ligne naturelle des hautes eaux. La largeur de la bande riveraine varie selon la pente et la hauteur du talus.

Avantages de préserver ou de recréer une bande riveraine naturelle

  • Freine les sédiments en ralentissant l’eau de ruissellement.
  • Prévient l’érosion des rives.
  • Filtre les polluants en absorbant les apports en nutréments (phosphore, azote, etc.) et prévient ainsi la prolifération des algues et des plantes aquatiques.
  • Rafraîchit le bord del ‘eau en créant d l’ombrage. Cela favorise le maintien du taux d’oxygène et la présence des poissons d’intérêt sportif.
  • Crée un milieu offrant habitant habitat nourriture et abri à la faune

Ligne naturelle des hautes eaux : elle se situe à l’endroit où l’on passe d’une prédominance de plantes aquatiques à une prédominance de plantes terrestres, ou encore à la limite des Indes inondations de récurrence des deux ans.

Comment recréer une bande riveraine

Cessez de tondre le gazon sur la rive et laissez la nature suivre son cours. C’est la méthode la plus facile et la plus économique.

Plantez des végétaux indigènes, variés et adaptés aux rives, pour accélérer ainsi le processus de régénération. Cependant, faire une plantation né signifie pas créer un jardin, ni une plate-bande. En fait, c’est un espace qui doit ressembler le plus possible au milieu naturel.

On recommande les végétaux indigènes (originaires de la région) parce qu’ils s’adaptent généralement bien aux conditions locales. D’ailleurs, ils permettent maintenir la le caractère naturel du milieu riverain.

bande riveraine de la rivière du Nord
La bande riveraine de la rivière du Nord à Saint-Jérôme. Photo de GrandQuebec.com.

La bande riveraine doit se composer idéalement de trois stades de végétaux : arbres, arbustes et plantes herbicides.

La nourriture :

Le type de nourriture disponible pour les poissons et plantes aquatiques (insectes, crustacés, mollusques, amphibiens, reptiles, petits mammifères) dépend du fond (substrat) de la rivière ou du lac où Ils habitent. Il dépend aussi du type de terrains qui composent le rivage (bande de protection riveraine).

Les aires de reproduction

La plupart des poissons sont très exigeants quant au site où ils vont pondre leurs œufs (frai) et élever leurs progénitures. Ils ne se reproduisent que lorsqu’ils se trouvent le substrat approprié (lit de gravier, végétation aquatique, etc.) et une eau de la qualité recherchée.

La qualité de l’eau

La plupart des espèces des poissons ne peuvent survivre que dans un intervalle de températures précis. Le poisson est également sensible aux sédiments, aux pesticides ou à tous les polluants de l’eau. Pour que le poisson puisse survivre dans un habitat donné, celui-ci doit offrir une eau de qualité adéquate et en quantité suffisante.

Les routes migratoires

Le poisson doit souvent parcourir de grandes distances entre ses aires d’alimentation et de reproduction. Il doit être capable de traverser les zones séparant l’un et l’autre pour accomplir ces voyages et parvenir à son but.

Les abris

Le poisson a besoin d’un endroit où s’abriter, se reposer, profiter d’une eau plus fraîche et plus calme. Ainsi que de se protéger du soleil. Les abris servent à se protéger des prédateurs et des compétiteurs tout en apportant une protection aux géniteurs en période de fraie, au fretins pendant leur croissance et aux alevins après leur émergence du gravier ou de la végétation.

Aménagement d’abris à poissons

On a aménagé des abris à proximité des sites de reproduction (frayère) ou d’alimentation. Les abris restent submergés en permanence.

Le type d’abris à poissons utilisé dans ce tronçon de la rivière du Nord consiste à imiter les structures naturelles (roches, troncs et branches des arbres) rencontrées dans le cours d’eau afin de créer des abris où les poissons peuvent retrouver les éléments essentiels à leur survie.

De nombreuses expériences ont démontré que il y a d’abris dans un cours d’eau, plus il devrait y avoir de salmonidés (truites, ombles, etc.) Cela serait attribuable au fait que les abris permettent aux poissons de occuper des portions de l’habitat qu’ils n’auraient pas utilisées autrement.

Aménagement d’un accès

La coupe de végétaux nécessaire à l’aménagement d’une ouverture de cinq mètres de largeur maximum donnant accès au plan d’eau et autorisée lorsqu’il la pente de la rive est inférieure à 30%.

Lorsque la pente de la rive est supérieure à 30%, seuls l’élagage et l’émondage nécessaires à l’aménagement d’une ouverture visuelle de cinq mètres de largeur maximum ainsi qu’à l’aménagement d’un sentier ou d’un escalier qui donne accès au plan d’eau son autorisées.

Idéalement, l’accès au plan d’eau doit être orienté en biais ou en serpentin par rapport à la rive pour éviter l’érosion.

Références et sources

  • Conseil régional de l’environnement des Laurentides.
  • Ministère Pêches et Océans Canada.
  • Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec. Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec.
  • Rédaction : Abrinord. Produit par la Ville de Saint-Jérôme – septembre 2010.
  • Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des parcs du Québec.
bande riveraine de la rivière du Nord
Rivière du Nord, photo de GrandQuebec.com.

Voir aussi :

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