Les Jardins du Cap-à-l’Aigle

Les Jardins du Cap-à-l’Aigle de Charlevoix

On dit que Cap-à-l’Aigle est le village des Lilas. En effet, explorer ce village charlevoisien, c’est s’imprégner de l’harmonie, des vents et marées parfumés par une multitude de fleurs. La rue Saint-Raphaël de Cap-à-l’Aigle est parsemée de lilas de plusieurs variétés. C’est de toute beauté lorsqu’ils sont en fleurs.

Le terrain de 19 hectares, où sont aménagés Les Jardins du Cap-à-l’Aigle, au plein cœur de l’un des plus beaux villages de Charlevoix, a été donné à la Corporation Cap-à-l’Aigle Village des lilas par la municipalité de La Malbaie. Les travaux pour créer ce jardin ont été entrepris en 2002. Un horticulteur allemand a fait don à la Corporation de mille variétés de lilas dont 200 se trouvent dans les jardins.

Au fait, ce terrain, la terre des Duchesne, comme on l’a nommée plus tard en l’honneur des anciens propriétaires, s’est avéré un site idéal pour l’aménagement d’un grand jardin. Entrecoupée par la route 138 et la rue Saint-Raphaël, le camp descend par paliers de la montagne au Saint-Laurent.

Jardins du Cap-à-l’Aigle Un ruisseau et la collection de lilas

Un ruisseau, alimentant autrefois un moulin à scie, sillonne la colline jusqu’en bas. Il y forme une chute ravissante sous le couvert boisé.

Aujourd’hui, on y admire une importante collection de Lilas, regroupée dans quatre jardins thématiques: Jardin d’accueil, Jardin commémoratif, Jardin potager traditionnel, Le grand saule. De nombreuses plates-bandes de végétaux de toutes sortes s’y trouvent.

On intègre le Pavillon Duchesne et la grange aux Jardins comme lieux d’accueil, d’exposition, d’animation et de repos. Un café-terrasse Le Lilas Café avec vue sur le Saint-laurent et une boutique souvenir font partie des jardins. Il y en a une grange où se réunissent occasionnellement des artisans à l’œuvre et où se tiennent conférences, ateliers d’artisanat et d’horticulture.

Soulignons qu’à Cap-à-l’Aigle, les résidents attendent la floraison pour leur fête annuelle Le Temps des Lilas qui se tient la deuxième fin de semaine de juin.

Cap-à-l’Aigle

Malgré la formation relativement récente de cette localité qui remonte à 1916, par suite du détachement d’une partie du territoire de Saint-Étienne-de-la-Malbaie, on atteste le nom de Cap-à-l’Aigle en 1812. Il apparaît dans le testament de Malcolm Fraser, seigneur de Mount Murray. En 1822, il apparaît aussi dans un papier terrier de Charles Huot. Cette dénomination aurait servi à identifier l’entité naturelle. Cela contrairement à ce que soutient Pierre-Georges Roy, en 1906. L’histoirien attribue erronément la désignation du cap à l’Aigle à Champlain.

Le capitaine Malcolm Fraser, concessionnaire en 1762 d’une partie de l’ancienne seigneurie de La Malbaie attribuée par le général Murray, a bien voulu remplacer, au XVIIIe siècle, le nom ancien par Mount Murray. S a tentative pourtant a été vouée à l’échec.

Peuplement

On peuple ces lieux à compter de 1794. La plus ancienne propriété encore existante il y a quelques années remontait à 1816. Vers 1872, on y bâtissait une chapelle protestante baptisée St. Peter on the Rock. Du côté des catholiques, la paroisse de Saint- Raphaël-du-Cap-à-l’Aigle fera l’objet d’une érection canonique en 1949.

Surplombant la rive nord du fleuve à quelques kilomètres de La Malbaie, entre Rivière-Malbaie et Saint-Fidèle-de-Mont-Murray, Cap-à-l »Aigle compte de nombreux estivants. La beauté du site entre mer et ciel les séduit. Pour leur part, les Aiglons travaillent en majorité à Clermont et à La Malbaie.

Jardins du Cap-à-l’Aigle
Ruisseau des Jardins du Cap-à-l’Agile, photo: Polllyalida, source: www.flickr.com.

Voir aussi :

Laisser un commentaire