Les eaux du Québec

Rivière Picanoc

Rivière Picanoc

Rivière Picanoc

La rivière Picanoc qui coule en Outaouais est une rivière d’une longueur de 85 kilomètres, affluent de la rivière Gatineau. La rivière prend sa source à 10 kilomètres au sud-est du lac Usborne, se dirige d’abord vers l’est et fait ensuite une grande boucle vers le sud, pour se décharger dans la rivière Gatineau, juste au sud de Gracefield, dans la MRC de La Vallée-de-la-Gatineau, à environ 95 kilomètres au nord d’Ottawa.

Selon Eugène Rouillard qui se réfère au père Georges Lemoine, le nom de la rivière serait emprunté au mot Pikanook, Pakanak ou Picanock qui signifie noyer, de pakan, noix. Probablement la rivière a été ainsi appelée à cause des noix qu’on y trouve. On sait que les environs de la rivière étaient peuplés de noyers, un bois très recherché par les Amérindiens pour la fabrication de leurs arcs.

En fait, la graphie et la prononciation ont subi plusieurs transformations consécutives aux contacts linguistiques. Ainsi retrouve-t-on la forme Pikanook sur une carte du canton de Wright de 1906, Pickinock sur la carte géographique du comté de Hull de 1925 et Pickanok sur celle du ministère des Mines et Pêcheries de 1925, dressé également en 1925.

Cependant, en 1927, la forme actuelle Picanoc figure sur une carte du ministère des Terres et Forêts. Picanoc désigne également un pont et trois voies de communication. C’est aussi l’ancien nom de la municipalité de Gracefield.

Étroite et tumultueuse, la Picanoc est très estimée des amateurs de plein air et est très connue pour les passionnés du canotage. La période navigable sur la rivière en amont du chemin Ruisseau des Cerises est très recommandable au printemps, mais est également possible durant une bonne partie de l’été, quand il y a de l’eau à souhait, les vagues sont bonnes mais pas trop.

À partir du chemin Ruisseau des Cerises au Camping Pickanock, la rivière est praticable en tout temps. Remarquez qu’il y a une station de mesure de débit sur la rivière, à 1.5 kilomètres de son embouchure. Le débit est disponible sur le site internet du Centre d’Expertise Hydrique du Québec : Centre d’Expertise.

Quant à la qualité du milieu, l’eau y est propre, limpide et potable, elle reste propice à la baignade tout au long du parcours et la première moitié du parcours est sauvage. Ensuite, on alterne entre un milieu sauvage avec chalets dispersés, et des zones agricoles.

Dans la partie amont, il y a peu de sites propices au camping improvisé, alors qu’en aval du chemin Ruisseau des Cerises, les emplacements potentiels sont nombreux, mais la plupart des terrains sont propriété privée.

La zone comprise entre la piste cyclable et la rivière semble plus isolée, et moins accessible. Le site du km 13 est vaste et fait penser à un parc urbain boisé.

Le trajet suggéré est de niveau II et d’environ 12 km avec un seul portage de moins de 75 mètres (durée approximative d’une journée).

Les rives de la Picanoc sont plutôt escarpées et la faune y est abondante.

Canton Northfield

À une soixantaine de kilomètres au nord de Gatineau, dans l’Outaouais, cette unité cantonale comprend le territoire de la municipalité du même nom. Délimité à l’ouest par la rivière Gatineau, le canton est baigné par de nombreuses étendues d’eau, notamment les lacs Heney, Désormeaux, Bitobi, Northfield, Victoria et Saint-Laurent. La première concession de lots, par lettres patentes, remonte au 26 octobre 1859. Le nom du canton de Northfield paraît en 1861 sur la carte du Gouvernement du Canada par Thomas Devine. Proclamé en 1861.

Ce canton qui comptait alors 206 habitants dont 118 Canadiens français, voyait son nom transféré à la municipalité du township de Northfield créée en 1867. Après avoir subi une modification – mieux, une francisation – de statut en faveur de municipalité de canton en 1889, l’entité municipale recevait, en 1916, celui plus définitif de municipalité sans autre désignation.
De 1887 à 1917, un bureau de poste a porté le nom de Northfield Farm. Ce toponyme suivant James White, a pour origine, comme pour nombre de cantons québécois, le nom d’une ville anglaise, dans le cas présent du comté de Worcester, dans les Midlands.

On retrouve les Northfieldiens dans un territoire parsemé d’un grand nombre de lacs, borné au sud par Lac-SAinte-Marie, à l’ouest par la rivière Gatineau, à quelque 25 km au sud de Maniwaki. Fondée en 1849, la paroisse de La Visitation assurait aux pionniers les secours de la religion. À noter que l’on relève plusieurs Northfield aux États-Unis (New Jersey, Massachusetts, Minnesota). Celui du Minnesota, fondé en 1855 par des colons de la Nouvelle-Angleterre, est célèbre par la victoire des citoyens sur Jesse James qui venait y dévaliser une banque en 1876. Ce thème a souvent été repris par les films westerns.

riviere picamoc

Rapides de la rivière Picanoc. Source de la photographie : web.ncf.

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