Lac Eugène-Rouillard à l’intérieur de la réserve faunique de Sept-Îles-Port-Cartier
Le lac Eugène-Rouillard a une longueur de 3,2 km et une largeur très variable mais inférieure à 1 km. Ce plan d’eau se situe dans la réserve faunique de Sept-Îles-Port-Cartier. On le localise à 90 km au nord-ouest de Sept-Îles. Entouré par un relief assez vigoureux et à une altitude de 381 mètres, ce plan d’eau dominent des sommets qui atteignent 548 mètres d’altitude. Ses eaux déversent dans la rivière Schmon vers l’ouest par le ruisseau Sinueux.
Eugène Rouillard (1851-1926), dont on évoque la mémoire depuis 1989 par le toponyme de lac Eugène-Rouillard, nait à Québec. Formé à l’École de droit de l’Université Laval, il pratique d’abord le notariat, puis se dirige très tôt vers le journalisme auquel il consacrera ses talents pendant plusieurs années. Il sera successivement rédacteur en chef au Nouvelliste (1876-1886) dont il fut également copropriétaire, rédacteur au Canadien (1886-1889), rédacteur en chef à l’Événement (1889-1891), éditeur et secrétaire général à la rédaction du Matin (1892). Parallèlement au journalisme, il occupe un poste d’examinateur à la fonction publique fédérale de 1882 à 1893 et devient, en 1894, inspecteur des agences des terres et des bois de la Couronne de la province de Québec.
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Ce travail sur le terrain lui ouvrit de nouveaux horizons et il se dirigea désormais vers la géographie et la toponymie après qu’il eue été un membre fondateur de la Société du parler français au Canada, en 1902. Principal artisan du second début de la Société de géographie de Québec (1907), fondée en 1877, il sera le directeur du Bulletin de cette société, de 1908 à 1925, et deviendra le président fondateur, en 1912, de la Commission de géographie du Québec dont il assumera la présidence puis le secrétariat jusqu’en 1920.
Celle-ci suivait de quinze ans la fondation de la Commission de géographie du Canada où Rouillard avait représenté le Québec (1912) a publié plusieurs ouvrages parmi lesquels il faut citer : Noms géographiques de la Province de Québec et des Provinces Maritimes empruntés aux langues sauvages (1906), La Côte Nord du Saint-Laurent et le Labrador canadien (1908) et le Dictionnaire des rivières et lacs de la province de Québec (1914). Au nombre de ses très nombreux articles portant sur les noms de lieux, il a écrit L’invasion des noms sauvages (1909) qui est resté célébré.