Les eaux du Québec

Rivière Matawin

Rivière Matawin

Rivière Matawin et ses environs

Son nom viendrait de l’algonquin Matawane et signifie Rivière qui tombe rapide. Il semblerait pourtant qu’en abénaquis la rivière s’appelle Madôwaizibo ce qui veut dire Rencontre des eaux ou confluent.

La Matawin coule d’abord vers le sud, elle remonte ensuite vers le nord-est et traverse le territoire de la municipalité de Saint-Michel-des-Saints. Elle entre ensuite dans le réservoir Taureau, serpente vers l’est et termine son périple dans la rivière Saint-Maurice à mi-chemin entre La Tuque et Grand-Mère. Au fait, la rivière Matawin est le principal affluent du Saint-Maurice, avec la Vermillon et la Manouane.

La rivière Matawin – aussi appelée Mantawa ou Mattawin – paraît dans divers documents cartographiques et textuels, au moins depuis le XIXe siècle. L’industrie forestière s’est intéressée assez tôt aux richesses de la vallée de la Matawin, alors la Matawin a une longue tradition de drave. Dès 1839, un chantier est établi sur les rives de la rivière, et vers 1860, le gouvernement investit dans l’aménagement de la Matawin afin de permettre aux entrepreneurs d’exploiter les pinières de la région qu’on appelle déjà Matawinie.

Les amateurs de kayak et de rafting en reviennent enthousiasmés. Effectivement, la section de la Matawin qui traverse Saint-Michel-des-Saints est relativement calme sauf à deux endroits, mais la descente en vaut le coup. Si vous aimez vous faufiler langoureusement tout en profitant des petites plages de sable pour vous y baigner, cette descente est pour vous.

La rivière Mattawin connaît un tronçon de rapides continus de classe III qui se trouve à être le Rapide des Cinq (du 8-9e km sur la route en descendant jusqu’à la rivière St-Maurice).

Situées plus haut sur la rivière (environ du 52e km au 22e km sur la route toujours), les rapides en aval du réservoir Taureau constituent le plus long tronçon de rapides continus, de classe III, connu au Québec! Certains rapides portent bien leur nom: rapides de l’Arrachi (R-5-6), Red Pine (R-5-6), du Galet (S-5), Bear (S-5-6), chute de la Grand-Mère (C-12m). Alors que d’autres sont équivoques: rapides Little Price (R-3-4), du Petit Chien (R-2), du Gros Chien (R-2-3), Eagle (R-2-3), Lapointe (R-2), Grant (R-3), du Bouleau (R-3), Petite Chute de la Grand-Mère (R-2-3).

Le Rapide des Cinq se situe sur la basse Matawin juste avant son confluent avec le Saint-Maurice. Il doit vraisemblablement son nom à sa longueur de 8 kilomètres.

Canton de Charland

Ce canton situé à 40 kilomètres au nord-ouest de Saint-Michel-des-Saints offre les quelques grands lacs, tels lac Pierron, lac Antique, lac Matawin, un relief qui s’élève jusqu’à 594 m et la rivière du Milieu, longée par une route qui se rend à Manouane, au nord. Sin reprend celui de Louis Charland (1772-1813), arpenteur et cartographe. Né à Québec, il y est demeuré avant d’aller s’établir à Montréal. Il y oeuvra comme inspecteur des Chemins à partir de 1799.

On lui doit plusieurs plans de Montréal et de Québec dont la valeur historique est certaine ; il est co-auteur avec Jean-Baptiste Duberger et William Vondenvelden de la première carte exacte du Bas-Canada, publiée à Londres en 1803, et auteur de Extraits des titres des anciennes concessions de terre en fief et seigneurie. Le nom du canton de Charland choisi en 1918, paraît dans la troisième édition de Noms géographiques de la province de Québec, en 1926.

ZEC Collin

La ZEC Collin occupe une superficie de 427 kilomètres carrés à l’intérieur du territoire non organisé de Lac-Matawin, à une dizaine de kilomètres au nord-ouest de Saint-Michel-des-Saints, dans la région de Lanaudière. Sa dénomination tient son origine du lac Collin, qui s’étend dans le secteur sud de la zone d’exploitation contrôlée. Le nom de ce plan d’eau, tiré d’un patronyme local, est mentionné sur une carte du canton de Brassard de 1888. Située dans une des régions les plus giboyeuses du Québec, la ZEC Collin est peuplée d’orignaux, d’ours noirs et de petits gibiers. Dans ses nombreux cours d’eau foisonnent de grands brochets, touladis, dorés jaunes, achigans et ombles de fontaine.

Canton de Maisonneuve

Le personnage historique ici honoré est nul autre que le fondateur de Montréal, Paul de Chomedey de Maisonneuve (1612-1676). Nommé gouverneur de Montréal par la Société missionnaire de Notre-Dame de Montréal, qui avait obtenu la concession de l’île en 1639, Maisonneuve quitta La Rochelle et débarqua à Québec, à l’été 1641. Au printemps suivant, accompagné de Jeanne Mance et d’une quarantaine de soldats et artisans, il jeta les bases de Ville-Marie en 1647 et y fit les premières concessions. Au cours de deux voyages subséquents en France, en 1651 et 1657, il ramena plusieurs centaines de recrues. Après l’établissement du gouvernement royal (1663) et la session de l’île de Montréal aux Sulpiciens, le rôle de Maisonneuve avait cessé et, à l’arrivée du vice-roi, le marquis de Tracy, le fondateur de Montréal se retira à Paris en 1665. Le canton auquel son nom a été attribué est situé à 150 km au nord de Montréal. Il s’articule autour de la rivière du Milieu qui le traverse du nord-ouest au sud est à partir du lac Coteau qui se trouvent ici seules habitations du canton. Proclamé en 1880.

Canton de Masson

Proclamé en 1894, ce canton inhabité renferme dans sa partie nord le réservoir Taureau et, dans sa partie sud, le lac de la Bouteille. Le reste de son territoire, qui se rattache maintenant à la MRC de Matawinie, comprend des secteurs de la réserve faunique Mastigouche et de la zec des Nymphes. Le toponyme choisi honore Louis-François-Rodrigue ou Roderick Masson (1833-1903). Cet avocat est élu député conservateur de Terrebonne, qu’il représenta à la Chambre des communes de 1867 jusqu’en 1882. Conseiller législatif du Québec, de mars à octobre 1884, il est nommé lieutenant-gouverneur, fonction qu’il exercera jusqu’en octobre 1887. En 1889-1890, il avait publié à Montréal, sous le titre « Les bourgeois de la Compagnie du Nord-Ouest », un important recueil documentaire sur cette société qui fut très active entre 1784 et 1821.

riviere matawin

Quai Caribou, secteur Mattawin, Trois-Rives. Tous droits réservés – copyright © Ida G. Lebel (cette photographie ne semble pas être une photo de la rivière Mattawin, mais plutôt de la rivière St-Maurice. La route n’est pas pavée sur la portion de rivière contenue entre le St-Maurice et le barrage Taureau, mais on la préserve jusqu’au moment qu’on ait une photo de la Mattawin).

Pour en apprendre plus :

2 Comments

  1. Marie-Pier Trudel

    2012/12/24 at 4:05

    Bonjour!

    Il semble y avoir quelques erreurs sur cette page. En effet, la rivière Mattawin connaît un troncon de rapides continus de classe III qui se trouve à être le Rapide des Cinq (du 8-9e km sur la route en descendant jusqu’à la rivière St-Maurice).

    Quant aux rapides décris dans le texte, ils se situent plus haut sur la rivière (environ du 52e km au 22e km sur la route toujours).

    Quant à la photo, elle ne semble pas être une photo de la rivière Mattawin, mais plutôt de la rivière St-Maurice. La route n’est pas pavée sur la portion de rivière contenue entre le St-Maurice et le barrage Taureau.

    Et voilà! En espérant avoir été utile!

  2. admin

    2013/02/01 at 2:14

    Un gros merci, Marie-Pier, on a corrigé le texte d’après vos corrections. C’est très apprécié…

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