Côte-Nord

TNO Lac Walker

TNO Lac Walker

Territoire non organisé du Lac Walker

Lac-Walker est un territoire non organisé situé dans la municipalité régionale de comté de Sept-Rivières, dans la région administrative de la Côte-Nord, au Québec. La superficie total de ce TNO est de 18 075 kilomètres carrés. 

Lac Denté

Rattaché au territoire non organisé de Lac-Walker, cette petite nappe d’eau de moins de 2 kilomètres de longueur fait partie de la ZEC Matimek qui jouxte la réserve faunique de Sept-Îles-Port-Cartier, du côté est, dans la région de la Côte-Nord. Le lac Denté alimente la rivière Sainte-Marguerite qui coule immédiatement à l’est. Son nom, proposé par les autorités de la ZEC en 1983, évoque la forme en dents de scie qu’épouse la rive sud du lac.

Lac Fontarabie

Ce lac, qui mesure 10 km sur 2,3 km, se déverse au nord-est par un petit émissaire vers la rivière Moisie, à près de 100 km au nord de Sept-Îles, sur la Côte-Nord. Il est entouré de falaises abruptes qui le surplombent par endroits de près de 400 m. La première mention cartographique de ce toponyme figure sur un plan d’arpentage de 1944. Ce nom a été attribué pour rappeler un dénommé Pierre Legros, dit Fontarabie, soldat dont la présence est signalée en Nouvelle-France dès 1646. Il accompagna le jésuite Jacques Buteux, chargé de la mission de Trois-Rivières, lors d’une expédition destinée à évangéliser les Amérindiens de la Haute-Mauricie. Ils furent tu.s dans une embuscade iroquoise près des chutes de Shawinigan en 1652. Fontarabie est également la forme francisée de Hondarrabia, ville basque espagnole sur la Bidassoa. Ce toponyme signifie gué de sable, du basque hondar, sable et -ibiam gué. En langue espagnole, Hondarrabia est devenue Fuenterrabia, forme qui a donné l’exonyme, c’est-à-dire l’équivalent français, Fontarabie.

Lac de la Glissée de Loutre

Ce lac de la Côte-Nord appartient à la réserve faunique de Sept-Îles-Port-Cartier. Il mesure 1,3 km entre ses parties les plus éloignées et il épouse approximativement la forme d’un croissant. Ses eaux alimentent le lac Walker par l’intermédiaire du ruisseau de la Glissée de Loutre, son exutoire,e ruisseau Saint-Joseph et la rivière Schmon. C’est en 1989 que la Commission de toponymie l’a ainsi dénommée, alors qu’elle procédait à l’attribution systématique de noms aux entités géographiques majeures de la réserve faunique qui en étaient dépourvues. L’expression Glissée de Loutre, d’une délicatesse exquise, vient d’un passage de « Forestiers et Voyageurs » (1863) de Joseph-Charles Taché, où le narrateur montant au chantier aperçoit dans les bois les traces de ses habitants. « C’est quelque chose de vraiment curieux que d’étudier toutes ces pistes, et de suivre, par l’imagination dans leurs courses, leurs chasses et leurs ébats, ces animaux petits et grands de la forêt, une glissée de loutre dans le voisinage d’un petit lac, la trace profonde d’un orignal, ou l’empreinte plus large mais plus superficielle d’un caribou autour des arbres de trotte-menu timide des souris des bois, ou la marque de la patte soyeuse mais perfide d’une martre ». Le lac de la Glissée de Loutre se trouve à quelque 60 km au nord-ouest de la ville de Port-Cartier.

Rivière Learmonth

Ce cours d’eau d’environ 20 km de longueur coule dans la réserve faunique de Sept-Îles-Port-Cartier. Partie du bassin inférieur de la rivière Manicouagan, il se jette dans la rivière Toulnustouc, en amont du lac Sainte-Anne. À plusieurs dizaines de kilomètres au sud-est, on trouve également le lac Learmonth qui se déverse en direction de la rivière Trinité, à Baie-Trinité. Une carte de la compagnie Québec North Shore Paper indiquait la rivière sous cette appellation depuis les années 1950 au moins. Le toponyme rappelle la mémoire du major Okill-Massey Learmonth (1894-1918), héros de la première guerre mondiale. Originaire de Québec, cet officier a notamment travaillé à l’Île d’Anticosti avant de s’enrôler en 1914. Cité pour la Croix militaire, il s’est illustré lors d’une bataille de tranchée dans le nord de la France. À la tête d’une troupe surprise par l’ennemi, il a chargé l’attaquant avec sang-froid. Blessé mortellement, il a continué à diriger la défense pour encourager les jeunes officiers qu’il commandait. En plusieurs occasions, il avait ramassé des bombes ennemies pour les relancer à l’assaillant.

Canton Leneuf

Épousant dans sa partie sud la ligne du littoral du Saint-Laurent et délimité, à l’est, par le cours inférieur de la rivière Sainte-Marguerite et la baie du même nom, ce canton se situe à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Sept-Îles. Son nom rappelle la mémoire de Jacques Leneuf de La Poterie (1606-après 1685), originaire de Caen (Normandie) et venu en Nouvelle-France en 1636. Avant même d’arriver au pays, il s’était fait concéder une seigneurie un peu à l’ouest de Québec, connue sous le nom de La Poterie et dont le titre lui fut confirmé en 1647. Cette seigneurie dont il s’occupait assez peu, prendra le nom de Portneuf lorsque Leneuf de la Poterie la cédera à son gendre, René Robineau de Bécancour, futur baron de Portneuf (1681). Établi à Trois-Rivières en 1640, La Poterie y remplira à quelques reprises la fonction de gouverneur suppléant. Important commerçant de fourrures et d’eau-de-vie, il eut plusieurs fois des démêlés avec la justice coloniale. Proclamation : 1868.

Canton Letellier

Ce canton est borné à l’est par la rivière Moisie et au sud ouest par la baie des Sept Îles. On y trouve essentiellement la ville de Sept-Îles et la réserve indienne de Maliotenam. Le territoire est arrosé par un certain nombre de nappes d’eau dont les lacs des Rapides, de la Montagne et Deschênes. On l’a désigné ainsi pendant que Luc Letellier de Saint-Just (1820-1881), futur lieutenant-gouverneur du Québec, était conseiller législatif pour la division de Grandville (1860-1867), dans le Canada Uni. Proclamé en 1866.

Canton de Pasteur

À 30 kilomètres environ au nord de Port-Cartier, se trouve le canton de Pasteur. Cette unité territoriale a pris son nom du lac Pasteur qui l’arrose. D’une longueur de 20 km, cette étendue d’eau occupe le centre du canton et le traverse du nord au sud. Dans son rapport de 1891, l’arpenteur Gédéon Gagnon appelle encore cette étendue d’eau Gtakameo. Cet hydronyme paraît sur la carte régionale La Côte Nord du Golfe Saint-Laurent de 1913. Les lacs Chevarie, Nico, Festin et le Petit Lac à l’Anguille baignent également ce territoire. Le lac et le canton honorent la mémoire du célèbre chimiste et biologiste français Louis Pasteur (1822-1895). On doit à Pasteur la pasteurisation et la découverte de la vie microbienne notamment. Le dévouement désintéressé de ce savant lui a valu le titre de bienfaiteur de l’humanité. Le canton de Pasteur a été désigné en 1959.

Lac Porte-Bonheur

Ce lac de réserve faunique de Sept-Îles-Port-Cartier appartient au bassin hydrographique de la rivière Pentecôte. Il est de forme arrondie et mesure 4 km dans son plus grand axe. Un rentrant du lac, sur la rive nord-est, suggère l’aspect d’une attache et renforce sa ressemblance avec une amulette, d’où le nom qu’il porte. C’est en 1989 que la Commission de toponymie lui a attribué cette dénomination descriptive, alors qu’elle désignait de façon systématique les entités géographiques majeurs de la réserve faunique qui étaient encore innommées. Le lac Porte-Bonheur se trouve à 45 km à l’ouest de Port-Cartier.

Lac Grandmesnil

Situé dans le Bouclier laurentien à une cinquantaine de kilomètres du réservoir Manicouagan et encadré par des montagnes le dominant d’au moins 300 m, ce lac effilé, qui a plus de 20 km de longueur, est parfaitement orienté nord-sud. Par la rivière de même nom, il se déverse ensuite dans la rivière Toulnustouc, affluent de la Manicouagan, après avoir dévalé une pente de plus de 100 mètres de dénivellation. Le nom de Grandmesnil qui a été attribué à ce lac est le surnom de Jean Véron de Grandmesnil, un Normand dont la présence était connue en 1645 en Nouvelle-France. À partir de 1649, il reçoit des terres dans la région de Trois-Rivières, dont une concédée par les Jésuites, Il y fut tué au mois d’août 1652 par les Iroquois.

Lac Profond

Ce toponyme descriptif identifie un plan d’eau de la réserve faunique de Sept-Îles-Port-Cartier, sur la Côte-Nord. Les eaux de ce lac atteignent 60 m de profondeur et couvrent une superficie de 1,2 km carrés. Le lac Profond est alimenté à son extrémité nord par un cours d’eau de quelque 15 km, qui lui doit son nom sans en avoir les caractéristiques, la rivière Profonde. Cette dernière se déverse à 1 km au sud du lac Profond, dans la rivière Pentecôte. Plusieurs autres lacs portent également ce nom au Québec.

Paysage du Québec. Photo de Megan Jorgensen.

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