Côte-Nord

Ville de Micoua

Ville de Micoua

La Côte-Nord accouche d’une autre ville : Micoua

La Côte Nord accouche d’une autre ville. Micoua vient à la suite d’autres villes champignons : Bersimis, Port-Cartier, Gagnon, Schefferville, Sept-Îles, etc.

Micoua, à 60 milles au nord-ouest de Baie-Comeau, fait partie du complexe hydro-électrique de Manicouagan-Outardes développé par l’Hydro-Québec au coût d’un milliard de dollars.

Conçue sur le papier il y a quelques mois par l’ingénieur Yvon Rivest et ses assistants du service des Campements et Villages de l’Hydro, Micoua est vouée à une mort prématurée.

Dans dix ans tout au plus, Micoua ne sera qu’un souvenir dans les manuels d’histoire. Pour le moment, la ville s’éveille à la vie sur les rives du lac Alice et du lac Monique, aux flancs même d’une montagne jusqu’ici enfouie sous les épinettes noires.

Les Montagnais appelaient cette région « La Vallée du crépuscule ». Leçon de l’histoire, Micoua abritera ceux qui ont pour mission de bâtir des ouvrages fabricant de la lumière : Outardes 4, Outardes 3, Manicouagan 3. Leur familles pourront y trouver le confort et les distractions réservés aux habitants de cette arrière pays.

Déjà 75 caravanes ont commencé à occuper les 600 lots formant une ville de 250 acres. On estime que le village avec sa superficie et ses installations pourra accueillir jusqu’à 700 caravanes.

À Micoua, les urbanistes de cette ville éphémère ont fait semer les quartiers domiciliaires, les quartiers commerciaux et le quartier des affaires au milieu des parcs boisés.

Comme ils disent, « les habitants de Micoua pourront ainsi tuer quelques crises de cafard, se promener en toute sécurité dans la nature, dans d’agréables sous-bois qui leur rappelleront les parcs des villes et des villages dont ils ont la nostalgie.

Micoua possédera un centre municipal comprenant une banque, le bureau de poste, le garage, le service des pompiers et divers bureaux.

Au centre commercial s’installeront un salon de coiffure, une épicerie, un magasin à rayon et un restaurant salle-à-manger.

Du côté des services publics, il y aura une école de huit classes avec des possibilités pour agrandissement ; un hôpital de 25 à 20 lits avec salles d’examens pour les premiers soins, installations de rayons-x, pouponnière et infirmerie.

Micoua aura aussi son église catholique, une auberge, avec des chambres et bar-salon et une station-service.

  • Et puis?
  • Vous aurez ainsi fait le tour du village! Ah, pardon! J’oubliais le centre des loisirs, piscine intérieure, patinoire, dux curling, salle de récréation, tennis, badminton, etc. Micoua en hiver sera aussi un centre de ski.

Dans un an, Micoua avec tous ses services sera devenu adulte.

Ce n’est pas surprenant quand on sait qu’elle sera mise en terre dix ans plus tard. À propos, comme s’appelleront les résidents de Micoua ?

Cette ville miniature sera située à soixante milles de Baie-Comeau

La ville miniature de Micoua sera à 60 milles de Baie Comeau. Elle desservira le barrage d’Outardes 4 situé à 6,5 milles de la ville, le barrage de Manicouagan 3, à 18,7 mille, et le barrage de Outardes 3 à 21,6 milles.La route d’accès serpente sur le plateau entre les vallées de la Manicouagan et des Outardes couvertes d’épinettes.

À 43 milles du point de départ, Baie Comeau, un embranchement de la route vers l’ouest conduit au barrage que l’Hydro-Québec mettra en chantier bientôt. La centrale produire 1,034,0000 h.p. Depuis quelques mois, les travaux de déblaiement, de construction de routes et d’aménagement de camps se poursuivent à un rythme accélérée.

Un barrage du type en enrochement et une centrale souterraine à 4 turbines Francis constitueront les deux principaux éléments de l’aménagement d’Outardes 4. À dix milles plus au nord, une route conduit à Outardes 4 en passant par Micoua, près des lacs Alice et Monique. C’est un vaste chantier en pleine activité où se trouvent plus d’un millier d’hommes. Au cours de l’été, la courbe de l’emploi doit atteindre 2,000 ouvriers. L’ouvrage mis en chantier l’an dernier comprendra huit barrages en terre et en enrochement : les passes d’un cirque de montagnes formeront un réservoir d’emmagasinement de 750 milliards de pieds cubes. Ce réservoir alimentera une centrale de quatre turbines d’une puissance totale de 864,000 h.p.

Le barrage principal nécessitera le transport de 10,4 millions de verges cubes de matériel. Pour les barrages auxiliaires, il en faudra 6,9 millions, soit 18 millions au total.

Déjà le batardeau et la galerie de dérivation sont terminés ainsi que l’excavation du barrage numéro deux où l’enrochement est commencé depuis la fin d’avril. Le premier des quatre groupes générateurs sera mis en service en août 1969 et les trois autres au cours des huit mois qui suivront.

En repassant par Micoua, on se dirige à nouveau vers le nord pour attendre Manic 2. Des travaux de sondage indiquent la possibilité d’aménager une centrale de 1,500,000 h.p. À cet endroit. Des arpenteur et des géologues installés dans des campements temporaires, recueillent les données essentielle à la mine en chantier des travaux qui auront lieu à une date indéterminé.

(Texte paru dans le journal Le Soleil, samedi, 24 juillet 1965).

Les Montagnais appelaient Outardes 4 « la Vallée du crépuscule ». À quelques milles de ces chutes, une nouvelle ville naît, Micoua, qui abritera ceux qui ont pour mission de bâtir les ouvrages fabricant la lumière. Photo libre de droits, source, journal Le Soleil, 24 juillet 1965.
Les Montagnais appelaient Outardes 4 « la Vallée du crépuscule ». À quelques milles de ces chutes, une nouvelle ville naît, Micoua, qui abritera ceux qui ont pour mission de bâtir les ouvrages fabricant la lumière. Photo libre de droits, source, journal Le Soleil, 24 juillet 1965.

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