Rivière Madawaska

Rivière Madawaska

La rivière Madawaska est un cours d’eau, prenant sa source au Québec et se jetant dans le fleuve Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, à la hauteur de la ville d’Edmundston, face à la ville américaine de Madawaska.

La Madawaska ne fait que 37 kilomètres de long, mais elle a joué un grand rôle dans l’histoire des peuples amérindiens de la région du Témiscouata, ainsi que pour l’industrie du bois et la colonisation du littoral du Nouveau-Brunswick.

La rivière prends sa source dans le grand lac Témiscouata. Ensuite, elle suit un cours sinueux orienté généralement vers l’est. La rivière traverse successivement Dégelis, au Québec, puis St. Jacques, dans le comté de Madawaska, au Nouveau-Brunswick.

À l’embouchure de la rivière se situe un barrage de régulation. Une passerelle, aménagée sur le barrage, permet aux piétons et cyclistes de traverser la Madawaska, d’observer la passe migratoire et d’accéder au site d’interprétation qui présente la ville de Dégelis à travers des thèmes consacrés à l’histoire, l’archéologie, l’observation des oiseaux et autres.

Le barrage, érigé en 1930 par la St. John River Storage Company, a été acquis par Hydro-Québec lors de la nationalisation de l’électricité au Québec, en 1963. Il a été reconstruit entre 1993 et 1995.

Notons en passant qu’il existe une rivière Madawaska en Ontario et une petite rivière Madawaska, au Maine, États-Unis.

L’origine du nom Madawaska n’est pas claire. Certains historiens partagent l’avis que l’appellation viendrait du mot micmac madouska, signifiant “la rivière qui ne gèle pas” (en effet, à Dégelis, la rivière, agitée par les courants, ne gèle jamais). Selon une autre version, c’est le mot cri matawaskaw signifiant “il y a des joncs” qui a été emprunté pour désigner ce cours d’eau. Selon une autre interprétation, c’est le mot malécite “porc-épic”, ainsi le mot Madawaska signifie plutôt « terre du porc-épic ».

La colonisation des régions entourant la rivière débute vers 1785. Les premiers colons y défrichent des terres pour subvenir à leurs besoins primaires. Cependant, c’est l’industrie du bois qui fait la gloire de la rivière. C’est ici que les premiers arbres ont été coupés pour l’industrie navale canadienne, et c’est sur la Madawaska que a débuté l’industrie forestière canadienne.

Puis, les années passent et les deux activités principales pratiquées dans la région se résument à l’agriculture et le travail en forêt. Le printemps est un temps idéal pour la drave, soit le transport du bois par flottage. Cette technique assurait le transport des billots de bois jusqu’à destination et plusieurs draveurs surveillaient le cheminement du bois. Avec les années, l’industrie forestière du Madawaska prend de l’ampleur, de nombreuses scieries ont fait leur apparition, puis plusieurs moulins et même une usine se sont construits.

La rivière Madawaska, parsemée de rapides d’une difficulté moyenne, peut être parcourue en canot. Plusieurs sites de camping sont aménagés sur ses berges.

Ces berges sont l’habitat de canards noir et malard (colvert), ainsi que d’autres oiseaux.

Notons finalement que le conseil municipal de la ville d’Edmundston (Nouveau-Brunswick) étudie la possibilité de construire une nouvelle installation électrique de 3,5 MW adjacente au barrage Madawaska existant depuis 1918 (le barrage Madawaska appartenait à l’entreprise Fraser Papers avant d’être acquis par la ville d’Edmunston en octobre 2005).

Monstre marin

Le pêcheur, habitué aux mystères de la Madawaska, semblait incrédule. Il avait retiré des eaux des poissons, les uns énormes et les autres petits. Cette fois, sa vue le trompait. Devant lui, en cette fin de novembre 1874, « une rangée de roches » s’élevait au-dessus de l’eau, ondulant à la manière d’un serpent. Autour de lui, l’eau bouillonnait autoir du sillon « de deux ou trois arpents » creusé par ce corps.

Indifférent à l’incrédulité, l’animal se laissa observer sur toute la longueur de ses quinze pieds, puis faussa compagnie au pêcheur. Ce dernier crut bon de ne pas tirer sur le monstre, car il était accompagné de dames « qui étaient effrayées et qui ne voulaient pas lui permettre de diriger l’embarcation vers le monstre. »

Il semble que de tels phénomènes ne soient pas rares dans la région. Une quarantaine d’années plus tôt, à Calumet, un certain Carmichael avait abattu un serpent de mer long de neuf pieds et coiffé d’une crinière pendant qu’au Portage-du-Fort, un serpent de rivière de treize pieds avait connu un sort semblable.

Quelle faune !

(Source : Nos Racines).

Dégelis
La ville de Dégelis et la rivière Madawaska en hiver. Image libre de droit.

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