Chaudière-Appalaches

Église de Sainte-Louise

Église de Sainte-Louise

Église de Sainte-Louise

L’histoire de Sainte-Louise, une municipalité historique dans les Chaudière-Appalaches, débute en 1656, avec la concession de la seigneurie des Aulnaies au célèbre Nicolas Juchereau, mais la paroisse est fondée en 1859. Elle reçoit le nom de Sainte-Louise-des-Aulnaies.

À la même époque, en 1857, l’église de Sainte-Louise est construite. La première pierre est posée et bénie en août par M. le curé David-Henri Têtu de Saint-Roch. La construction est achevée en 1859.

L’église est bâtie en pierre des champs selon les plans de l’architecte Charles Bernier.

L’église possède un clocher traditionnel avec une lanterne et un arc à nombreuses voussures au dessus de la première fenêtre. De l’extérieur, l’église est très typique des églises québécoises.

La chaire de l’église de Sainte-Louise est en bois sculpté orné de dorure. Au centre, dans un médaillon, se trouvent les images de la Vierge et de l’Enfant Jésus en bas-relief. Sur le panneau de gauche, un autre bas-relief représente Saint-Joseph. Aux angles, au pied des consoles, on aperçoit des petits bustes d’anges.

Il faut noter que l’autel de l’église de Sainte-Louise fut réalisé en 1793 par Jean et François Baillairgé pour Saint-Roch-des-Aulnaies et donné à l’église de Sainte-Louise en 1857.

Municipalité de Sainte-Louise

Modeste municipalité peu considérable en étendue, au territoire longitudinal arrosé par la rivière Ferrée, Sainte-Louise compte quelques rivières, lacs et ruisseaux. Sise à 110 kilomètres à l’est de Québec, entre Saint-Roch-des-Aulnaies, à l’ouest, et Saint-Damase-de-L’Islet, au sud, elle est née 1856 sous le nom de Saint-Louise-des-Aulnaies.

Ce territoire détaché de Saint-Roch-des-Aulnaies, qui comprenait en partie la seigneurie des Aulnaies et le canton d’Ashford, ce qui justifie probablement l’adjonction du spécificatif Aulnaies, a d’abord été mis sous le patronage de saint Louis, car aucune sainte Louise ne figurait au calendrier liturgique avant 1934, date à laquelle la religieuse française sainte Louise de Marillac (1591-1660) a été canonisée, quoiqu’une bienheureuse Louise ait pu être relevée. Cette situation n’empêchait pas le prénom Louis d’être cependant couramment accepté au baptême de nombreuses filles de France et d’ici.

Cependant, l’insistance des paroissiens qui voulaient honorer Louise-Catherine-Wilhelmine Boisseau (1832-1880), épouse depuis de 1851 de Pascal-Amable Dionne, alors seigneur de Saint-Roch-des-Aulnaies, vint à bout de la réticence des autorités religieuses d’alors, peut-être parce que cette dernier fit abolir les rentes seigneuriales de la fabrique. Par la suite l’appellation s’est étendue à la municipalité de paroisse créée en 1860, puis au bureau de poste ouvert en 1861, avant de constituer la base du gentilé Louisien adopté en 1986.

Pour ce qui est de l’élément Aulnaie, non retenu dans la désignation municipale, il demeure tributaire de la présence d’aulnes – une plantation d’aulnes étant identifiée comme une aulnaies – sur les bords de la rivière ferrée qui traverse le territoire.

eglise de sainte louise

Église de Sainte-Louise. Source de l’image : Patrimoine des lieux du culte du Québec.

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