Charlevoix

Cyclotourisme

Cyclotourisme

Cyclotourisme dans Charlevoix

La région de Charlevoix compte ses classiques du cyclotourisme. En effet, lorsque l’on parle du tour de l’Isle-aux-Coudres ou des sentiers aménagés dans le parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, des images magnifiques viennent immédiatement en tête. L’air salin du fleuve et a majesté des montagnes avoisinantes ajoutent un engouement bien spécial à une simple randonnée à vélo.

Certains aiment propulser leur vélo de montagne à vive allure sur des sentiers boisés. D’autres préfèrent pédaler sur une voie asphaltée à un rythme calme et vacancier en observant les paysages.

On peut opter, parmi autres, entre plusieurs trajets :

  • Randonnée Nature-Charlevoix (infos 418-435-2066) – Rues de Baie-Saint-Paul de niveau facile (accès payant), début au 11, rue Ambroise-Fafard.
  • Le Genévrier (infos 418 435-6275) – 15 kilomètres de sentier de style cross country, niveau intermédiaire.
  • Tour de l’Isle (Isle-aux-Coudres) 40 kilomètres, début près de l’édifice municipale, niveau facile, accès libre.
  • Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie (via Saint-Aimé-des-Lacs), infos au 1 800 665-6527) lieu de départ au Centre Félix-Antoine ou au barrage. 16 kilomètres de sentiers asphaltés et de criblures de pierres et poussière de roche.
  • Saint-Urbain, La Traversée de Charlevoix, au 841, rue Saint-Édouard, infos au 418 639-2284) – entre Saint-Urbain et Mont Grand-Fonds, parcours de 100 kilomètres sur les sentiers de style cross country, niveau difficile.
  • Clermont, Parcours des Berges-de-la-Rivière-Malbaie (infos au 418 439-3931) – 4 kilomètres de pistes asphaltée et aménagée, de niveau facile.
  • Piste cyclable de La Malbaie reliant la Quai de Pointe-au-Pic et la Quai Casgrain (6 kilomètres), pistes aménagées et asphaltées, de niveau facile.
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Paysage de la région. Photo : © GrandQuebec.com.

Voici quelques unes des agences qui proposent la location de vélos dans Charlevoix :

  • Isle-aux-Coudres : Centre Vélo-Coudres, Location de vélos, quadricycles et mobylettes. 2926, chemin des Coudriers G0A ZA0, téléphone: 418 438-2118 ou sans frais : 1 877 438 2118. Location de vélos de randonnées et de vélos de montagne, ainsi que de plusieurs modèles de tandems et de scooters. Pour du plaisir en famille, des quadricycles peuvent accommoder deux, quatre ou six adultes et deux enfants. Pour les plus jeunes, des tire-vélos, petits-vélos, remorques et casques sont disponibles. On y trouvera un mur d’escalade pour enfants et adultes.
  • Isle-aux-Coudres : Location de vélos Gérard Desgagnés 36, chemin de la Traverse, G0A 3J0, téléphone 418-438-2332 : Location de vélos.
  • Baie-Saint-Paul : Air du Large, au 210, rue Saint-Anne (Quai de Baie-Saint-Paul), téléphone 418 435-2066 ou 435-0127. Location de vélos et d’autres équipements sur place.
  • Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie: Location de vélos et d’autres équipements sur place.
  • Chutes Fraser : Hautes d’à peu près 50 mètres, ces chutes de la région de Charlevoix se situent sur le parcours de la rivière Comporté, à 4 km au nord de La Malbaie et à 1,5 km avant que ses eaux rejoignent celles de la rivière Malbaie. Elles portent le nom du premier seigneur de Mount Murray, Malcolm Fraser (1733-1815). Officier dans le 78e Régiment d’infanterie, cet Écossais avait participé aux sièges de Louisbourg, en 1758, et de Québec, en 1759. Capitaine et officier-payeur dans le 1er bataillon des Royal Highland Emigrants au cours de la guerre d’Indépendance américaine, il donna l’alarme lors de l’attaque de Québec par les troupes de Richard Montgomery, le 31 décembre 1775. Enfin, malgré son âge avancé, il conduisit vers Québec, à titre de colonel, le bataillon de milice de Baie-Saint-Paul, au début de la guerre de 1812. Militaire de carrière, Malcolm Fraser a aussi été un homme d’affaires averti en acquérant, puis en louant à d’autres, de nombreux domaines et propriétés foncières, notamment la seigneurie de Mount Murray, concédée par le gouverneur Murray en 1762, et celle de L’Îlet-du-Portage, achetée en 1777. Il occupa, à Québec, le poste de juge de paix dès 1764.

Ville de La Malbaie

Ce lieu, visité par Champlain qui baptise la rivière Malbaie en 1608, est considéré aujourd’hui comme le centre administratif de la région de Charlevoix, dans le voisinage immédiat de Pointe-au-Pic et de Cap-à-l’Aigle, à 150 km en aval de Québec. Érigée en 1896 comme municipalité de village, statut qui allait être modifié en 1958 à la faveur de celui de ville, cette municipalité devrait son nom au fondateur de Québec (même s’il ne revendique pas ce privilège) qui, considérant que la baie ne fournissait pas un ancrage suffisant pour son navire, la baptise Malle Baye, « malle » ayant en français ancien le sens de « mauvaise », ce qui se justifie par le fait qu’à marée basse l’endroit s’assèche et que les embarcations s’échouent.

En 1761, deux officiers écossais de l’armée britannique d’occupation débarquent dans cet endroit. Séduit par la beauté des lieux, ils sollicitent chacun une concession. John Nairne (1731-1802) reçoit le côté ouest de la rivière, qu’il identifie comme la seigneurie de Murray Bay laquelle comprend le village de La Malbaie, alors que Malcolm Fraser (1733-1815) se voit accorder la partie est qui devient alors la seigneurie de Mount Murray. Ils rebaptisent la baie, le village et la rivière du nom de James Murray (1721? – 1784), général anglais successeur de Wolfe, qui leur a concédé les seigneuries précitées en 1762, en procédant à la division de la seigneurie de la Malbaie primitivement concédée à Jean Bourdon en 1653, mais ce changement dénominatif ne reçut jamais de sanction officielle.

Cependant Murray Bay, identifiant La Malbaie aux XVIIIe et au XIXe siècles, s’est répandue comme appellation internationalement, – enchâssée par ailleurs dans le nom du bureau de poste créé en 1832 et modifié en La Malbaie seulement en 1914 -, encore que l’usage local soit majoritairement demeuré La Malbaie à ce moment-là. Par ailleurs, la paroisse de Saint-Étienne à La Malbaie, fondée en 1774 et érigée canoniquement en 1825, devait donner son nom en 1957 à une municipalité de paroisse créée en 1855 sous la dénomination hybride de Saint-Étienne-de-Murray-Bay.

Celle-ci prenait la relève de la municipalité de La Malbaie établie en 1845 et abolie en 1847. Le territoire de Saint-Étienne-de-la-Malbaie (1957) devait être annexé en 1965 à celui de la ville de La Malbaie. Au cœur d’une région largement visitée, La Malbaie demeure l’un des plus anciens sites de villégiature encore fréquentés en Amérique du Nord ses premiers estivants arrivant peu après 1760. Ils étaient attirés jadis par les saumons de la rivière Malbaie et, de nos jours, la facilité d’accès par eau de même que le climat vivifiant constituent de puissants attraits. On y pratique le golf, la pêche, le tennis ou l’équitation, le croquet. Il n’est pas sans intérêt de noter que ses premiers visiteurs étrangers furent des prisonniers de guerre qui, au cours de la guerre de l’Indépendance américaine, ont été confinés dans cette région. Laure Conan (1845-1924), première romancière québécoise, née Félicité Angers, est la plus célèbre femme de lettres de La Malbaie.

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