Historique de Natashquan et ses environs dans la Côte-Nord
Historique de la municipalité de canton de Natashquan
Surtout célèbre pour avoir vu naître en 1928 le barde québécois Gilles Vigneault, cette municipalité de la Basse-Côte-Nord s’étire le long de la côte, les deux côtés de la Petite rivière Natashquan, dans le voisinage d’Aguanish et de la réserve indienne de Natashquan, à environ 120 km à l’est de Havre-Saint-Pierre. Par ailleurs, comme la plupart des localités de la région, elle demeure isolée et n’est pas encore reliée au réseau routier québécois, accessible uniquement par voie maritime ou aérienne. Le territoire reçoit les premiers Natashquanais en 1855, des Acadiens en provenance des îles de la Madeleine, plus spécifiquement de l’île du Havre Aubert.
Cependant, un poste de traite y existait déjà en 1710 à l’embouchure de la rivière Natashquan, à proximité de la réserve indienne actuelle et la Compagnie de la Baie d’Hudson s’en portera acquéreur au milieu du XIXe siècle, mais l’abanodnnera vers 1914, faute de rentabilité.
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D’abord attribué à une mission fondée en 1855, Notre-Dame-de-Natashquan, sur la rive ouest de la Petite rivière Natashquan, sur la rive ouest de la Petite rivière Natashquan, et à un canton de la Côte-Nord créé en 1869. On a transféré le nom à la municipalité de canton érigée en 1907, laquelle marque en quelque sorte la frontière entre la Minganie, à l’ouest, et à la Basse-Côte-Nord, à l’est, jusqu’à Blanc-Sablon. Mot d’origine montagnaise, on le déjà connait au XVIIe siècle, Jolliet l’orthographiant Noutascoüan en 1684. En 1534, Jacques Cartier avait baptisé Cap Thiennot la pointe de Natashquan, patronyme d’un capitaine de navire installé à cet endroit.
Le chansonnier Gilles Vigneault a récemment affirmé dans une chanson que le cap Thiennot, c’est Natashquan ! Selon une version populaire, l’endroit devrait son nom au fait qu’un ours se serait aventuré jadis dans la localité et que les villageois auraient entrepris une chasse pour le tuer. Pendant plusieurs décennies Natashquan a vécu des fruits de la mer, mais on ne dénombre désormais que fort peu de pêcheurs. Une tentative mise de l’avant par la compagnie Aconic Mining Corporation pour exploiter le sable d’acier que l’on retrouvait à cet endroit en 1955, ne s’est jamais concrétisée.
Cap Tiennot
À environ 12 km au sud-est de Natashquan, se dresse le cap Tiennot. Cet accident du canton de Duval occupe la partie sud du mont Joli, faible élévation de sable. Le toponyme s’est d’abord appliqué à la pointe de Natashquan. Elle se situe à quelque 4 km à l’ouest. « Nous non-mêmes ledit cap le cap Thiennot » note Jacques Cartier dans sa Relation du voyage de 1534.
Avant de le baptiser ainsi, Cartier avait fait remarquer que des Indiens provenant de la région du détroit de Belle Isle « vinrent aussi franchement à bord de nos navires. Comme s’ils eussent été français et qu’ils étaient au capitaine Thiennot, lequel était sur ledit cap. » Dans sa Relation du voyage de 1535-1536, cartier orthographie ce nom Cap de Tyennot. Alors que dans sa Cosmographie (1544), le pilote Jean Alfonse note cette appellation Cap de Thiennot. Ce toponyme évoque un chef indien, probablement montagnais.