Lacs dans la réserve faunique de Sept-Îles-Port-Cartier

Lacs dans la réserve faunique de Sept-Îles

Voici quelques lacs dans la réserve faunique de Port-Cartier-Sept-Îles, dans la Côte-Nord du Québec.

Lac Alfred-De Vigny

Dans la réserve faunique de Sept-Iles-Port-Cartier, à environ 55 kilomètres au nord-ouest de la ville de Port-Cartier, cette étendue dans sa partie supérieure, ressemble à une clef ou à une hache. Ce lac, situé sur le Territoire Non organisé du Lac Walker reçoit les eaux de ses voisins septentrionaux, notamment le lac à l’Eau Blanche, et alimente le lac Saint-Anne, situé à un peu plus de 11 kilomètres à l’ouest, par le lac des Terres de Bonnes Chasses. Les amateurs de pêche qui s’y rendent par hydravion ou par canot, le lac Alfred-De Vigny n’étant pas accessible par la route, y trouvent de l’omble de fontaine – ou truite mouchetée – en abondance.

La dénomination en 1989 par la Commission de toponymie, dans le cadre de sa politique de désignation toponymique commémorative, du lac Alfred-De Vigny est un hommage rendu à cet écrivain français qui s’est préoccupé du sort des Canadiens français après l’insurrection de 1837. Né dans une famille noble, éduqué dans le respect des valeurs traditionnelles que sont l’armée, la religion et l’honneur, Alfred de Vigny (1797-1863) symbolise, comme Alfred de Musset et François-René de Chateaubriand, les angoisses et les douleurs des hommes de l’époque romantique.

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Pessimiste, peu ou mal compris de ceux qui l’entourent, rêvant de grands espaces, d’une nature sauvage et silencieuse. Vigny prend connaissance de la réalité canadienne-françaises lors d’un séjour en Angleterre (novembre 1838 – juin 1939) où il rencontre lord Durham. Patriote et auteur d’un rapport dans lequel il recommande l’assimilation de la population française de la colonie.

Ayant vraisemblablement lu ce rapport, Vigny retourne en France. Là, il fait la connaissance du chef des rebelles de 1837, Louis-Joseph Papineau. Vigny écrira, en partie après cette rencontre, un texte intitulé Les Français du Canada. Il est, suivant Jean Ménard, le seul écrivain romantique qui se soit « vraiment intéressé au destin des Canadiens français.»

Lac de l’Eau-Chagrin

Situé dans la réserve faunique de Sept-Îles-Port-Cartier, sur la Côte-Nord. À quelque 70 km au nord-ouest de la ville de Port-Cartier. Ce lac appartient au bassin hydrographique de la rivière Pentecôte. Le ruisseau du Vent de la Mémoire l’alimente, en même temps qu’il lui sert d’exutoire. Le lac tire son nom d’une expression forgée par Gilles Vigneault. L’on la retrouve dans le poème Regret, publié en 1959 dans le recueil intitulé Étraves :  « Pour me souvenir j’ai bu goutte à goutte/Le ruisseau-mémoire et son eau-chagrin. » La Commission de toponymie a, en 1989, attribué ce nom à un lac jusque-là innommé de la réserve faunique.

Lac du Sacakoua

Situé dans la réserve faunique de Sept-Îles-Port-Cartier et mesurant 1,6 km de long, ce lac déverse ses eaux dans le ruisseau du même nom. Celui-ci rejoint la rivière MacDonald en passant par le lac puis le ruisseau Cody. Son nom lui vient d’un mot amérindien. On le retrouve dans Forestiers et Voyageurs de Joseph-Charles Taché, publié en 1863. Plus précisément dans le chapitre intitulé Le noyaux et l’hôte à Valiquet. Selon l’auteur, il signifie « grand tapage, orgie infernale ». Ce nom a été attribué en 1989 par la Commission de toponymie. C’était au moment alors qu’elle procédait à la dénomination des entités géographiques majeures innommées de la réserve faunique. Le lac du Sacakoua se trouve à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Port Cartier.

Lac de la Grande-Pensée dans la réserve faunique de Sept-Îles-Port-Cartier

Ce lac de la Côte-Nord, situé dans la réserve faunique de Port-Cartier-Sept-Îles, mesure 1,6 km de long. Aussi 300 mètres dans sa plus grande largeur. La Commission de toponymie lui a attribué ce nom en 1989. Alors qu’elle procédait à la dénomination systématique des accidents géographiques majeurs de la réserve faunique. L’expression Grande Pensée vient du roman Ashini (1960) d’Yves Thériault. Elle désigne le dessein qu’avait conçu le chef montagnais Ashini de négocier avec le premier ministre du Canada un territoire réservé aux membres de la nation montagnaise. Le lac de la Grande-Pensée se situe effectivement en pays montagnais. Il appartient au bassin hydrographique de la rivière aux Rochers. Il se trouve à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Port-Cartier.

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