Les eaux du Québec

Histoire du nom du fleuve Saint-Laurent

Histoire du nom du fleuve Saint-Laurent

Origine du nom du fleuve Saint-Laurent et son histoire

Majestueux cours d’eau, d’une longueur de 3 360 kilomètres qui prend ses sources dans le bassin du lac Supérieur, en Ontario, et dans quelques États américains, le Saint-Laurent se jette dans le golfe du même nom.

Du point de vue toponymique, Saint-Laurent s’applique au fleuve proprement dit soit sur une distance de 1 200 kilomètres depuis le lac Ontario jusqu’à l’île d’Anticosti. Le nom Fleuve Saint-Laurent apparaît comme toponyme dans les traductions d’abord en espagnol, en 1552, puis en italien, en 1556, de la « Narration » de Jacques Cartier concernant son voyage de 1535-1536.

Dans ces traductions, l’appellation « baye saint Laurens » attribuée par Cartier, en 1535,, à un rentrant de la Côte Nord, est rendue principalement par « grand fleuve de Saint-Laurent ». Par la suite, le spécifique Saint-Laurent s’est aussi appliqué au golfe puis au cours d’eau. Pour s’en rendre compte, il convient de citer à cet égard un passage du Rapport du navigateur anglais Humphrey Gilbert. Celui-ci écrit dans ce document daté de 1583 : « … the great river called S. Laurence in Canada ». L’appellation la plus ancienne à avoir été consignée pour caractériser cette entité hydrographique reste toutefois celle mentionnée par Jacques Cartier, d’abord en 1535, et qui est : Grand fleuve de Hochelaga.

Cependant, ainsi qu’en témoignent maints documents, le nom peut-être le plus connu de ce fleuve, au XVIe siècle, fut rivière de Canada. Jean Alfonse, pilote de Roberval, indique ce toponyme dans ses ouvrages de 1542 et 1544. Il en est de même pour le cartographe Nicolas Vallard qui inscrit aussi ce nom de lieu sur sa carte publiée vers 1547.

Dans une lettre datée de 1587, Jacques Noël, petit-neveu de Cartier, et qui, lui aussi, avait remonté ce cours d’eau au moins jusqu’à la hauteur de Montréal, écrit également Rivière du Canada. En 1603, Samuel de Champlain, a d’abord désigné ce cours d’eau sous le nom de « rivière des Canadas ». Mais, à partir de 1604, le fondateur de Québec opta pour « grande rivière de saint Laurens » et « fleuve saint Laurens », dans ses écrits et sur ses cartes. C’est donc au XVIIe siècle que le toponyme Fleuve Saint-Laurent a fini par supplanter ses concurrents.

Depuis le XVIe siècle, des segments de cette voie d’eau ont parfois pris des appellations spécifiques. Par exemple, lors de son voyage de 1542-1543, l’explorateur français Jean-François de La Rocque de Roberval nomma France Prime la section de ce fleuve comprise entre l’île d’Orléans et la ville de Cap—Rouge. Selon le géographe anglais Richard Hakluyt, ce nom de France Prime, a été attribué par Roberval en hommage à François Ier, roi de France. Roberval s’installa au même endroit que Cartier, en 1541-1542, et nomma France-Roy sur France Prime, l’habitation située à proximité de l’embouchure de la rivière du Cap Rouge près de Québec. Aux XIXe et XVIIIe siècles la section du Saint-Laurent comprise entre les lacs Saint-François et Ontario a parfois été indiquée sur les cartes notamment, et a certainement été connue sous les noms de Rivière des Iroquois et de Rivière de Cataracoui. Cette dernière appellation provenait du nom amérindien du fort Frontenac, aujourd’hui Kingston, en Ontario. Cette voie d’eau fut et est encore connue des navigateurs et des pilotes sous l’appellatif géographique La Rivière. Cet usage semble être ancien puisque des auteurs des XVIe et XVIIe siècles, dont le géographe Richard Hakluyt, et l’explorateur Louis Jolliet, par exemple, indiquent déjà cet autre nom du Saint-Laurent. Aujourd’hui, cette entité transfrontalière est reconnue officiellement par le Gouvernement fédéral sous la double appellation de Fleuve Saint-Laurent et de St.Lawrence River. Les nations amérindiennes ont chacune leurs appellations pour identifier ce cours d’eau : en montagnais, Saint-Laurent se dit Wepistukujaw Sipo, en abénaquis : Moliantegok; en mohawk : Roiatatokenti ou Raouteniateara.

Rivière aux Glaises

Petit cours d’eau d’une dizaine de kilomètres de longueur prenant ses sources dans la partie est du territoire de la ville de Bécancour et se déversant dans le Saint-Laurent, près de Gentilly. Son appellation descriptive, à l,instar de ces innombrables lacs et rivières du Québec qui comportent les spécifiques Vase, Argile, Sable, témoigne de la nature glaiseuse, argileuse de son lit. Le toponyme Rivière aux Glaises paraît sur une carte du comté de Nicolet, datée de 1938. Son usage est probablement plus ancien.

Île du Grenadier

Cette île inhabitée, d’environ 200 m de longueur sur 150 m de largeur et baignée par les eaux du lac Saint-François, se trouve à 9 km de l’entrée du canal de Beauharnois. Tout comme pour l’île des Francs-Tireurs située au sud, l’appellation de cette île provient de la fonction de poste avancé pendant la guerre anglo-américaine de 1812-1814 mais n’implique pas qu’elle remonte à cette époque. Comme de ce poste on pouvait surveiller la descente en radeau et en canot des ennemis, il serait étonnant qu’un seul grenadier ait pris place sur cet avant-poste. Sur une carte du comté de Huntingdon en 1935, le toponyme apparaît sous la forme de l’Île Grenadier.

Île de Grosbois

À l’ouest de Boucherville et immédiatement au nord de l’île de la Commune, l’île Grosbois représente la plus septentrionale des îles de Boucherville. Le toponyme, signalé depuis la fin du XVIIe siècle, honore la mémoire d’Ignace Boucher de Grosbois et de Boucherville. Né le 18 janvier 1659 à Trois-Rivière, Ignace choisit comme ses frères la carrière des armes et participe aux expéditions, contre les Iroquois et les Anglais, des gouverneurs La Barre (1682-1685) et Denonville (1685-1689) ainsi qu’à la défense de Québec contre les Anglais de Phips (1690).. En 1692, Grosbois quitte les forces armées pour des raisons de santé et se retire dans sa métairie de l’île Grosbois, appelée Saint-Joseph par Pierre Boucher et que l’on désignait couramment sous le nom d’île à monsieur Boucher. Ignace meurt prématurément à Boucherville le 25 octobre 1799. L’île Saint-Joseph, devenue Grosbois, était une des îles Percées – nom que porta vers 1667 la seigneurie de Boucherville, concédée à Pierre Boucher en 1664 par Jean de Lauson, puis par Jean Talon en 1672 -fréquentée par les Amérindiens du XVIIe siècle pour chasser, pêcher ou faire du commerce. Vers 1910, le vicomte Jacques de Lesseps, fils du promoteur et réalisateur du canal de Suez, y construit et répare des avions. Le célèbre aviateur français Louis Blériot viendra d’ailleurs sur l’île Grosbois pour effectuer des vols d’essai. Un parc d’amusement, le King Edward Park, s’y est également installé et a proposé à la population ses manèges, ses cirques et ses courses de chevaux de 1909 à 1928. Maintenant, l’île Grosbois fait partie du parc des Îles-de-Boucherville, inauguré en 1984 mais dont l’une de ses composantes, l’île Sainte-Marguerite, est ouverte au public depuis 1981. Le spécifique Grosbois, choisi en 1653 par Pierre Boucher pour désigner une de ses seigneuries, serait un rappel de Gros-Chêne, hameau français.

La Grosse Îles-de-Boucher

Ancrée dans le Saint-Laurent, à 10 km au nord-est de l’île d’Orléans, la Grosse Île compte 3 km de longueur. Comprise dans la municipalité de la paroisse de Saint-Antoine-de-l’Isle-aux-Grues, elle est située entre les îles au Ruau et Sainte-Marguerite. Le toponyme, qui remonte au XVIIe siècle, paraît dans l’acte de concession de la seigneurie de la Grosse-Île, en 1662, à Noël Jérémie, dit Lamontagne, et sur la carte de Jean Deshayes de 1695. Selon l’inventaire toponymique des îles du Saint-Laurent situées entre Orléans et Anticosti (1964), on rencontrait alors parmi les variantes, surtout orales, les appellations Île de la Quarantaine, Île de Grâce et Grace Island. À partir de 1832, et pendant plus de cent ans, la Grosse Île est devenue un lieu de quarantaine pour le contrôle sanitaire des immigrants. Plus de 10 000 y sont morts. De 1937 à 1957, les armées canadiennes et américaines y mènent des expériences bactériologiques ultra-secrètes. Le corridor aérien y est interdit. Au cours des dix années suivantes, la Grosse Île devient une station de quarantaine pour tous les animaux importés au Canada. En 1978, le gouvernement du Québec en fait une réserve de chasse et de pêche sous le nom de Sanctuaire de la Grosse-Île. Enfin, en 1984, Environnement Canada, devenu Parcs Canada, lui accorde le statut de lieu historique national. On dénombre, au Québec, une vingtaine d’entités dénommées La Grosse Île ou Grosse-Île, situées principalement dans le fleuve et le golfe du Saint-Laurent, dans des rivières et des lacs du territoire.

Île aux Grues

Cette île est la plus grande et la seule habitée en permanence dans l’archipel de l’Isle-aux-Grues situé près de Montmagny sur la côte sud du fleuve Saint-Laurent, à environ 60 km en aval de Québec. Elle s’étend sur 7 km de long et 2 km de large mais, en incluant les battures que la relient à l’île aux Oies, ses dimensions passent à 10 km sur 4 km. En 1646, l’île est concédée en même temps que la seigneurie de la Rivière-du-Sud à Charles Huault de Montmagny ; elle est séparée ensuite de l’île aux Oies en 1655 et accordée comme seigneurie à Pierre Bécart de Granville en 1671. Le toponyme remonte à cette époque, il évoquait la présence des grues qui y faisaient alors halte en grand nombre lors de leurs migrations de l’automne et du printemps. De nos jours, elles ont disparu mais les grandes oies blanches les ont remplacées, à tel point que la saison de la chasse y amène une activité fébrile dont la renommée n’est plus à faire. Sur sa carte de 1827, Bayfield l’identifie Crane Island, île aux grues, soit la forme anglaise du toponyme actuel. La grue du Canada riche dans la toundra et hiverne sur la côte de la Nouvelle-Angleterre. La richesse du foin des battures de l’île, le foin de mer, fait en sorte que la principale activité économique demeure l,agriculture laitière, pratiquée depuis des générations ; une dizaine de fermes assurent la subsistance d’une bonne partie des quelque 240 habitants. Le tourisme est toutefois florissant et dépasse largement le cadre de la saison de chasse. La municipalité de Saint-Antoine-de-l’Isle-aux-Grues, de même que le domaine du manoir des anciens seigneurs MacPherson et Le Moine contribuent au pittoresque de l’île. La présence du fleuve lui confère un caractère à la fois sauvage et paisible, qui invite le visiteur à la réflexion. Variantes : Île Le Moine ; Île aux Mules ; Île aux Outardes.

Rivière Hâtée

Petit cours d’eau d’environ 12 km de longueur, qui coule dans la municipalité de la paroisse de Saint-Valérien, du sud au nord, puis s’incurve vers le nord-est avant de se jeter dans la baie Hâtée, sur le littoral du fleuve Saint-Laurent. Le village de Rivière-Hâtée est situé près du littoral du fleuve Saint-Laurent à proximité de la rivière Hâtée et de la baie Hâtée. Ces entités géographiques font partie du territoire de la municipalité du Bic, à quelques kilomètres à l’ouest de Rimouski. L’acte de concession de la seigneurie du Bic, en 1675, mentionne « la rivière appelée Mitis et qui s’appellera dorénavant la rivière Hatée ». Depuis son apparition, le nom de Hâtée a connu diverses modifications orthographiques avant que sa forme actuelle soit adoptée, en 1947. Certains y voient une allusion à la précocité du dégel printanier. Ce cours d’eau est nommé Rivière Attez dans le procès-verbal de l’arpenteur Plamondon du 13 septembre 1773, concernant la chaînage entre les seigneuries du Bic et de Rimouski. Les navigateurs anglophones ont depuis transformé l’appellation en Otty River comme l’indique l’édition de 1905 du Guide des pilotes du Bas-Saint-Laurent. Quant à la carte du cadastre du comté de Rimouski de 1933, elle reproduit Rivière Halle, puis Rivière Halée, bien que l’entité apparaisse au Dictionnaire des rivières et lacs de la province de Québec de 1914 sous le nom de Rivière Hâtée. Le toponyme Baie Hâtée a subi sensiblement les mêmes fantaisies graphiques : Baie Hallé et Baie Halée, puis Hattie Bay et Otty Bay, dans le cas des formes anglaises.

Passage de l’Île aux Coudres

Ce chenal maritime de la région de Charlevoix s’allonge sur environ 10 km, de Baie-Saint-Paul aux Éboulements entre la rive nord du Saint-Laurent et l’île aux Coudres elle-même. Les courants créés par les marées et sont particulièrement forts ; pendant le jusant ils peuvent atteindre une vitesse de 7 noueds, parfois plus au printemps. Le jusant balaie violemment la baie Saint-Paul et produit un clapotis dangereux pour les petites embarcations. Compte tenu des risques d’aborder un bâtiment montant, les navigateurs doivent être particulièrement vigilants s’il leur faut franchir ce passage. Le toponyme Passage de l’Île aux Coudres paraît sur les cartes marines depuis 1976.

Rivière La Chevrotière

Ce petit cours d’eau d’à peine 20 km de longueur, né près d’un marécage à 110 m d’altitude, non loin de Sainte-Christine, coule à l’est de la rivière Sainte-Anne et rejoint le Saint-Laurent à 5 km au sud-ouest du village de Deschambault. Son nom emprunté à celui de l’ancien village et relevé par James White, en 1911, a été remplacé par le Grand Bras, entre 1985 et 1988, toponyme populaire employé surtout dans la région de Saint-Marc-des-Carrières. Peut-être a-t-on voulu alors remettre en usage un nom de lieu apparemment plus ancien que le toponyme officiel. La Chevrotière est tiré du nom de François de Chavigny Lachevrotière, devenu seigneur du fief de La Tesserie en 1674 – en 1698 ce fief fut nommé La Chevrotière – soit deux ans après la concession à sa mère, Éléonore de Grandmaison.

Rivière Lafleur

Cette petite rivière de l’île d’Orléans, côté sud-est, se déverse dans le fleuve Saint-Laurent, dans les limites de la municipalité de la paroisse de Saint-Jean, à l’emplacement du hameau de Rivière-Lafleur, entre la rivière Maheau et le village de Saint-Jean. Ce nom remonte au tout début de la colonisation de l’île. Il apparaît sur la carte de Villeneuve de 1689, orthographié Rivière à la Fleur. La graphie officielle retenue est cependant Lafleur, parce que la rivière doit son nom à un habitant du nom de Dumont, dit Lafleur, qui possédait une terre dans cette partie de la paroisse de Saint-Jean en 1681. Il est à remarquer que la carte de Villeneuve, malgré la graphie qu’elle emploie, exprime cette idée de propriété. Gédéon de Catalogne ignore quant à lui ce nom et utilise plutôt Ruiso à la Fontaine sur son plan de 1709. Par la suite, on revient au nom d’origine, avec une graphie fluctuante : Joseph Bouchette (1831) emploie Rivière La Fleur ; le Dictionnaire des rivières et lacs de la province de Québec (1914) présente Rivière Lafleur ; le Répertoire géographique du Québec de 1969 indique Rivière à la Fleur. Toutefois, dès son édition de 1978, le Répertoire toponymique du Québec revient à la forme la plus juste : Rivière Lafleur. Cette rivière, dont le cours se termine dans un ravin, offrent en son embouchure un abri aux embarcations échouées à mer basse.

Ancienne MRC de Francheville

Cette municipalité régionale de comté de 1 125 kilomètres carrés était situé dans la région de la Mauricie-Bois-Francs, sur la rive nord du Saint-Laurent, le long du fleuve, entre les MRC de Maskinongé et de Portneuf. Son territoire qui fait partie de la vallée du Saint-Laurent, est le lieu de l’embouchure de rivières d’importance : le Saint-Maurice, le Batiscan et la Sainte-Anne. Établie en janvier 1982, la municipalité régionale succédait à l’ancienne municipalité du comté de Champlain. Son territoire a été formé à même des parties de cette dernière et de l’ancienne municipalité du comté de Saint-Maurice. Elle se composait de seize municipalités dont Trois-Rivières, la plus populeuse. L’agglomération de Trois-Rivières domine la vie culturelle, sociale et économique de la MRC et partage avec Drummondville sont influence dans les Bois-Francs, sur la rive sud du Saint-Laurent. Le pays franchevillois est essentiellement urbain et francophone. Son économie repose sur le rôle de métropole régionale que joue Trois-Rivières, avec ses institutions culturelles, universitaires (l’Université du Québec), religieuses (siège de l’archevêché de Trois-Rivières), ces centres commerciaux et son industrie manufacturière dominée par les compagnies papetières, auxquelles s’ajoutent des industries de vêtements et de produits en aluminium. Le nom Francheville est celui de François Poulin de Francheville (1692-1733), marchand-bourgeois de Montréal, traitant et seigneur de Saint-Maurice. Il put, avec l’appui de l’intendant Hocquart, exploiter les gisements de fer de sa seigneurie et fonda les Forges du Saint-Maurice, qui a été établi à l’emplacement de la fonderie, se trouvait dans la MRC de Francheville. Cette MRC a été dissouse le 31 décembre 2002.

Rivière Millette

D’une longueur approximative de 8 km, cette rivière issue de très petit lac Caché, coule en direction du sud-est, passe près de Terrasse-Duvernay et va se jeter dans le Saint-Laurent après avoir traversé le secteur résidentiel de Sainte-Catherine, situé entre Trois-Rivières et Trois-Rivières-Ouest.

L’embouchure de ce cours d’eau correspond exactement à celle de la rivière Sainte-Marguerite dont le nom est consigné sur une carte du comté de Saint-Maurice de 1926 ; le nom de Sainte-Marguerite a été remplacé par celui de Millette en 1978. Bien qu’anonyme à l’époque, cette rivière, la troisième à partir de la limite ouest de la Commune, a servi de borne à la seigneurie Boyvinet ou Sainte-Marguerite en 1670. De nos jours, le ruisseau Sainte-Marguerite, situé un peu à l’ouest de la rivière Millette, ne doit donc pas être confondu avec la véritable rivière Sainte-Marguerite, même si on peut déceler une sorte de rappel du toponyme principal.

Quant au toponyme Millette, qui s’est substitué à Sainte-Marguerite, il constitue une variante du patronyme Millet qui se rencontre déjà à partir de 1656 en Nouvelle-France. Le recensement de 1666 mentionne justement deux Millet dans le gouvernement de Trois-Rivières : Pierre Millet (engagé en 1656) âgé de 55 ans, domestique chez Pierre Sonillas et Nicolas Millet,d it Merendas ou Marandas (engagé en 1658) âgé de 32 ans, domestique chez Antoine Le Maistre, dit Lamorille.

Saint-Laurent
Il ne sert de rien à l’homme de gagner la Lune s’il vient à perdre la Terre. (François Mauriac, écrivain français). Photographie du Saint-Laurent par Megan Jorgensen.

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