Les eaux du Québec

Les eaux du Québec (plans d’eau, cours d’eau)

Tout le monde sait qu’au Québec les espaces couverts d’eaux sont immenses et que les rivières et les lacs sont innombrables. En fait, le Québec déploie un territoire de 1,7 million de kilomètres carrés et dispose à lui seul de près de 3% de l’eau douce renouvelable de la Terre (mais nous ne représentons qu’un millième pour cent de la population mondiale). On considère qu’un million de lacs et pas moins de 130 000 cours d’eau, dont 4 500 rivières, alimentent ce vaste réseau aquatique.

Un simple coup d’oeil sur la carte géographique suffira pour que les chiffres tombent devan l’incroyable labyrinthe qui occupe le dixième du territoire québécois et en draine l’entière superficie. Ces rivières connues soit par leur beauté ou par une légende, soit parce qu’elles sont marquées par une inquiétante détérioration, ont joué un rôle prépondérant dans le développement du Québec, depuis la colonisation jusqu’à aujourd’hui. Voie navigable, source d’énergie, élément stratégique de défense ou site de développement industriel, chacune présente un caractère particulier que les Québécois se sont efforcés de développer, de préserver ou de mettre en valeur au fil de leur histoire. Rappelons-nous que dans le passé, les cours d’eau étaient les seules voies de transport relativemenent sûres. On descendait ou on remontait une rivière pour arriver quelque part.

Au-delà de son rôle purement utilitaire, l’eau distille la vie. L’eau est l’échine vigoureuse de nos arbres et l’âme de ce vaste territoire qu’ils occupent du nord au sud pour former le cinquième du couvert forestier canadien et 2% de celui de la planète. Notre eau irrige la toundra, la taïga, les forêts boréale et méridionale sans souci de se perdre dans d’aussi vastes espaces.

Chacun de nous consomme chaque jour quelque 400 litres d’eau, des chiffres qui cautionnent notre vision de l’urbanisme et de l’agriculture. En résultat, plus de 50 mille kilomètres de petits cours d’eau furent artificialisés grâce à nous au tournant du XXIe siècle.

Nous la buvons, cette eau, nous jardins et nos troupeaux aussi. Nous l’utilisons à toutes les tâches, colossales ou futiles. Et ce sont les rapports que nous entretenons avec l’eau depuis des temps immémoriaux.

De plus, combien de villes du Québec portent des noms évoquant l’élément liquide? Trois-Rivières, Sept-Îles, Baie-Comeau, et bien d’autres.

Un des plus grands fleuves du monde parcourt le territoire de la province. Il est le berceau du Canada et la source de ses richesses.

Que sont devenues nos eaux? Nous commençons à nous en douter un peu, en ouvrant les yeux et les oreille sur le tableau ahurissant des intérêts économiques et politqiues qui ont remplacé le murmure de tant de ruisseaux, le cristal chantant des cascades…

st laurent hiver

Saint-Laurent en hiver: photo de Nikola Petrovski.

Aujourd’hui, cette eau, au nom des ressources qu’elle a si largement prodiguées, l’eau appelle à l’aide. Ce que les activités humaines rejettent directement dans l’eau ou ce qu’elles détruisent de l’habitat aquatique ne constitue malheureusement que la partie visible de l’iceberg. D’autres pratiques, apparemment sans grand rapport avec les milieux riverains, n’en demeurent pas moins des sources majeures de détérioration. La multiplication des surfaces imperméables dans les régions urbaines, le drainage rapide au moyen d’égouts pluviaux, de fossés et de conduits de drainage, de même que le compactage du sol agissent en catimini. Ces éléments am^lifient le ruissellement, favorisant du même coup des crues et des étiages plus marqués, accélérant l’éroision, la détérioration des berges et la sédimentation dans les cours d’eau. En soulignant les moments clés de l’exploration et de la préservation de nos rivières et de notre fleuve, nous pensons à l’avenir.

En fait, un aperçu global de l’état de santé des rivières permet de constater que l’indice de la qualité bactériologique et physicochimique (IQBP) des rivières du Québec prouve que les rivières de Matapédia, Matane et Moisie ont la meilleure qualité de l’eau, tandique que la Yamaska, Saint-Charles, L’Assomption et Richelieu présentent la pire situation.

Notons également qu’environ 95% de la puissance électrique totale disponible au Québec est générée par l’hydroélectricite, un bilan qui met notre provice au rang des principaux producteus mondiaux.

Bref, personne ne contestera que l’eau nous est indispensable.  À scruter les rivières, à compiler nos erreurs et à réfléchir à leurs conséquences, nous sommes vite contraints à l’aveau d’une ambition démesurée : avons-nous vraiment besoin de tant de planches de bois, d’immenses cheptels bovins et porcins, de tonnes de maïs et autres céréales, de tous ces bâtiments, de cette énergie, de ces promenades en béton? Si la réponse est oui, comment résoudront-nous le paradoxe d’avoir à satisfaire ces besoins en spoliant un environnement vital? Quand on pense que le simple souhait de sauvegarder une étroite bandre riveraine à l’état sauvage le long de nos cours d’eau relève quasiment de l’utopie!

Entre des gestes authentiques et une volonté de façade, si nous souhaitons que se réalisent les prédictions optimistes, ferons-nous le bon, l’incoutournable choix que méritent les rivières et l’ensemble des eaux du Québec?

Nous ne vous promettons pas de faire une liste complète des plans d’eaux du Québec. Ce serait une tâche impossible. Mais voici les articles exposés pour le moment:

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