Municipalité de Sainte-Aurélie, note historique
Historique de Sainte-Aurélie : Le 3 avril 1909, le gouvernement érigeait la municipalité du canton de Metgermette-Nord-Partie-Nord. On la localise à 9 km au nord de Saint-Zacharie, non loin de la frontière américaine. C’est à l’est de Saint-Georges, en Beauce. Cette nouvelle entité municipale portait le nom du canton de Metgermette-Nord, proclamé en 1885. Ce dernier faisant pendant à celui de Metgermette-Sud et remontant à un canton unique de Metgermette signalé des 1853. L’on croit le nom d’origine amérindienne. Il s’agit possiblement le nom d’un chef abénaquis, sans doute quelque peu déformé. Ou encore tiré de l’abénaquis megermew, malheur, malchanceux. Mais dont le sens n’a jamais pu être véritablement précisé.
En 1932, on procédait à la modification de cette dénomination à la faveur de Sainte-Aurélie et le statut devenait celui de municipalité. L’hagionyme choisi, qui identifiait déjà la paroisse fondée en 1906 et érigée canoniquement en 1923, se veut un hommage à l’endroit d’une religieuse, sœur Sainte-Aurélie, supérieure des Ursulines à la fin du XIXe siècle. La sainte patronne demeure une inconnue à qui on a dédié une église près de la ville française de Strasbourg.
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Grâce à l’initiative de Victor Vannier, un premier établissement a vu le jour en 1873 dans le canton de Metgermette-Nord, formé de Français pour la plupart. Mais le climat, la rude vie, l’éloignement, le transport ont découragé maints aspirants colons de telle sorte que l’entreprise subit un cuisant échec en l’espace de quatre ans. Il est intéressant de noter que pas moins de 30% des municipalités de la MRC des Etchemins, à laquelle appartient Sainte-Aurélie, portent le nom d’une sainte. Les Auréliens habitent un territoire de forme allongée, parsemé de nombreux lacs qui agrémentent le paysage, dont le lac des Abénaquis, le lac Fortin, le lac Joli et le lac Giguère.
De l’autre côté de la frontière qui sépare le Québec du Maine, on retrouve un endroit identifié St. Aurélie. Celui-ci lui est antécédent et qui l’a sans doute inspirée. Depuis les années 1950, le lac des Abénaquis est un centre de villégiature important. Tout comme par le passé, l’activité économique principale se relie au domaine du bois. En fait, à un point tel qu’on identifie les rues de l’endroit par des noms d’arbres.