Les eaux du Québec

Historique de la Jacques-Cartier

Historique de la Jacques-Cartier

Historique de la Jacques-Cartier

La rivière Jacques-Cartier a joué un rôle important au cours de la période préhistorique et lors de la colonisation du Canada par les Européens.

On estime que les peuples autochtones se seraient établis dans la vallée de la Jacques-Cartier il y a environ 7 mille ans. Ses eaux était utilisées comme voie de communication et comme territoire de chasse et de pêche. Au total, jusqu’à nos jours, on a découvert plus d’une cinquantaine de sites présentant un potentiel archéologique certain.

En amont de la rivière, les terres étaient habités par des Atikameks et, à proximité du Saint-Laurent s’installaient les Iroquoiens et les Algonquins. Il semble que les Hurons partageaient l’arrière-pays avec les Algonquins et les Atikameks.

Après l’arrivée des Européens, le sentier des Jésuites, une route reliant la ville de Québec et le lac Saint-Jean, suivait en partie la Jacques-Cartier. En fait, il empruntait un sentier créé par des chasseurs indiens depuis de nombreux siècles.

Ensuite vint le développement riverain. Les terres à l’embouchure furent divisées en seigneuries durant le régime français et, après la Conquête, les Britanniques avancèrent vers l’amont en formant les townships, dont les cantons de Stoneham et de Tewkesbury.

À l’époque de la construction navale, dans la première moitié du XIXe siècle, l’industrie du bois s’y implante, suivie de l’agriculture. On érige alors des moulins à scie et des moulins à farine.

La pêche sportive au saumon devient populaire vers la seconde moitié du XIXe siècle. En 1854, une loi est adoptée afin de conserver le saumon dans la rivière, mais il devient de plus en plus rare et finalement disparaît complètement pour un temps.

Puis vient l’ère des barrages hydro-électriques. Mais une prise de conscience des valeurs patrimoniales de la rivière et de ses environs mène à la création du parc de La Jacques-Cartier en 1981.

On trouve sur les rives de la rivière des vestiges des fortifications en terre et en bois du fort Jacques-Cartier, situé au confluent de la Jacques-Cartier et du Saint-Laurent. Il fut construit afin de surveiller l’embouchure et l’apparition des troupes britanniques.

Le manoir Allsopp, construit au milieu du XVIIIe siècle et classé monument historique, appartenait à Georges Allsopp, le plus important producteur de farine du Bas-Canada.

Le site Déry, fondé en 1804, comprend une maison, un pont à péage et des fosses à saumon. Il témoigne des débuts de la pêche au saumon au Québec.

On peut aussi visiter le moulin à farine Marcoux, construit en 1870. 

Rivière de la Somme

La Somme, département de la région Picardie, situé au nord de la France et traversé d part en part par la rivière qui lui a prêté son nom, d’origine prégauloise, fut le théâtre de violents combats au cours des deux guerres mondiales. La première bataille de la Somme constitua une offensive des forces franco-britanniques contre les forces allemandes et elle fut menée de juillet à novembre 1916. La deuxième bataille de la Somme fut défensive ; elle fut livrée par les troupes françaises pour tenter de contenir l’avance allemande durant l’évacuation des troupes franco-britanniques à Dunkerque, du 5 au 8 juin 1940. Les villes d’Amiens, chef-lieu départemental et régional, d’Abberville et de Péronne furent parmi les principaux centres d’action de cet épisode de la Deuxième Guerre mondiale.

C’est pour rappeler ces batailles mémorables que l’on attribua, en 1974, le nom de Somme à une rivière de la base militaire de Valcartier, près de Québec, suite au voeu exprimé par les autorités du ministère canadien de la Défense nationale. La nouvelle rivière de la Somme, moins importante que son homonyme française, est un affluent de la rivière aux Pins, laquelle alimente, par l’est, le lac Saint-Joseph.

Le confluent des deux rivières se trouve au pied du mont Sorrel, dont le nom rappelle une autre bataille menée par l’armée canadienne en juin 1916, au nord de Lille, département du Nord, à la frontière franco-belge. Sur le plan des voies de communication, une rue de la Somme dessert la ville de Sainte-Foy.

Parc de la rivière Jacques-Cartier

Parc de la rivière Jacques-Cartier. Photo : Yana Deni.

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