Les eaux du Québec

Rivière Opaoca et ses environs

Rivière Opaoca et ses environs

Rivière Opaoca et ses environs

Rivière Opaoca

À 35 kilomètres à l’est de la ville de Matagami, dans la région administrative du Nord-du-Québec, dans le bassin de la baie James, coule la rivière Opaoca, longue d’une cinquantaine de kilomètres et qui a sa source dans le lac de l’Anorthosite.

Tributaire de la rivière Waswanipi, la rivière Opaoca se trouve à mi-chemin entre le lac Matagami et le lac au Goéland, tous deux alimentés par le lac Olga. Ce toponyme, probablement d’origine crie, pourrait être une déformation du mot « opawakaw » et signifier « il y a une passe, un rétrécissement entre des bancs de sable ». La Commission de géographie du Québec a accepté ce nom en 1948. La forme Opaoka paraît sur la carte du canton de Pouchot préparée par le ministère des Terres et Forêts en 1965.

Canton de Noyelles

Désigné en 1946, ce canton se situe à une trentaine de kilomètres au sud-est de Matagami. Son territoire est arrosé dans sa partie nord par la rivière Opaoca. Le toponyme évoque Nicolas-Joseph de Noyelles de Fleurimont (1695-1761). D’origine bretonne, ce militaire de carrière arrive au pays en 1710. Après avoir été affecté à Détroit (il y fut plusieurs fois commandant), Noyelles fut chargé, après 1743, de la poursuite des découvertes de l’Ouest, entreprises par La Vérendrye. Créé chevalier de Saint-Louis en 1749, il termina sa carrière à Trois-Rivières. Il y fut d’abord major (1751), puis lieutenant de roi (1759). Rentré en France en 1760, il décéda l’année suivante à Rochefort.

Lac Olga

On désigne ainsi un élargissement de la rivière Waswanipi qui occupe la plus grande partie du canton de Morris dans la région de la baie James, à 25 km à l’est de Matagami. D’une superficie de 106 km carrés, ce lac se situe à quelques kilomètres à l’est du lac Matagami, dans lequel il se déverse, et à une dizaine de kilomètres à l’ouest du lac au Goéland, dont il reçoit les eaux. La rivière Opaoca arrive du sud pour l’alimenter et le rejoint dans la baie Elizabeth. Le lac Olga apparaît sur des cartes géographiques au moins depuis 1911. L’origine et le sens du toponyme demeurent inexpliqués.

Lac Opawica

S’étendant au nord-est de Desmaraisville, dans le Nord-du-Québec, ce lac est une grande expansion de la rivière Opawica en aval du lac Wachigabau dont elle est séparée par l’île au Goéland. Sa forme se rapproche sensiblement de celle d’une pipe. La partie est, étroite et allongée, s’étend sur 11 kilomètres et collecte les eaux du ruisseau Dalime.

La partie ouest du lac présente une forme arrondie dont le diamètre couvre 11 kilomètres. L’étendue d’eau de cette partie est considérablement réduite par l’île Opawica, dénommée en 1938, de contour assez régulier, dont le diamètre atteint plus de 6 kilomètres.

L’île au Goéland, limite sud de la partie est du lac, est rattachée à deux pointes de terre, respectivement au sud-ouest et au nord-est, par deux ponts ferroviaires du Canadien National.

Le nom du lac sous la forme Opawakow Sagagan or Sandy Point L est relevé sur la carte des explorations de Henry O’Sullivan (1897-1899), publiée en 1900.

La rivière Opawica, affluent de la rivière Waswanipi, prend sa source dans le lac Gabriel et coule nord-ouest, vers son confluent, en une succession de rapides. Ce toponyme est mentionné dans le « Dictionnaire des rivières et lacs de la province de Québec en 1925 »; ce mot cri signifie il y a une passe, un rétrécissement entre des bancs de sable.

Canton de Pouchot

Ce canton s’étend à 25 kilomètres au sud-est de Matagami, dans la région administrative du Nord-du-Québec et il a été désigné en 1950. La baie Elizabeth du lac Olga arrose le secteur nord de ce territoire. Pierre Pouchot (1712-1769), ingénieur militaire et officier, né à Grenoble, a accompagné au Canada le régiment de Béarn auquel il était attaché à titre de capitaine depuis 1749. Arrivé en Nouvelle-France en 1755, il a participé aux batailles de Chouaguen (Oswego) et de Carillon. Il a été commandant à Niagara (1759) mais a dû se replier sur le fort Lévis, tout près d’Ogdensburg, situé près de la mission de La Présentation, où il a opposé une vive résistance pendant douze jours à l’armée d’Amherst marchant sur Montréal (1760). Après la défaite, Pouchot fut amené à New York où il fut gardé prisonnier jusqu’après la chute de Montréal. On le rapatria par la suite et il était de retour en France en mars 1761. Il est l’auteur de « Mémoires sur la dernière guerre de l’Amérique septentrionale » (1781) publiés, en trois volumes, à Yverdon (Suisse).

"Celui qui te pardonne a confiance en toi." Photo de Megan Jorgensen.
« Celui qui te pardonne a confiance en toi. » Photo de Megan Jorgensen.

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