Les eaux du Québec

Lac Saint-Charles

Lac Saint-Charles

Lac Saint-Charles

Le lac Saint-Charles constitue le réservoir d’eau potable de la Ville de Québec.

Il est né suite à la fonte des glaces il y a 12000-10000 ans.

Le lac Saint-Charles est le plus vaste plan d’eau du bassin versant de la rivière Saint-Charles. Sa superficie atteint 3,6 kilomètres carrés. Le lac se compose d’un bassin profond au nord (5 à 6 mètres de profondeur en moyenne, avec des dépressions de 17 mètres) et d’un bassin allongé peu profond (4 mètres max.) au sud. Un passage étroit d’une profondeur de moins de trois mètres, relie les deux bassins.

La superficie des deux bassins est à peu près la même, mais en raison de la profondeur du bassin nord, on y compte plus de 70% des 15 millions de mètres cubes d’eau du volume total du lac.

Les principaux affluents du lac Saint-Charles sont la rivière des Hurons et l’émissaire du lac Delage.

Des Amérindiens séjournèrent sur ses rives et des chercheurs de l’école de fouilles de l’Université Laval y ont découvert les traces d’un campement vieux de plus de 1000 ans.

C’est au début du XXe siècle qu’on entreprend des travaux visant à faire du lac un réservoir d’eau potable. Un barrage est érigé en 1934 afin d’augmenter le volume d’eau et d’assurer ainsi un débit régulier à l’extrémité sud du lac. En 1950, le barrage a été rehaussé et l’eau a submergé une partie des terres basses, créant une vaste zone marécageuse au nord du lac. Aujourd’hui, le niveau du lac est monté de 2 mètres par rapport au niveau originel.

L’urbanisation de ses rives peut être considérée comme une menace, mais la végétation riveraine constitue un rempart important contre l’érosion. On pense qu’une bande de dix mètres composée d’arbustes ceinturant le lac le protégera efficacement.

L’Association pour la protection de l’environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL), fondée en 1980, est un organisme à but non lucratif qui a pour mission de sauvegarder et de mettre en valeur le patrimoine écologique du bassin versant du lac et de la rivière Saint-Charles.

Il faut noter que l’eau du lac doit être traitée avant consommation. En effet, on y trouve des cyanobactéries, soit des micro-organismes s’apparentant à des algues unicellulaires. Elles forment des «fleurs d’eau», d’une couleur bleu-vert, visibles à la surface du plan d’eau et dont l’existence est déterminée par le phosphore. La présence de ces cyanobactéries est un signal d’alarme, la ville de Québec développe donc un plan d’action pour remédier à la situation. Il est recommandé de s’abstenir de pêcher près des endroits où il y a des cyanobacteries.

Quant à la qualité de cette eau pour le canotage, elle est excellente.

Tout le monde peut collaborer à la préservation du lac: les riverains peuvent limiter l’utilisation d’engrais pour les pelouses; ils peuvent employer des produits nettoyants sans phosphore; respecter les règles d’usage pour prolonger la vie de leur fosse septique; et veiller au reboisement de leur terrain.

Les goélands à bec cerclé qui viennent se poser sur le lac sont protégés par la loi concernant les oiseaux migrateurs. Ils ne peuvent donc pas être chassés. Ces goélands utilisent le lac pour se reposer, ils se nourrissent ailleurs. Les canards, eux, se nourrissent près du lac, mais il ne faut pas leur donner à manger parce que cela entraîne une dépendance alimentaire de ces oiseaux. De plus, le lac a des réserves de nourriture naturelle suffisantes pour les canards.

Malheureusement, après l’érection du barrage en 1950, la truite a disparu du lac.

Historique du lac Saint-Charles

Alimentée par la rivière des Hurons, provenant du nord, et par deux petites nappes d’eau, soit les lacs Delage et du Sud-Ouest, le lac Saint-Charles est la source de la rivière du même nom qui débouche immédiatement au nord de la colline de Québec. De 5 km de longueur, le lac s’étend à une altitude de 150 m parmi les contreforts laurentiens. Son nom est tiré de celui de la rivière et rappelle la mémoire de Charles de Boves ou Desboues grand vicaire de l’archevéque de Rouen à Pontoise, bienfaiteur des Récollets arrivés à Québec en 1615. Champlain lui attribua par erreur le nom de Lac Saint-Joseph dans la légende de sa carte de 1632 où il écrit : « Rivière S.Charles qui vient du lac Saint-Joseph ». Le frère Gabriel Sagard signale dans son « Histoire du Canada » (1636) qu’« Environ le mois de juillet, il prit envie à notre frère Gervais d’aller par canot au lac de la rivière de Saint-Charles avec Neogaemai, afin de voir si la difficulté du chemin en endroit si grande que les Sauvages nous dépeignaient, car jamais aucun Français n’avait été que sur les neiges ou sur les glaces pendant l’hiver ».

Le lac Saint-Charles, dans lequel Guillaume Couillard déclarait avoir un droit de pêche en 1646, fut accordé à Charles Denys de Vitré en 1683 par l’intendant de Meulles, puis rétrocédé par le sieur de Vitré trois ans plus tard parce qu’il faisait partie presque totalement de la seigneurie Saint-Ignace, propriété des religieuses Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.

De nos jours, une population assez abondante est greffée autour des rives du lac, principalement à la décharge où se trouve la municipalité du même nom.

lac saint-charles

Lac Saint-Charles. Source de la photographie : Cathybrie, fr.wikipedia

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1 commentaire

  1. Mme Diane Coté dit :

    J’aimerais savoir si le déversement de pétrole au lac Mégantic et aussi la Beauce peut avoir des contamination avec l’eau potable du lac St-Charles.
    Merci de me répondre

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