Chaudière-Appalaches

Domaine Joly-De Lotbinière

Domaine Joly-De Lotbinière

Domaine Joly-De Lotbinière

Le Domaine Joly-de Lotbinière, déclaré bien culturel du Québec et Lieu historique national du Canada, se situe à quelques kilomètres du village de Lotbinière, en direction de Sainte-Croix, au lieu dit Pointe-Platon.

Le centre du domaine est le Manoir Joly-de Lotbinière, construit en1851 au bord du Saint-Laurent et qui est entouré de jardins. Ce manoir domine un beau parc ombragé et, en été, on peut assister le dimanche à des concerts de musique classique. Des expositions sont aménagées dans le Manoir.

Le Domaine Joly-De Lotbinière est un lieu de découvertes reconnu comme l’un des plus beaux jardins d’Amérique du Nord. C’est de surcroît un centre d’interprétation du patrimoine et de la nature destiné au grand public.

C’est en 1846 que Pierre-Gustave Joly, séduit par la beauté du site de la Pointe Platon, y fait construire une résidence de villégiature nommée Maple House. Il y aménage une forêt domaniale, reconnue aujourd’hui comme une des plus belles forêts du Québec.

Notons que le fils du fondateur du Domaine Joly, Sir Henri-Gustave Joly de Lotbinière, fut le premier ministre du Québec entre mars 1878 et octobre 1879. Plus tard, il devint ministre du Revenu intérieur du Canada et termina sa carrière comme lieutenant-gouverneur de la Colombie-Britannique, de 1900 à 1906.

domaine joly

Domaine Joly, photo © Carol Proulx.

Municipalité de Lotbinière

Cette municipalité riveraine du Saint-Laurent, du côté sud, blottie entre Leclercville et Sainte-Croix, à 18 km, à l’est de Deschaillons-sur-Saint-Laurent, est née de la fusion de la municipalité de la paroisse de Saint-Louis-de-Lotbinière et de celle du village de Lotbinière, en /978. Il s’agit ainsi d’un retour à une situation plus ancienne puisque la municipalité de village avait été formée en 1914, par détachement de la municipalité de paroisse, créée initialement en 1845. Son appellation, également retenue pour le bureau de poste ouvert en 1831, lui vient de celle de la seigneurie à laquelle elle appartient, dont le premier concessionnaire a été René-Louis Chartier de Lotbinière (1641-1709), qui l’a reçue de Jean Talon en 1672. Arrivé en Nouvelle-France en 1651, il entreprend une carrière militaire en 1666 et accède au poste de substitut du procureur général au Conseil souverain en 1670. De 1677 à 1703, il occupe la fonction de lieutenant général de la Prévôté de Québec. Tour à tour, il sera nommé premier conseiller du Conseil supérieur en 1703 et subdélégué de l’intendant Raudot en 1706. Son ancêtre, Clément Chartier, était propriétaire, dans le Bas-Maine, d’une terre achetée par ses ancêtres en 1456 et appelée Binière, nom qui fait penser à « biner, binage », fréquents dans le vocabulaire agricole, ou à « bine », dinde, terme dialectal berrichon.

Il avait acheté, dans le Dijonnais une autre terre dénommée Bignière. Or, il aurait ajouté l’élément « lot » à Binière, ce mot suggérant la terre, le lot, terme qui véhicule le sens d’héritage, de patrimoine. On observe également une prononciation locale répandue « letbinker », que certains justifient par le rapprochement avec le nom d’un poisson, la lotte. Les Lotbiniériens ont vu leurs ancêtres s’établir en ces lieux dès la fin du XVIIe siècle, avec la fondation de la paroisse de Saint-Louis-de-Lotbinière en 1692, érigée canoniquement en 1724. De nos jours, de nombreuses et impressionnantes vieilles maisons de bois et de pierre, l’église (fin du XVIIIe siècle), les moulins (1799 et 1816), rappellent nostalgiquement le passé.

Il convient de souligner que les Joly de Lotbinière ont construit un manoir à la pointe Platon, sur des terrains achetés des Augustins hospitalières, dans la seigneurie voisine de Sainte-Croix. La plus grande gloire locale demeure le poète Pamphile Le May, né en 1837 et mort à la fin de la Première Guerre mondiale, dont le chef-d’œuvre, un recueil intitulé « Les Gouttelettes », a été publié en 1904. Le blason populaire, les Loups, répandu au Québec puisqu’il a été attribué également aux Batiscanais, aux Baie-Saint-Paulois, aux Champlainois, aux Montréalais… coiffe également les gens de Lotbinière. Ils le tiennent, semble-t-il, des habitants de la rive nord du Saint-Laurent.

Pour en apprendre plus :

1 commentaire

  1. Desjardins Lise dit :

    Je suis allée visiter vos jardins en septembre dernier et à votre kiosque d’accueil, j’ai acheté un plant de papaver orientale « central park ». Je m’attendais à des fleurs roses ou rouges puisque l’étiquette représentait une fleur rouge et sous  » central park » sur l’ordinateur on le représente rose; oh SURPRISE ! Les fleurs viennent d’éclore et elles sont blanches !!! Sur l’ordi, les pavots orientales blancs sont nommés: « Perry’s white »; en fait, qu’ais-je acheté alors ?

    Je suis déçue qu’un plant provenant d’un jardin comme le vôtre, où il y a des horticulteurs, soit mal identifié… Et de plus, avoir su qu’il serait blanc, je l’aurais placé ailleurs dans l’aménagement…
    J’aimerais une réponse. Merci !

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