Des vestiges de la citadelle temporaire de 1779
Vestiges de la citadelle temporaire de Québec. Des fouilles archéologiques réalisées par Parcs Canada en 2003 et 2004 ont précédé la construction du nouveau passage réservé aux piétons.
Des vestiges de la citadelle temporaire ont été retrouvés, de même que des quantités importantes de déchets laissés sur place par les militaires, qui avaient participé à certains travaux de construction.
Les fouilles ont permis de dégager un imposant mur d’escarpe en calcaire, d’une hauteur de quatre mètres. Il était situé immédiatement sous la surface gazonnée du glacis de la citadelle de 1820.
Les militaires ont laissé sur place quantité de déchets, dont des boutons de vêtements, des ossements de boucherie et des centaines de tessons d’objets en céramique et en verre fabriqués en Angleterre. Tout ce matériel a été retrouvé dans des sols de remplissage.
Ces vestiges n’avaient pas été démolis, mais simplement enfouis sous le glacis de terre de la citadelle, lors de son aménagement en 1820. Une fois le relevé terminé, les archéologues les ont à nouveau enfouis, afin d’en assurer la protection.
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La Redoute du Cap-aux-Diamants : Construit entre 1693 et 1694, cet ouvrage défensif est l’un des rares vestiges des premières fortifications de Québec et l’un des plus anciens bâtiments militaires du Canada.
Qu’est-ce qu’une redoute ? La redoute est un ouvrage militaire qui peut avoir divers objectifs défensifs. Ici, la Redoute du Cap-aux-Diamants contribuait à renforcer le périmètre fortifié du flanc ouest de Québec. Une partie de cette redoute abritait des salles devant servir à l’origine de logs pour les soldats, d’entrepôt, de poudrière et de prison. L’entourait un petit rempart surmonté d’un parapet dont les embrasures permettaient le tir de canon.
À l’origine, on avait également entouré la redoute du Cap Diamant d’un rempart de terre soutenu par un mur. Il servait de logement à une dizaine de soldats. Ses canons tournent vers le fleuve. Lors de la construction de la citadelle, on rase ce rempart.
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Adjudant-chef Jean Couture, OMM, CD. Premier sergent-majeur régimentaire (SMR) du Royal 22e Régiment. Cette statue rend l’hommage à ce premier sous-officier supérieur à avoir été sergent-major régimentaire en 1954.
La poudrière du Cap est un ancien bâtiment français. On a pu le conserver grâce à sa position stratégique. La poudrière se situait derrière le mur de fortification construit en 1745, dont on intégrera deux bastions à la citadelle britannique en 1820.
Les poudrières servaient à l’entreposage de la poudre à canon. On les cachait dans la gorge des bastions pour éviter que les artilleurs ennemis ne puissent les voir et les détruire.
Vers la fin du XVIIIe siècle, un mur de protection entourait la poudrière du Cap. C’était la plus spacieuse des six poudrières de la citadelle temporaire. À ce moment, la redoute du Cap servait aussi à l’entreposage des poudres.
L’ancien et le nouveau passage
Depuis 2005, les piétons utilisent un nouveau passage pour accéder à la citadelle de façon sécuritaire. Ce passe se situé juste à côté de la voie d’accès originale, étroite et sinueuse, maintenant réservée aux véhicules.
Pendant près de deux siècles, le passage conçu par l’ingénieur britannique Durnford a été la seule voie d’entrée à la citadelle. Ce passage se trouve dans le prolongement du chemin des fortifications aménagé derrière l’enceinte ouest pour faciliter le déplacement des troupes et du matériel de guerre.
Une porte à franchir : Le passage donne accès au fossé qui entoure le corps de la citadelle. Pour vraiment pénétrer à l’intérieur de la forteresse, il faut se rendre à la porte Dalhousie, l’entrée principale, où des sentinelles armées montent la garde.
La porte d’origine du passage était probablement en bois. On l’a remplacée en 1849 par une porte en maillons de fer. Au même moment, on aménage un poste de garde à proximité pour mieux contrôler les allées et venues.
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Dissimulé dans le glacis, le passage est étroit. Il ne laisse passer qu’une charrette ou un petit groupe de soldats à la fois. Sa forme sinueuse cache l’extrémité. Elle réduit la force du tir de l’artillerie ennemie, en faisant ricocher les boulets.
Masquée par le glacis, la citadelle est invisible de l’extérieur. L’ennemi ne peut donc pas pointer ses canons sur un objectif précis.
La citadelle domine la ville et les environs. Avec ses 50 canons, elle peut se défendre adéquatement sur tous les fronts.
La Citadelle protège aussi le port. Des canons à âme lisse peuvent tirer des boulets sur une distance équivalant à la largeur du fleuve (un kilomètre). Alors que le canon Armstrong acquis dans les années 1880, projette des obus sur une distance de près de 4 kilomètres.
À compléter la lecture :
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Citadelle de Québec