Historique de La Tabatière

Historique du village de La Tabatière

Historique de La Tabatière. Cette localité de la Basse-Côte-Nord se situe à 560 km à l’est de Sept-Îles. Blottie dans la baie de La Tabatière, elle comprend aussi deux hameaux voisins : Vieux-Poste et Baie-Rouge. On y trouve une usine de transformation du poisson et des réservoirs pour l’approvisionnement des bateaux qui desservent cette partie de la région. La Tabatière est un établissement fréquenté depuis longtemps par des pêcheurs et des commerçants notamment.

L’Écossais Samuel Robertson s’y installe vers 1820 et fonde un établissement permanent que ses descendants occupent encore de nos jours. Des Jersais sont venus se joindre aux Robertson vers 1855 ; à l’époque, on s’intéressait en particulier à la pêche à la morue et au loup marin.

Pendant une partie du XIXe siècle, cet endroit a aussi été connu sous le nom de Spark Point, expression anglaise qui se traduit par « pointe de l’étincelle ». C’est toutefois le toponyme La Tabatière qui s’est imposé : on a ouvert une mission catholique, Saint Saint-Joseph-de-la-Tabatière, en 1885, et le bureau de poste de La tabatière a commencé ses activités en 1907.

Historique de La Tabatière

Dans l’usage, on abrège souvent ce nom en Tabatière. L’origine de cette appellation N,est pas la perte d’une blague à tabac par un missionnaire comme le racontent certains. Il s’agit plutôt de la corruption d’un mot amérindien tabaquem, devenu tapatienne, puis tabatière. D’ailleurs, dans l’usage ancien la paroisse était fréquemment dénommée Saint-Joseph-de-Tabaquen, notamment dans la correspondance des missionnaires. Le sens de ce nom serait « sorcier ». Toutefois, le mot tapakueu, proche phonétiquement de tabaquen, signifie « il lui passe un collet sur la tête ».

Un ecclésiastique en visite à la mission, en 1887, a écrit que les groupes amérindiens venus séjourner à cet endroit pour commercer avec les Blancs avaient coutume de consulter un sorcier-jongleur avant de quitter ce lieu pour leurs campements au fond des bois. Il leur donnait des indications quant aux augures pour leur voyage de retour. On trouve aussi une anse de Tabatière près de l’embouchure de la rivière Saint-Jean, dans le Saguenay, on peut faire remonter son usage cartographique à 1883.

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