Secteur de Sainte-Gertrude

Ancienne municipalité de Sainte-Gertrude, aujourd’hui, secteur de Bécancour

Secteur de Sainte-Gertrude. L’ancienne municipalité de paroisse de Sainte-Gertrude est située au sud de la ville de Bécancour.

L’actuelle ville de Bécancour a été créée le 17 octobre 1965 par la fusion du village du même nom et des villages de Bécancour, de Gentilly, de Larochelle, de Laval et de Villers et des paroisses de Bécancour, de Sainte-Angèle-de-Laval, de Saint-Édouard-de-Gentilly, de Sainte-Gertrude, de Saint-Grégoire-le-Grand et de Très-Précieux-Sang-de-Notre-Seigneur. La fusion de toutes ses municipalités avait pour but la création du Parc industriel et portuaire de Bécancour, un important complexe portuaire et sidérurgique.

Des trois secteurs de Bécancour fondés après le régime seigneurial, Sainte-Gertrude compte la plus grande population, avec une population de près de 1500 résidents. Le développement de cette localité commence plutôt timidement en 1807, avec l’arrivée de premières familles.

Le 10 décembre 1844, les résidents envoient une requête signée, entre autres, par M. Joseph Godet, père. Ils adressent la requête  à Mgr Signay, archevêque de Québec, pour la formation d’une nouvelle paroisse. La requête acceptée par l’archevêque, le 1er juillet 1845.

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L’érection canonique de de la paroisse de Sainte-Gertrude, du diocèse de Nicolet, a lieu en 1845. L’année suivante, le 4 juillet 1846, on érige la municipalité civilement. À ce moment, elle  compte 200 familles, avec une population totale de « 715 âmes dont 340 communiants ». Ensuite, l’instauration du Plan Marquis, une politique en faveur de la colonisation de terres non défrichées, adopté en 1847, lui vaut son essor véritable.

En fait, à mesure que l’on s’éloigne du Saint-Laurent, la qualité des terres se prête davantage à l’exploitation forestière qu’à l’agriculture. Aussi, à ses débuts, l’économie de Sainte-Gertrude privilégie-t-elle le travail du bois à celui de la terre.

D’ailleurs, des fermes laitières ont alimenté la beurrerie et la fromagerie du village, mais nombre de moulins à scie, de manufactures de portes et fenêtres ou d’ateliers d’ébénisterie illustrent la vocation réelle du secteur.

L’église paroissiale de Sainte-Gertrude ensuite construite en 1848 par Damase St-­Arnaud qui dirige le chantier de construction de l’église, tandis qu’on confie la réalisation du mobilier sacré à David Poisson et Alfred Giroux.

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On nomme l »abbé Édouard Chabot curé fondateur de la paroisse le 7 octobre 1849 et y arrive le 2 novembre suivant. Lui ont succédés, comme curés, MM. les abbés Paul de Villers, l’abbé Nestor Larue, l’abbé Arthur-Odilon Papillon, Mgr Joseph Forcier (chanoine), Mgr Arthur Leblanc (chanoine titulaire et prélat domestique), Mgr Lucien Hébert (chanoine honoraire), Mgr Victoré Despins (chanoine honoraire, vicaire forain), l’abbé Georges-Émile Picard, l’abbé Norbert Sauvageau, l’abbé Renaud Baril et l’abbé Pierre Houle. Aujourd’hui, la paroisse de Sainte-Gertrude regroupe environ quarante comités qui ont pour mission de garder le climat dynamique, fraternel et solidaire qui y règne depuis  le début de son existence.

Les premiers colons arrivent sur le territoire de l’éventuelle paroisse Sainte-Gertrude vers 1807, à suite d’une expansion de la paroisse de la Nativité de la Vierge-Marie de Bécancour. Le décret d’érection canonique émis le 1er juillet 1845 par Mgr. Joseph Sinay, archevêque de Québec.

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Le 4 mars 1848, le grand vicaire, Thomas Cooke, plante une croix fixant le site de l’église. À l’été de 1848, les paroissiens érigent un presbytère et une chapelle temporaire qu’on ouvrira au culte en 1849. La construction de l’église actuelle débute le 10 juin 1848. La bénédiction a lieu le 3 mars 1853. En 1854, l’abbé Paul de Villers prend charge de la paroisse et y demeure pendant 29 ans. Sous son administration, on parachève l’extérieur de l’église. On décore alors richement l’intérieur.

Le 2 octobre 1907, on constitue le village de Viliers par détachement de Sainte-Gertrude. Ce village se situe à neuf milles de la station de Sainte-Gertrude. Notamment, sur le parcours du chemin de fer «Quebec, Montreal and Southern». À la même distance de la station de Daveluyville. Sur le parcours du chemin de fer Canadien National. On a dénommé le village de Villers en souvenir de l’abbé Paul de Villers. Il accomplit les foncions du curé de la paroisse, de 1854 à 1883. Ce village devient un secteur de la ville de Bécancour en 1965. En fait, on l’annexe avec d’autres villages environnants.

Secteur de Sainte-Gertrude
Église de Sainte-Gertrude dans les années 1930, image libre de droits.

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