Les eaux du Québec

Rivière Bécancour

Rivière Bécancour

Rivière Bécancour

Le cours total de la rivière de Bécancour est de 125 kilomètres. Elle parcourt les régions de Mégantic, des Bois-Francs et de Nicolet et se déverse dans le Saint-Laurent, près de la municipalité de Bécancour.

Bécancour qui est parsemée de plusieurs chutes et cascades, est alimentée par un grand nombre cours d’eau des cantons de Broughton, Garthby, Leeds et Thetford.

Le toponyme de Bécancour perpétue la mémoire de Pierre Robineau de Bécancour baron de Portneuf, procureur du roi et résidant de la Nouvelle-France de 1689 jusqu’à sa mort, mais les premières tentatives de colonisation de ces lieux furent vaines en raison des fréquentes confrontation avec des Iroquois.

Les Abénaquis nommaient la rivière Wolinaktekw, ce qui signifie la rivière à la baie. Le premiers Européens la baptisent rivière Saint-Michel au XVIIe siècle.

En ce qui concerne le bassin versant de la rivière de Bécancour (un bassin versant est une unité territoriale correspondant à l’ensemble du territoire qui alimente un cours d’eau en eau. Les eaux souterraines font partie intégrante du bassin versant), il est constitué à 75 % de dépôts meubles, dont la perméabilité est variable: de fait, 45 % de ces dépôts sont perméables, 45 % peu perméables et 10 % sont imperméables.

La rivière Bécancour

Rivière Bécancour, photographie aérienne, image libre de droits.

Les réservoirs aquifères les plus performants se trouvent dans les dépôts meubles perméables de la zone comprise entre l’embouchure de la rivière et la région de Plessisville-Lyster. Ces dépôts meubles sont ceux des secteurs de Lyster, Laurierville, Plessisville, Sainte-Eulalie et Saint-Célestin, qui fournissent les meilleurs réservoirs aquifères du bassin versant (de 10 à 80 m3/h).

Dans les dépôts rocheux des secteurs de Bernierville, Saint-Pierre-Baptiste et Grand-Saint-Esprit, des réservoirs aquifères ont des débits assez grands (jusqu’à 20 m3/h).

Comme le bassin versant constitue un réseau de cours d’eau communiquant, la pollution d’un cours d’eau en amont peut s’étendre aux affluents en aval.

Le bassin versant constitue donc une entité territoriale pour la gestion de l’eau. C’est aussi la meilleure façon de tenir compte des besoins des écosystèmes aquatiques et des dimensions multiples et complexes des utilisations de l’eau de surface ou souterraine. Les impacts de telles utilisations se manifestent, par exemple, sur la santé publique (eau potable), sur la sécurité publique (crues, étiages) et ils ont une incidence sur la pérennité des systèmes écologiques – la faune et la flore.

Rivière Bécancour, note historique dans le Dictionnaire illustré des noms et lieux du Québec

Cette importante rivière est alimentée par plusieurs cours d’eau des cantons de Broughton, Leeds, Thetford et Garthby. Elle draine les régions de Mégantic, des Bois-Francs et de Nicolet et se déverse dans le Saint-Laurent, après avoir traversé la ville de Bécancour. Plusieurs chutes et cascades perturbent son cours de 125 kilomètres. Le nom de Bécancour est également rattaché à une MRC, une seigneurie, un bureau de poste, unve ville, une baie, une pointe, un port de la région de Nicolet ainsi qu’à des collines et à un lac de la région de Mégantic. Ces toponymes perpétuent la mémoire de Pierre Robineau de Bécancour (1654-1729), deuxième baron de Portneuf, seigneur de Bécancour, procureur du roi et grand voyer de la Nouvelle-France de 1689 jusqu’à sa mort.

Déjà utilisé pour désigner un petit fief concédé à René Robineau de Bécancour en 1647, dans les limites actuelles de la ville de Québec, le nom Bécancour a été plus tard repris par son fils Pierre, qui s’en servi pour nommer la seigneurie qui lui fut concédée en 1684. Bécancour a ainsi succédé à Rivière Puante qui paraît sur la carte de Jean Deshayes, dressée en 1695, à la fois pour désigner la seigneurie et la rivière qui la traverse, dans son cours inférieur. La seigneurie de la Rivière Puante avait d’abord été concédée à Pierre Legardeur de Repentigny en 1647, mais les premières tentatives de colonisation y furent vaines en raison des fréquentes incursions des Iroquois.

Rivière Saint-Michel a également servi à désigner le cours d’eau pendant quelques années, au XVIIe siècle. Notons que les Écossais du canton d’Inverness identifient un tronçon de la rivière qui traverse leurs terres sous le nom de Rivière Thames ou La Thames. Enfin, les Abénaquis, établis dans la région depuis le début du XVIIIe siècle, la nomment Wôlnaktekw, qui signifie la rivière à la baie. Variantes : Rivière Thetford, Rivière Noire.

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