Lac Tantaré

Lac Tantaré près de la ville de Québec

Nappe d’eau de forme allongée avec une baie recourbée à chaque extrémité, le lac Tantaré, autrefois appelé Tantarie, mesure 3,2 km sur 500 m. Il est compris dans le territoire de la municipalité de Saint-Gabriel-de-Valcartier, sur la ligne séparant la seigneurie Saint-Ignace de la seigneurie aux Pins, dans le bassin de la rivière Jacques-Cartier. Il reçoit les eaux d’un petit lac situé à sa tête, le Petit lac Tantaré. La truite y abonde mais ces étendues d’eau font partie de la réserve écologique de Tantaré, laquelle jouxte vers le sud la réserve faunique des Laurentides. Des coupes de bois furent effectuées dans ces parages il y a quelques décennies.

Lac Tantare : toponymie

La désignation relève de la toponymie huronne et plusieurs interprétations ont cours.

La première fait allusion au terme ontare, lac, qui, précédé d’un « t », élément locatif au sens d’endroit, donnerait endroit où il y a un lac. Les deux autres hypothèses diffèrent totalement de celle-ci. Cette dénomination proviendrait plutôt du mot atontarori, qui signifie venue de la tempête ou eau agitée. Une autre source mentionne « ennon atori », qui se traduit par la tempête approche. Le lac n’est nommé sur le Plan de Nicolas Vincent, grand chef huron. Le chef Vincent en mentionne cependant le nom dans un témoignage présenté devant la Chambre d’assemblée la même année ; les journaux de la Chambre rapportent la forme Tantary.

Toujours en 1829, un rapport d’arpenteur révèle la graphie Tentaré et un autre, en 1834, Lac Tintaré. On retrouvera cependant celle de Tataray sur les plans officiels de la seigneurie Saint-Gabriel de 1854 et 1904. Les cartes du XXe siècle montrent les formes Tentari (1914), Tantari (1915) et Tentarrie (1920). Officialisé sous la graphie Tantarie en 1968, on changera le nom  définitivement en Tantaré en 1978. Cela se passe alors au moment de la création de la réserve écologique. Le lac Tantaré se situe à 500 m d’altitude. Des rochers et des montagnes l’entourent. Ces formations le surplombent alors de plusieurs centaines de mètres. À l’approche d’une tempête, on n’entend que faiblement le tonnerre. Mais quand il éclate sur les rochers, chaque coup y résonne comme une bombe.

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