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L’histoire de l’eau minérale

L’histoire de l’eau minérale

L’histoire de l’eau minérale

Au Québec, les premières tentatives pour introduire de l’eau minérale dans les habitudes de consommation des citoyens datent de la fin du XVIIIe siècle. Un certain Denis Breton, dit Dubois, commence à vendre une eau de source et vente ses qualités pour la santé. La source se trouvait quelque part «au bout du faubourg Saint-Jean». Le 15 août 1799, le sieur Breton, dit Dubois, fait publier le premier certificat de santé confirmant la qualité de son eau minérale.

Ce certificat fut délivré par le docteur J. Mervin Nooth, qui a constaté l’état de l’eau: «Ayant examiné les Eaux Minérales, au bout du faubourg St-Jean, je suis d’opinion que, dans bien des maladies, elles peuvent être un remède très utile. Toutes fois qu’il y a foiblesse dans l’estomach et des intestins, l’usage de cette eau peut tendre à augmenter les pouvoirs de la digestion, et peut rendre les évacuations naturelles plus réglées et plus efficaces. Dans les maladies de la pierre, cette eau peut être très salutaire et dans les cas d’acidité dans les premiers passages elles peuvent devenir d’un secours particulier».

Il semble toutefois que cette eau n’a pas eu une longue vie.

L’eau minérale entre dans les habitudes de consommation des Québécois cent ans plus tard, vers la fin du XIXe siècle, quand certaines compagnies commencent à diffuser de l’eau extraite des sources de Saint-Léon, dans le comté de Maskinongé.

Des agences de distribution s’ouvrent à Québec et à Montréal. Notons qu’à Québec, la première entreprise de vente d’eau minérale, la Compagnie Langlois, se trouvait en face de l’Archevêché.

Cette compagnie appartenait à M. Charles-Édouard-Alphonse Langlois qui décéda en 1908. L’eau se vendait en bouteilles et s’appelait «l’eau Saint-Léon». Vers le début du XXe siècle, la mode passe et la compagnie disparaît sans laisser de traces.

L’industrie de l’eau minérale renaît dans les années 1950.

On peut préparer du thé avec de l’eau minérale. La préparation du thé a subi des transformations à travers les âges ; il fut un temps où l’on faisait bouillir le thé ; on l’a aussi battu puis on en vint à l’infuser ; c’est cette dernière méthode qui est la plus courante de nos jours.

Il est facile de préparer du bon thé. Réchauffer la théière, y jeter 5 ml (1 cuillerée à café) de thé par tasse désirée plus 5 ml (1 cuillerée à café) pour la théière ou y mettre les sachets nécessaires, verser l’eau, laisser infuser de 3 à 5 minutes puis retirer le thé. On peut aussi recouvrir la théière durant l’infusion. La température de l’eau joue un rôle capital ainsi que le temps d’infusion ; bouille trop longtemps, l’eau devient plate et donne un thé décevant. La verser dès qu’elle atteint le point d’ébullition. Du temps d’infusion dépend l’âcreté de la saveur et la teneur en théine ; plus il est court, plus le thé est doux et moins il contient de théine. L’utilisation d’eau trop calcaire et de théière en métal sont déconseillées, les polyphénols du thé réagissant au contact du métal, ce qui rend le thé amer.

canards

Canards dans la rivière des Chênes. Photo : Grandquebec.com.

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