Chaudière-Appalaches

Moulin du Portage

Moulin du Portage

Moulin du Portage

Le Moulin du Portage est un édifice patrimonial du village de Lotbinière, l’un des plus beaux villages du Québec. Il fut érigé en 1816, dans un site enchanteur sur un méandre de la rivière du Chêne, dont les rapides printaniers peuvent surprendre les canoteurs.

Le seigneur Chartier de Lotbinière fait construire le moulin à farine du Portage pour répondre aux besoins des villageois. Notons que les obligations du seigneur incluaient la construction d’un moulin pour les paysans.

Muni d’une grande roue à aubes de seize pieds de diamètre, le moulin est activé par la force de l’eau. Le moulin broyait de l’avoine, de l’orge, du blé et du sarrasin. Au fil des ans, plusieurs meuniers s’y succèderont, mais en 1948, le moulin cessa de moudre de la farine. C’est l’arrivée de l’électricité qui amène un dernier meunier, Isidore Auger, à stopper les mécanismes.

Pendant environ 15 ans le moulin fut totalement abandonné, puis il fut classé «monument historique» en 1964. Cependant, il fallut attendre jusqu’en 1978 pour que le bâtiment sorte de son profond sommeil. Après cinq ans de rénovations, le Moulin du Portage a retrouvé toute sa splendeur.

En saison estivale, des spectacles sont présentés dans le site du Moulin du Portage. À côté du moulin se trouve une charmante aire de pique-nique.

Adresse du Moulin du Portage :

1080, rang Saint-François Ouest
Lotbinière

Téléphone : 418 796 3134

Site web du Moulin du Portage : moulinduportage.com

Rivière du Chêne

D’orientation générale sud-est-nord-ouest, la rivière de Chêne, longue d’une quarantaine de kilomètres en ligne droite, prend sa source près de Sainte-Agathe, sur un terrain partiellement marécageux, à une altitude d’environ 135 mètres.

Le long de son parcours très sinueux, elle capte d’abord des ruisseaux venant du sud, de même que quelques tributaires principalement situés sur sa rive droite, telles les rivières Henri, Huron et du Bois Clair, disposées du sud au nord. Cette rivière dominée par des versants hauts de 38 mètres, non loin de son embouchure qui arrose Leclercville, devient beaucoup plus modeste en amont de Val-Alain. Les rives s’amenuisent dans cet endroit pour laisser place à un filet d’eau et à de petites branches constituant la source.

Ce nom remonte au début de la colonie ; il est mentionné le 7 décembre 1638, alors que Pierre Pulseaux de Montrenault obtenait de la Compagnie de la Nouvelle-France « le pouvoir d’établir des moulins et machine dans la Rivière duchesne. » La graphie de ce mot ne permet pas de trancher définitivement entre le motif d’attribution honorifique ou descriptive du toponyme. Certes, le chirurgien Adrien Duchesne habitait la colonie depuis 1634, mais comme aucun censitaire de ce nom ne se trouvait dans la seigneurie de Sainte-Foy – tel était son nom à l’origine, la mention « duchesne » plaide en faveur de la présence d’un bois de chêne ou d’un chêne remarquable près de l’embouchure de la rivière.

Par la suite, les différentes orthographies vont prolonger l’ambiguïté toponymique originelle : rivière Duchesne, dans l’acte de concession de la seigneurie Deschaillons (1674) ; R. au Chesne, Deshayes (1750) ; R. à Duchène, D’Anville (1750) ;  Grande Riv à Duchêne et Petite Riv à Duchêne, Bellin (1764) ; Grande Rivière du Chêne (Bouchette, 1815) ; Rivière du Chêne, Dictionnaire des rivières et lacs de la province de Québec (1914). Le nom officiel, tel que consigné dans le Dictionnaire illustré des noms et lieux du Québec, a donc favorise l’interprétation descriptive, plus plausible que l’explication honorifique. L’adjectif Grand qui qualifiait ce cours d’eau au milieu du XVIIIe siècle est tombé, alors que l’adjectif Petit, attribué au cours d’eau un peu en amont, a survécu dans la désignation actuelle.

moulin du portage

Moulin du Partage dans les années 1920. Source : moulinduportage.com.

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