Centre-du-Québec

Saint-Nicéphore

Saint-Nicéphore

Historique du secteur de Saint-Nicéphore de la ville de Drummondville

L’ancienne ville de Saint-Nicéphore est devenu un secteur de la ville de Drummondville (région administrative du Centre-du-Québec) en 2004. En 1999, la municipalité de Saint-Nicéphore était érigée en ville, le 20 mars 1999 sous la mairie de Jean-Guy Forcier.

Immédiatement située au sud-est du noyau urbain de Drummondville, entre Wickham et Saint-Lucien, cette ancienne municipalité est baignée par les eaux de la rivière Saint-François qui coule dans la partie nord du territoire. Celui-ci épouse, dans sa partie est, la forme d’un pied ou de la tête d’un canard, selon l’angle de vision de l’observateur, qui prend appui dans l’espace occupé par Saint-Lucien.

On peut fixer au milieu du XIXe siècle la formation du noyau de population qui constituera ultérieurement la paroisse de Saint-Nicéphore, concentré autour de la scierie construite par James-Henry Watkins (1848-1919). En son honneur, la localité sera identifiée sous la dénomination de Watkins Mills à ses débuts, nom d’ailleurs porté par le bureau de poste de l’endroit entre 1883 et 1896.

En 1904, on demandera l’érection d’une paroisse dans la partie de la paroisse de Saint-Frédéric connue comme le Wheatland, nom actuel d’un hameau, à l’est de Wickham. La démarche ne connut pas de suite immédiate cependant. Le nom Saint-Nicéphore, attribué à la paroisse érigée canoniquement en 1916, rappelle que l’abbé Nicéphore Lessard, né en 1879 et mort en 1951, a été chargé d’organiser la mission de Watkins Mills, en 1914. Par ailleurs, il occupait le poste de vicaire à Saint-Frédéric-de-Drummondville (1911-1915) dont a été détaché le territoire constitué alors en paroisse, de même que de Saint-Pierre-Apôtre-de-Durham.

Vers la fin du XIXe siècle, l’arrivée des forges des McDougall en 1880 à Drummondville avait créé une certaine activité économique dans les cantons de Wickham, de Grantham, de Wendover et de Simpson du fait qu’on y trouvait beaucoup de limonite sur le sol – cela démontrait la présence de fer. Ces forges situées au bout de la rue du même nom près de la rivière St-François avaient besoin de charbon de bois qu’on obtenait avec le bois des feuillus d’érable ou de chêne qu’on faisait brûler dans les fours des forges. Au total, Saint-Nicéphore avait trois forges, sur leurs emplacements sont maintenant situés la polyvalente La Poudrière (Aetna Explosives Company Inc), l’aéroport sur le boulevard Allard et l’église de Saint-Nicéphore. Cette coupe du bois recherché s’est fait dans les quatre cantons. La rivière Cacouna avait un grand débit d’eau à cette époque. Aussi à chaque printemps, on basculait les billes de bois franc dans la rivière Cacouna, qui les entraînait vers la Saint-François jusqu’aux Forges, ce qui nécessitait la présence de draveurs.

En 1915, l’arrivée de L’Aetna Chemical dans le canton de Wickham a favorisé le village Henri Vassal, le village Marcotte (ce village faisait partie de Saint-Nicéphore) et le village de Saint-Nicéphore, fondé en 1916, par Nicéphore Lessard, curé de la paroisse Saint-Frédéric-de-Drummondville.

L’abbé Lessard remplira la fonction de curé à Saint-Nicéphore de 1917 à 1923, après avoir desservi la mission en 1915-1916. Saint-Nicéphore a par ailleurs vécu de 758 environ à 829 et fut patriarche de Constantinople entre 806 et 815. Cette dénomination, qui fera son apparition officielle dans les procès-verbaux de la municipalité de Wickham pour la première fois en 1918, a été retenue pour la municipalité en 1944 et pour le bureau de poste en 1949.

Toutefois, l’entité municipale primitive remontait à 1845 à titre de municipalité du canton de Wickham, abolie en 1847 et érigée à nouveau en 1855.

Le nom de ce canton évoque une localité d’Angleterre ou encore l’évêque de Westminster William of Wykeham ou Wickham (vers 1323 – 14040). Anciennement, les Nicéphorois s’adonnaient majoritairement à l’agriculture. De nos jours, l’endroit revête plutôt l’allure d’une banlieue résidentielle de Drummondville où près de 60 % des travailleurs de la localité gagnent leur vie. Cependant, la vocation rurale de la municipalité peut encore être estimée à quelque 30 % de la population active qui compte environ 11 mille résidents.

Aujourd’hui, le secteur de Saint-Nicéphore possède deux parcs industriels. Le premier qui est situé sur le boulevard Saint-Joseph, au nord du dépotoir d’Intersan. Le deuxième parc est une vitrine industrielle. Cet espace est situé sur le bord de l’autoroute 55. À tous deux, ces parcs, pour l’instant, composent en superficie plus de 10 610 800 pieds qui sont disponibles à accueillir les industries.

Panneau de la vitrine industrielle de Saint-Nicéphore sur le bord de l'autoroute 55 (Joseph Armand Bombardier)
Panneau de la vitrine industrielle de Saint-Nicéphore sur le bord de l’autoroute 55 (Joseph Armand Bombardier). Auteur de l’image : Cars975, image libre de droits.

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